Villeneuve d'Ascq
 


Après le retrait de Valenciennes, plusieurs clubs ont bâti des équipes capables de mettre à mal la suprématie du Bourges Basket et ses 13 titres de champion de France.

Le clasico Bourges-Valenciennes cessa en 2008 faute de combattantes nordistes. Un temps Tarbes, solidement enraciné dans le paysage de la LFB, pris le relai défiant Bourges à trois reprises en finale pour en gagner une en 2010. Sur les dernières années, on a observé la montée en puissance de quatre clubs capables de plus ou moins ébranler la suprématie berruyère : Lattes-Montpellier, Villeneuve d’Ascq, Basket Landes et Charleville.

Comme son nom l’indique, le Basket Lattes Montpellier Méditerranée Métropole Association est situé sur la commune de Lattes (16 000 habitants) dans la banlieue de Montpellier. Le club de l’Hérault a franchi un cap décisif avec l’arrivée du coach Valéry Demory et de son fidèle adjoint Guy Prat. Trois fois (2008, 2012 et 2013) le BLMA est parvenu en finale. Trois fois Bourges l’a empêché de graver son nom sur le trophée. Mais les Lattoises sont persévérantes et la quatrième tentative, en 2014, fut la bonne.
Il aura fallu dix saisons au club de Gaëlle Skrela pour enfin décrocher le Graal. La bête noire était vaincue : « L’année dernière, ça été très difficile de terminer premières de la saison, de gagner à Bourges en finale et de perdre ensuite deux fois chez soi », commenta alors la capitaine. « Avec le recul, on peut dire que ça nous a peut-être permis d’acquérir l’expérience nécessaire pour s’imposer là-bas cette année. Même si ce n’était pas en phase finale, ça faisait quelques années que l’on battait Bourges, on savait qu’elles n’étaient pas imbattables. »
Cette consécration, le BLMA l’obtint lors de la troisième manche à Bourges, ce qui fit qu’elles fêtèrent l’évènement… sur l’autoroute.
« On est revenu en minibus, donc on n’était pas toutes ensemble, cinq heures de route, c’est un peu long. On s’est arrêté sur des aires d’autoroute, on a chanté et dansé, et les chauffeurs de camion qui dormaient devaient être contents ! C’est dommage de ne pas pouvoir partager ces moments-là avec les gens du club, mais c’est bien aussi de les vivres à quatorze ou quinze… »
Deux ans plus tard, Lattes-Montpellier récidiva. Toujours face à Bourges. Mais cette fois le match décisif se tient dans sa salle et les joueuses purent communier avec leurs supporters.

Villeneuve d'Ascq a pris le relai

Le face-à-face Bourges - Villeneuve d’Ascq est plus récent mais tout aussi vivace. Fait unique, il s’installa même en 2016 au sommet de l’Eurocoupe. Et les Tango chipèrent aux Villeneuvoises le trophée gagné l’année précédente
« On est encore très loin de la rivalité entre l’USVO et Bourges », affirmait le coach Frédéric Dusart à cette époque. « En féminines, la rivalité est plus sur les dernières années entre Bourges et Montpellier. C’était la première fois que l’on a atteint la finale l’an dernier. Il ne faut pas oublier qu’en décembre 2012, on était dernier du championnat avec deux victoires et si je ne gagnais pas à Charleville, j’étais viré ! Il y a trois ans jour pour jour, on parlait de Ligue 2, pas d’Euroligue, et on prenait des cartons contre Bourges. D’ailleurs à cette époque, ce sont les trois équipes du Nord, Arras, Saint-Amand et nous qui étions derniers. Il ne faut pas aller plus vite que la musique. Si un jour il y a une rivalité Bourges - Villeneuve, c’est qu’on les aura jouées cinq fois en finale. »
Peut-être, mais l’ESBVA a déjà franchi un échelon majeur en étant Champion de France au printemps dernier. Même si c’était contre Lattes Montpellier qui avait écarté Bourges en demi-finale.

