Ligue Féminine
 


Pour son premier match en LFB, le promu Roche Vendée se mesurait à Mondeville, un club rompu aux joutes de la LFB depuis 20 saisons. Si le visage des Normandes a beaucoup changé cette saison, Romain l’Hermitte peut s’appuyer sur ses deux recrues Hejdova (18 points, 5 interceptions) et Talbot pour dicter le tempo offensif. Auteures des 17 points de leur équipe dans le premier quart-temps (17-13), les deux joueuses se jouent de l’équipe Vendéenne, dont l’absence de Bernadette Ngoyisa se fait cruellement sentir.

Sans solution dans la peinture et sans adresse, Kristen Mann (0 point, 0/8 aux tirs) et Milica Ivanovic (0/6 aux tirs) ne parviennent pas à relancer la machine. L’écart se creuse en faveur de Mondeville conduit d’une main de maitre par Lisa Berkani et dans le sillage d’une Stéphanie Talbot irrésistible (30 points et 5 rebonds). A la mi-temps, USOM compte déjà 16 points d’avance (19-35, 20').

Au retour des vestiaires, les choses ne s’arrangent pas pour Roche Vendée avec une faute antisportive sifflée à Tamara Radocaj (7 points et 5 rebonds). Mondeville poursuit sa marche en avant mais ne parvient pas à prendre le large malgré toute l’activité de Lisa Berkani (13 points; 6 passes et 5 rebonds) et ses partenaires. Mann et Ivanovic règlent enfin la mire pour le camp vendéen mais l’écart reste conséquent (44-59, 30’).

Deux percées de Johanna Tayeau (16 points, 5 rebonds) et Kristen Mann (15 points et 3 rebonds) bien trouvée dans la raquette, relancent le match (55-61, 35’). Les débats sont animés, l'adresse et l'expérience de Kim Gaucher (5 points, 16 rebonds, 4 passes) finissent d'anéantir les derniers espoirs du promu, parti trop tard pour espérer l'emporter.

Mondeville bat Roche Vendée : 62-72

Déclarations d'après-match
Emmanuel Body (Roche Vendée) : "L'Open LFB est un événement particulier, et on l'a pris de plein fouet en première mi-temps. On a réussi à réagir en seconde mi-temps mais trop tard, et même quand on revient à 5 points, on n'a pas réussi à repasser devant car on avait lâché trop d'énergie avant."

Lisa Berkani (Mondeville) : "C'est la première fois qu'on joue au complet et la première fois avec cette équipe que l'on gagne. On avait toutes hâte de commencer."

Romain Lhermitte (Mondeville) : "Notre préparation a été très difficile. J'espère que les péripéties qu'on a vécues vont nous aider à surmonter cette saison et à franchir les étapes. Talbot fait un gros match, elle va vite, elle tire. Il y a d'autres joueuses comme elle en LFB et ça ne sera pas aussi simple pour elle chaque week-end. Le passage en zone nous a mis en difficulté, mais on ne l'avait pas travaillé encore."
 

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30/09/2017 - Sylvain Bourdois Chupin
 


Ce sont les Déferlantes qui ont été les premières à lancer les par Maud Medenou (9 points, 6 rebonds) et infligent un 7-0 à leurs adversaires. Les protégées de Jimmy Vérove, s’en remette alors à Antiesha Brown et Géraldine Robert pour revenir dans la partie. Dans le sillage de ces deux joueuses, le club de la côte d’Azur est rapidement de nouveau dans le coup (14-18, 10’).

Sur ce score, la guerre fait rage, grâce aux coups de génie de Lidija Turcinovic (4 points) et l'expérience du duo Skuballa-Raincock (29 points et 16 rebonds), Nantes est toujours en tête mais la menace se fait grandissante. Après 15 minutes de jeu, Géraldine Robert (12 points et 10 rebonds) remet les deux équipes à égalité après une lutte acharnée au rebond (25-25). Lors des cinq dernières minutes, Emmanuel Coeuret et ses joueuses souffrent en n’inscrivant que 3 points, Nice en profite à l’image d’une Alix Duchet (7 points) opportuniste (35-28, 20’).