Deux clubs le nez à la fenêtre

Le projet de rassembler dans un même club les plus beaux talents du département des Landes ne date que de l’an 2000 et les racines étaient alors à Eyres-Moncube, petit village de 350 habitants. La N2, la N1, le passage à Saint-Sever, la montée en Ligue, la coupe d’Europe, le repli sur Mont-de-Marsan, tout cela est arrivé si vite… « Le sportif nous a porté sans arrêt avec une progression rapide et constante au classement, mais pas au-delà des moyens financiers du club », expliqua un jour Pierre Dartiguelongue alors président.
L’autre caractéristique de Basket Landes, c’est ce sens de la fête qui fait communier joueuses et public. Le président parlait alors de « soirées bouillantes » après les victoires. Cela fait partie de l’ADN du basket landais, mais n’interdit pas l’exigence du professionnalisme du XXIe siècle. L’arrivée l’année dernière de Céline Dumerc a donné un coup de projecteur supplémentaire à ce club atypique.

Les Flammes Carolo de Charleville-Mézières, ont aussi leur meneuse emblématique, Amel Bouderra. Avant de devenir deux fois MVP de la Ligue Féminine, en 2016 et 2017, Amel a accompagné la montée en puissance du club des Ardennes sur une décennie. « Je l’ai vu grandir, évoluer. C’est surtout que même en Ligue 2, on a toujours eu un public très fervent. C’est un club qui n’a jamais vraiment changé dans son côté familial. Même s’il s’est professionnalisé, il a gardé ses mêmes bases humaines. »
Les Flammes pourraient elles aussi parvenir rapidement en finale du championnat. Depuis qu’elles ont investi la Caisse d’Epargne Arena, elles ont atteint une dimension supérieure en externe comme en interne. « On avait un peu peur en partant de Bayard qui était vraiment notre chaudron, mais là on fait des matches à 2 500 personnes. »
Et ce n’est pas un petit exploit d’être parvenu à faire de la ville une terre de basket féminin quand on connaît la longue histoire du basket masculin à Charleville-Mézières.

29/01/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Euroligue féminine - Journée 13

Bourges - Villeneuve d'Ascq 64-60
C'est chose faite pour les Tango, elles sont assurées de faire partie des 8 meilleures équipes du continent mais que ce fut dur. Bien entrées dans le match (17-9, 10'), les partenaires de Laia Palau (12pts, 9 passes) ont vu l'ESBVA revenir au score et même les dépasser (30-34 à la pause). Et à cause d'une ancienne de la maison, Johannah Leedham, précieuse et précise (12pts, 3rbds, 4 passes). Bourges a été accroché jusqu'au bout mais Valériane Ayayi (11pts, 7rbds) et Marine Johannes (13pts) ont su faire la différence dans le dernier QT.

Lattes Montpellier - Cracovie 57-85
Le chemin de croix du BLMA en Euroligue est bientôt terminé. Les protégées de Rachid Meziane n'ont rien pu faire face à Cracovie malgré Courtney Hurt (16pts, 12rbds). Dépassées dès les premières minutes (16-27, 10'), les filles du Sud vont maintenant se concentrer entièrement sur le championnat (et une demie de Coupe de France).

Eurocoupe féminine - Top 8 aller

Jeudi 25 janvier
Mersin (TUR) - Charleville-Mézières / 16h30
Kosice (SVK) - Venise (ITA)

Joués hier
Szekszard (HUN) - Hatay (TUR) 74-76
Girone (ESP) - Raguse (ITA) 85-61

Matches retour les 31 janvier et 1er février.

25/01/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Euroligue féminine - Journée 13

Hasard du calendrier, l'ESBVA-LM sera l'arbitre du duel que se livrent Bourges et Galatasaray (6v-6d) pour la quatrième place. En effet, les Guerrières se déplacent dans le Berry mercredi et recevront la formation turque dans une semaine. Mais ce rôle, les partenaires de Johanne Gomis n'en ont que faire puisqu'elles ont leur propre objectif : terminer à la sixième place et être reversé en Eurocoupe. Vainqueur samedi soir dans le Nord à l'occasion de la J12, Bourges partira avec un avantage psychologique certain.

Lattes Montpellier jouera libéré face à une formation polonaise encore en course pour une place en Eurocoupe (7è, 3-9 à égalité avec Orenburg). Revenue des Ardennes samedi avec les valises bien remplies (-31), les protégées de Rachid Meziane doivent préparer la suite du championnat où elles glissent vers le bas.

Mercredi 24 janvier
Bourges - Villeneuve d'Ascq / 20h00
Lattes Montpellier - Cracovie (POL) / 20h00

Les matches à suivre en direct sur www.youtube.com/FIBA

Eurocoupe féminine - Top 8 aller

Aux confins de la Mer Méditerrannée, les Flammes Carolo ont rendez-vous avec l'histoire. Jamais les joueuses ardennaises n'ont atteint un quart de finale européen et cette saison, tous les voyants sont au vert pour y parvenir. Mais la route est encore longue et passe d'abord par Mersin, situé sur la côte sud est de la Turquie. Troisième meilleure attaque de la compétition (les Flammes sont premières), la formation turque compte dans ses rangs un trio à surveiller de près : les Américaines Thomas (15.1pts & 12.1rbds) et Hartley (16.4pts) ainsi que la Slovène Marica Gajic (14.9pts & 12.4rbds).

Mercredi 24 janvier
Szekszard (HUN) - Hatay (TUR)
Girone (ESP) - Raguse (ITA)

Jeudi 25 janvier
Mersin (TUR) - Charleville-Mézières / 16h30
Kosice (SVK) - Venise (ITA)

Matches retour les 31 janvier et 1er février.

23/01/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Euroligue féminine - Journée 12

La tâche s'annonce compliquée pour Bourges qui se rend à Kursk. Seule équipe encore invaincue en Euroligue cette saison (11-0), la formation où évolue Héléna Ciak marche sur l'eau et s'avance comme le favori à sa propre succession. Les Tango restent sur 5 victoires consécutives et on se souviendra qu'à l'aller, Marine Johannes et ses partenaires avaient fait jeu égal avec le Dynamo.

Enfin Lattes Montpellier n'a plus rien à espérer dans la compétition. Bon dernier du groupe B (1-10), les protégées de Rachid Meziane n'ont l'avantage ni sur Cracovie, ni sur Orenburg. Il faudrait donc un miracle pour voir le BLMA décrocher la sixième place. Les derniers matches devraient permettre aux Gazelles de roder un effectif récemment modifié (départ de Sottana, arrivée de Rodgers).

Mercredi 17 janvier
Kursk (RUS) - Bourges / 17h00
Villeneuve d'Ascq - Prague (CZE) / 20h00
Lattes Montpellier - Schio (ITA) / 20h00

Les matches à suivre en direct sur www.youtube.com/FIBA

16/01/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Euroligue féminine - Journée 9

Dans le groupe A, Villeneuve d'Ascq aura du pain sur la planche avec la réception de Kursk, toujours invaincu (8-0). Les partenaires d'Héléna Ciak sont irresistibles mais nul doute que les Guerrières sauront être à la hauteur et voudront offrir un cadeau de Noël avant l'heure à leurs supporters. Bourges est en mission après un début de compétition délicat. La réception de Braine au Prado doit permettre aux Tango de se rapprocher un peu plus du Top 4.

Dans le groupe B, Lattes Montpellier sera en déplacement en Turquie. Sur le parquet de Yakin Dogu, la nouvelle équipe de Sandrine Gruda, le BLMA risque de souffrir. Bien que bizuth en Euroligue, la formation stambouliote est leader (7-1) avec un effectif 5 étoiles : Wauters, E. Eldebrink, McBride, Hollingsworth, Lavender, Caglar...

Mercredi 20 décembre
Yakin Dogu (TUR) - Lattes Montpellier / 18h30
Bourges - Braine (BEL) / 20h00
Villeneuve d'Ascq - Kursk (RUS) / 20h00

Les matches à suivre en direct sur www.youtube.com/FIBA

Eurocoupe féminine - Barrages retour

Avec un match retour à effectuer à domicile, et une avance de 7 unités, Basket Landes est en position de force. La méfiance sera tout de même de rigueur car l'équipe suisse de Fribourg n'aura rien à perdre. Une précaution que n'aura normalement pas à prendre Hainaut Basket qui a écrasé Wasserburg à l'aller (+33). En Allemagne, sur les rives de l'Inn, les protégées de Fabrice Fernandes auront à gérer une avance confortable qui doit les mener sans souci vers le tour suivant.