Au retour des vestiaires, Nice hausse le ton en défense. L’agressivité de Joyce Cousseins-Smith et ses partenaires paye rapidement. Les Nantaises ne parviennent pas à répondre au défi physique imposé dans la raquette par Kendall Cooper et l’adresse d’Antiesha Brown (17 points dont 3/3 à trois-points). L’écart ne cesse d’augmenter et passe même aisément la barre des 20 points.

Après avoir remporté le pré-open de Tours, Nice poursuit sur sa lancée en remportant son premier match de la saison face à Nantes. Solide en défense (5 contres) et décisive en attaque (10 points et 6 rebonds), l'intérieure américaine Kendall Cooper a été élue MVP Pierre Lannier de la rencontre.

Nice bat Nantes : 69-44

Déclarations d'après-match
Maud Medenou (Nantes-Rezé) : "On a bien débuté le match, et après on a perdu quelques ballons. On a été en difficulté dans le repli défensif notamment, c'est ce qui leur a permis de repasser devant. Et on n'a pas réussi à sortir de cette spirale négative."

Emmanuel Coeuret  (Nantes-Rezé) : "Notre début de match est en trompe l'œil. Nice nous a ensuite détruit et laminé. On est tombé sur un impact physique qui nous a perturbé, auquel on n'a pas réussi à répondre."

Géraldine Robert (Cavigal Nice) : "Le coach a insisté sur notre identité défensive, et ça s'est vu ce soir. Ce qui fait la différence ce soir, c'est l'impact physique et ça s'est senti dès le 2e quart-temps."

Jimmy Verove (Cavigal Nice) : "J'ai recruté des joueuses défensives et qui ont eu un esprit de sacrifice immense ce soir. Nantes a bien débuté, il a fallu qu'on s'adapte et ça a pris un quart-temps. Mais hormis cela, je félicite mon groupe pour sa performance ce soir"

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29/09/2017 - Sylvain Bourdois Chupin
 


Devant les capitaines et entraîneurs de Ligue Féminine, Philippe LEGNAME s’est félicité de la place grandissante du sport féminin depuis plusieurs saisons. La Ligue Féminine, qui fête sa 20ème saison, en est l’un des acteurs majeurs. La création récente de la Conférence permanente du sport féminin par Laura FLESSEL, Ministre des Sports, va dans ce sens. Il a également rappelé le bilan positif du changement de la formule du championnat puis a évoqué la nouveauté sportive principale de cette saison qui est le passage à trois arbitres.

La Directrice de la LFB, Irène OTTENHOF, a ensuite présenté le dispositif mis en place par la Ligue Féminine pour célébrer cette 20ème saison. Le programme sera dense entre actualités, interviews, vidéos et appel à la communauté des fans. Il permettra de découvrir ou redécouvrir les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait la légende de la Ligue Féminine depuis 20 années.

Présent également à cette conférence de presse, David COZETTE, rédacteur en chef basket de SFR Sport, diffuseur officiel du basket français, a indiqué que près de 40 matches féminins avaient été diffusés la saison dernière (LFB, Euroligue, Équipe de France). Cette année, SFR Sport continuera de suivre la LFB avec une présence accrue dans l’émission Buzzer.

Enfin, Jean-Pierre SIUTAT, Président de la Fédération Française de BasketBall, a pris la parole pour évoquer la bonne santé des Équipes de France féminines, jeunes ou séniors, qui ont décroché quatre médailles cet été. Il en a profité pour indiquer que le match de qualification à l’EuroBasket féminin 2019 entre la France et la Roumanie sera organisé au Palacium de Villeneuve d’Ascq le 15 novembre prochain.