Mercredi 20 décembre
Gdynia (POL) - Umea (SWE)
Aller : Umea 71-67
Basket Landes - Elfic Fribourg (SUI) / 20h00
Aller : Basket Landes 71-64

Jeudi 21 décembre
Olympiacos (GRE) - Sepsi (ROU)
Aller : Sepsi 59-55
Bydgoszcz (POL) - Miskolc (HUN)
Aller : Bydgoszcz 86-68
Szekszard (HUN) - UNI Györ (HUN)
Aller : Szekszard 76-67
Mersin (TUR) - MBA Moscou (RUS)
Aller : Mersin 81-66
Namur (BEL) - Krasnoyarsk (RUS)
Aller : Krasnoyarsk  69-58
Wasserburg (GER) - Hainaut Basket / 19h30
Aller : Hainaut Basket 80-47

19/12/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Euroligue féminine - Journée 8

Polkowice (POL) - Villeneuve d'Ascq 61-69
Avec 14 points de retard après 10 minutes (19-5), on ne donnait pas cher de la peau des Guerrières. Et pourtant ! Dans le sillage de Nevana Jovanovic (28pts), c'est tout l'ESBVA-LM qui s'est métamorphosé. Un temps contestée, l'arrière serbe a boosté son équipe (33-32 à la pause). Après le repos, Villeneuve d'Ascq a poursuivi son chemin en s'appuyant sur l'indispensable Jo Leedham (11pts, 7rbds, 7 passes). Cette victoire ramène le club du Nord à la 3è place avec Galatasaray et Prague (4v-4d).

Bourges - Prague (CZE) 86-72
Les Berruyères ont pris leur revanche et ont même récupéré le point average sur Prague. Les Tango, bien lancées à la faveur d'un premier QT feu d'artifice (28-23), pointaient pourtant derrière l'USK à la pause (45-46). La différence s'est faite dans les 10 dernières minutes où la défense berruyère a asphyxié l'attaque tchèque (23-11). Le trio Ayayi (23pts, 7rbds) - Johannes (19pts) - Ouvina (15pts, 7 passes) a parfaitement répondu à la paire Bonner (27pts, 13rbds) - Zahui (24pts, 11rbds).

Lattes Montpellier - Salamanque 44-67
Les matches se suivent et se ressemblent pour le BLMA. Dans le coup à mi-parcours (28-35), les partenaires de Courtney Hurt (12pts, 11rbds) n'ont pas tenu la distance. L'ex-Flamme Kim Mestdagh (5pts, 2 passes), qui a quitté Yakin Dogu pour Salamanque, et ses copines se sont montrées plus adroites (41.4% contre 28.3% pour le BLMA). Giorgia Sottana (8pts à 4/13) a de nouveau connu une soirée difficile côté lattois. Orenburg et Cracovie ayant également perdu, la 6è place reste jouable pour les Gazelles.

Eurocoupe féminine - Playoffs

Hainaut Basket - Wasserburg (GER) 80-47
Belle soirée pour les Green Girls qui ont pulvérisé la formation allemande de Wasserburg. Margaux Galliou a tout fait pour garder la tête de ses partenaires hors de l'eau (10pts, 10rbds) mais les Nordistes étaient trop fortes à l'image de Laura Garcia (21pts, 5 passes). Au final, un +33 qui devrait largement suffire pour passer en 1/16è de finale. Rendez-vous dans une semaine en Bavière.

UNI Györ (HUN) - Szekszard (HUN) 67-76

Jeudi 14 décembre
Elfic Fribourg (SUI) - Basket Landes / 19h30
Umea (SWE) - Gdynia (POL)
Miskolc (HUN) - Bydgoszcz (POL)
Sepsi (ROU) - Olympiacos (GRE)
MBA Moscou (RUS) - Mersin (TUR)
Krasnoyarsk (RUS) - Namur (BEL)

Matches retour les 20/21 décembre.

14/12/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


La dernière fois que le BLMA s'est présenté au Palacium, c'était en mai dernier pour la finale des playoffs LFB. Les Gazelles s'y étaient inclinées après quatre manches intenses, laissant leur titre, acquis en 2016, passer dans les mains des Guerrières. Lattes Montpellier va retrouver le Nord après un crochet par Ekaterinbourg où la bande à Romane Bernies n'a pas existé (défaite 100-46).

L'ESBVA-LM s'est aussi incliné mercredi soir en Euroligue, sur le parquet de Galatasaray, mais les filles de Fred Dusart ont été dans le coup tout le match. Olivia Epoupa, une ancienne de la maison, leur a fait très mal (18pts, 12rbds, 5 passes, 5 interceptions).

Malgré des dynamiques opposées, ce match reste un choc de LFB et chaque formation verra sa situation s'améliorer en cas de victoire samedi : une place de co-leader avec Bourges pour l'ESBVA-LM ou un retour au contact de Basket Landes et Charleville-Mézières (6v-3d) pour le BLMA.

Ligue Féminine - Journée 2 (match en retard)

Samedi 9 décembre à 20h00
Villeneuve d'Ascq - Lattes Montpellier en direct vidéo

Déjà joués (voir l'actu)
Nantes Rezé - Roche Vendée 67-60
Mondeville - Lyon 70-67
Tarbes - Bourges 71-61
Charleville-Mézières - Hainaut Basket 85-77
Basket Landes - Nice 57-50

08/12/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Ligue Féminine - Journée 9

Nantes Rezé - Tarbes 59-72 / Revoir le match
Entre deux formations qui chercheront à éviter les playdowns en fin de saison, c'est le TGB qui s'en est sorti à la faveur d'une rencontre globalement maîtrisée. Les protégées de François Gomez ont viré en tête à la pause (28-41) en s'appuyant sur Adja Konteh (23pts). Pour son premier match avec le NRB, Ambrosia Anderson a sonné la révolte (46-51, 30') mais les 16 points de l'ancienne niçoise n'ont pas suffi.

Mondeville - Basket Landes 55-51 / Revoir le match
Deuxièmes au coup d'envoi, les Landaises ne pensaient pas repartir de Normandie la tête basse. Tout avait bien démarré pour les partenaires de Queralt Casas (13pts) qui menaient 16-10 après 10'. Mais la machine s'est enrayée (29% de réussite, 2/16 à 3pts) et l'USOM, avec un collectif au rendez-vous, en a profité (44-37, 30'). La jeunesse normande a résisté dans le dernier QT pour offrir la victoire à ses supporters.

Charleville-Mézières - Villeneuve d'Ascq 65-68 / Revoir le match
Le choc entre deux prétendants au titre final a tenu ses promesses. Les Flammes ont fait la course en tête en première mi-temps (38-35) mais sans jamais distancer l'ESBVA-LM. Des Guerrières qui ont profité du repos pour recharger les batteries (46-48, 30'). La décision s'est faite dans les 15 dernières secondes (65-64) : raté de Dos Santos en pénétration, Sy-Diop redonne l'avantage à son équipe puis balle perdue d'Amel Bouderra offrant deux lancers à Jovanovic. Rideau !

Hainaut Basket - Roche Vendée 66-58 / Revoir le match
Fort d'un premier succès acquis la semaine dernière, Roche Vendée comptait enchaîner dans le Nord. C'est raté ! Pourtant, Bernie Ngoyisa (23pts, 12rbds) et ses partenaires avaient mis les bons ingrédients dès le départ (9-14, 10') mais Bintou Marizy et les Green Girls (19pts) ont décidé de changer la recette. Un 25-13 dans le 3èQT a mis les Vendéennes dans les cordes puis les Hennuyères ont serré le jeu pour ne laisser aucune part du gateau au RVBC.

Nice - Lattes Montpellier 56-82 / Revoir le match
Accrochées pendant la première moitié du match (32-35, 20'), les filles de Rachid Meziane, de retour à Leyrit après y avoir passé plusieurs saisons, ont décidé d'accélérer. Courtney Hurt (22pts) et ses copines ont passé la deuxième et laissé le Cavigal sur le bord de la route (24-6 dans le 3èQT). Géraldine Robert s'est montrée sous un bon jour (13pts, 8rbds) mais l'ex-Gazelle était trop essseulée face à son ancienne équipe.

Bourges - Lyon 69-53 / Revoir le match
Quelle mouche a piqué les deux équipes pendant le repos (30-26, 20') ? Celle du vestiaire lyonnais devait être du genre tsé-tsé. Totalement anesthésié, l'ASVEL a encaissé un 16-0 en 5' et les Tango ont en profité pour prendre la poudre d'escampette (56-37, 30'). Il ne restait plus qu'à gérer pour les partenaires de Valériane Ayayi (15pts, 9rbds). C'est une fois encore Sandrine Gruda qui a montré la voie à Lyon (12pts, 8rbds).

02/12/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Dans l’histoire de la Ligue Féminine, le Nord-Pas-de-Calais est incontestablement la région numéro 1 de par la quantité et la qualité de ses clubs.

C’est chez lui, à Liévin, à la fin avril 2002 qu’eut lieu l’apothéose du basket nordiste avec le triomphe de Valenciennes alias l’USVO au Final Four de l’Euroligue. 4 500 spectateurs enfiévrés poussèrent les filles de Laurent Buffard à croquer les Slovaques de Ruzomberok en demi-finale (+48) et à batailler pour repousser les Polonaises de Gdynia (+6) en finale.
L’USVO était alors une sorte de Dream Team avec cinq internationales française de haut rang (Isabelle Fijalkowski, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema et Audrey Sauret), la Belge Ann Wauters, 22 ans, la Hongroise Timea Beres et les Américaines Allison Feaster et comme neuvième joueuse Teresa Edwards, quatre fois championne olympique et venue décrocher un dernier trophée la quarantaine approchant.
« Par rapport à l’équipe qu’on avait sur le papier, on se devait d’obtenir des résultats. Toute l’année, tout le monde a été plus ou moins critiqué, chacune à son tour, on s’est remis en question », faisait remarquer Audrey Sauret.
Oubliée la suprématie de Bourges constatée un an auparavant lorsque les équipières de Yannick Souvré avaient soufflé sur le fil la victoire en Euroligue à celles d’Audrey Sauret. En sept ans, l’USVO allait gagner 6 titres de Champion de France, remporter deux Euroligue (2002 et 2004) et participer à deux autres finales (2001 et 2003).
Le vieux rêve du président de l’US Orchies, Robert Leroux, l’un des deux frères à la tête de l’entreprise de chicorée éponyme et de Marc Silvert, sa cheville ouvrière était réalisé alors qu’il n’était plus au club. Car c’est bien d’Orchies que tout est parti, du plus bas niveau jusqu’à un titre national en 1994 et en enrôlant des figures européennes comme la Lettone Ouliana Semenova, la Polonaise Malgorzata Dydek et la Belge Ann Wauters que Marc Silvert alla chercher en Flandres, à Osiris Aalst, alors qu’elle avait à peine dix-huit ans.

Saint-Amand, l’héritier de Valenciennes
Nous étions en 2007-08 quand le Nord-Pas-de-Calais battait un record remarquable avec pas moins de cinq clubs (Arras, Calais, Saint-Amand-les-Eaux, Valenciennes et Villeneuve d’Ascq) en Ligue Féminine. Une preuve de la vitalité du basket local sachant que Roubaix (2003-04) et Armentières (2009-10) sont apparus furtivement parmi l’élite.
La fin de l’épopée, la fusion-absorption avec Saint-Amand, personne ne l’a vu venir. La responsabilité de ce chamboulement est venue directement des hautes sphères politiques locales. Une sorte de Yalta eut lieu en coulisses. A Valenciennes, le foot. A Saint-Amand le basket.
« Ce fut brutal. Mais il n’y avait pas de bons moments pour annoncer ça. Six mois ou un an plus tôt, cela n’aurait pas été idéal pour la sérénité. Sur le fond, je pense que les gens comprennent que c’était la bonne décision », disait le président de la nouvelle entité René Carpentier.
Dix ans plus tard, Saint-Amand Hainaut Basket, sans avoir le prestige de l’USVO, est toujours fidèle au poste de la Ligue Féminine.

Villeneuve d’Ascq dix ans après l’USVO
Ce sont deux autres clubs qui ont porté au sommet européen les couleurs des Hauts-de-France. Tout d’abord Arras Pays d’Artois Basket Féminin, finaliste de l’Eurocoupe en 2011. A l’aller de cette finale, en Israël, les Arrageoises croyaient avoir fait le plus dur en réussissant le nul (61-61) face à Elitzur Ramla mais elles se firent malmener au retour (61-53). Sans doute trop d’attente, trop de pression.
« On était chez nous, un public en folie, toutes les conditions étaient réunies, et on n’y arrive pas. On perd peut-être la finale là-bas lorsqu’on a douze points d’avance. Elles viennent ici, elles y croient. C’est finalement une finale qui s’est jouée en un match », constata Johanne Gomis.
Laquelle Johanne Gomis pris sa revanche dans la même compétition avec Villeneuve d’Ascq et face aux Castors de Braine, en 2015. A l’inverse, les Nordistes étaient mal parties après le match aller à domicile (64-68) mais renversèrent la table au retour (73-53) dans une salle de Charleroi remplie de plus de 6 000 fans acquis très majoritairement à la cause des Belges.
« Ce titre vient récompenser un travail qui ne date pas d’hier », commenta le président Carmelo Scarna. « Je suis arrivé il y a neuf saisons, en 2012, Fred Dusart a pris les rênes, un manager s’est installé (Valentin Cavelier, qui était à Roanne lors du titre de 2007). On a réussi à monter une équipe qui gagnait une ou deux places chaque année. »
Et l’épopée de l’ESBVA-LM n’était pas terminée. Dans la foulée, les Villeneuvoises disputaient leur première finale de Ligue Féminine face à Bourges. Perdue. Puis une autre finale de l’Eurocoupe. Encore perdue et toujours contre Bourges. C’est la saison dernière et cette fois face à Lattes Montpellier en finale des playoffs que Villeneuve d’Ascq obtenait son premier titre de Champion de France, dix ans exactement après le dernier sacre de l’USVO et du basket nordiste.

14/11/2017 - Texte : Pascal Legendre
 


Et pour ces dix jours de travail qui seront rythmés par les deux confrontations contre la Finlande (samedi 11/11) puis la Roumanie (mercredi 15/11), Valérie Garnier peut s'appuyer sur un groupe qu'elle connaît bien. En effet, 10 des 16 joueuses retenues ont participé à l'Euro en République Tchèque cet été, seules Dumerc et Skrela, fraichement retraitées internationales, ne seront pas de la partie. Après avoir fait son retour en LFB vendredi dernier avec sa nouvelle équipe de Lyon, Sandrine Gruda va également faire son retour en bleu, elle qui avait manqué la campagne 2017 pour raisons personnelles.

Les Bleues décolleront pour Helsinki le jeudi 9 novembre, où elles affronteront la Finlande deux jours plus tard (samedi 11 novembre à 18h30, 17h30 heure française). De retour le lendemain en France, les Tricolores retrouveront Villeneuve d’Ascq où elles prépareront la rencontre face à la Roumanie (mercredi 15 novembre à 20h30).

Les 16 joueuses du Groupe France

France – Roumanie

Mercredi 15 novembre 20h30 au Palacium de Villeneuve d’Ascq
Les Bleues recroisent la route de la Roumanie pour la première fois depuis leur affrontement en phase de poule à l’Euro 2015, que les joueuses de Valérie Garnier avaient emporté (76-67). Absentes de l’édition 2017, les Roumaines font figure de petit poucet dans ce groupe E composé également de la Finlande et de la Slovénie.

Pour réserver vos places, rendez-vous sur billetterie.ffbb.com

 

 

05/11/2017 - Kévin Bosi (FFBB)

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