Programme de l’Open LFB 2017

Vendredi 29 septembre 2017
18h30 Nice - Nantes Rezé
21h00 Villeneuve d’Ascq - Bourges (Match des Champions LFB 2017)

Samedi 30 septembre 2017
13h00 Roche Vendée - Mondeville
15h30 Basket Landes - Hainaut Basket
18h30 Lyon - Tarbes
21h00 Lattes Montpellier - Charleville-Mézières

L’événement sera diffusé sur LFB TV (www.lfbtv.fr) et sur la page Facebook de la Ligue Féminine. Le Match des Champions sera retransmis en exclusivité sur SFR Sport 2 (ce soir à 21h00).

29/09/2017
 


Vous avez pu suivre les coulisses de l'Open sur les réseaux sociaux et nous vous proposons d'en découvrir les meilleurs moments ci-dessous. Vendredi, place à la compétition avec les deux premiers matches.

Le programme de l'Open LFB 2017 (Paris Coubertin)

Vendredi 29 septembre 2017
18h30 : Nice - Nantes Rezé (LFB TV et Facebook Live)
21h00 : Villeneuve d'Ascq - Lattes Montpellier (SFR Sport 2)

Samedi 30 septembre 2017
13h00 : Roche Vendée - Mondeville (LFB TV et Facebook Live)
15h30 : Basket Landes - Hainaut Basket (LFB TV et Facebook Live)
18h30 : Lyon - Tarbes (LFB TV et Facebook Live)
21h00 : Lattes Montpellier - Charleville-Mézières (LFB TV et Facebook Live)

Pour acheter vos places, cliquez ici.

29/09/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


A suivre en direct sur LFB TV et Facebook Live

Depuis 2007, la Ligue Féminine retransmet en direct sur internet les rencontres de l’Open LFB. Pour celles et ceux qui ne seront pas au Stade Pierre de Coubertin, il sera donc possible de suivre les 5 matches de la première journée de championnat grâce à LFB TV. Pour la première fois, LFB TV mettra les femmes au centre de son dispositif puisque toutes les consultantes sont d’anciennes joueuses de Ligue Féminine. Rendez-vous sur www.lfbtv.fr et en Facebook Live sur la page de la Ligue Féminine.

Le programme de l'Open sur LFB TV et Facebook Live

Vendredi 29 septembre 2017
18h30 : Nice - Nantes Rezé (Thibaut PAQUIT - Isabelle FIJALKOWSKI, Championne d’Europe 2001)

Samedi 30 septembre 2017
13h00 : Roche Vendée - Mondeville (Thibaut PAQUIT - Loëtitia MOUSSARD, Championne d’Europe 2001)
15h30 : Basket Landes - Hainaut Basket (Julien CHESNEAU - Caroline AUBERT, 5x meilleure passeuse de LFB)
18h30 : Lyon - Tarbes (Thibaut PAQUIT - Clarisse COSTAZ, 7 saisons en LFB)
21h00 : Lattes Montpellier - Charleville-Mézières (Julien CHESNEAU - Yacine SENE, 15 saisons en LFB)

Les interviews bord terrain seront assurés, pendant tout l’Open, par Chloé WESTELYNCK.

Le Match des Champions sur SFR Sport 2

SFR Sport 2, diffuseur officiel du basket français et de la Ligue Féminine, retransmettra en exclusivité le Match des Champions entre Villeneuve d’Ascq et Bourges le vendredi 29 septembre à 21h00. Il sera commenté par Alexandre Biggerstaff et Emmeline Ndongue (Championne d’Europe 2009 et médaillée d’argent aux Jeux Olympiques en 2012).

Les infos et coulisses sur les réseaux sociaux

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27/09/2017
 


Demi-finales

Mondeville - Nice 58-67 (14-8; 22-14; 13-18; 9-27)
S'appuyant sur une défense solide lui apportant du jeu rapide, l'USOM prend les devants (7-2, 5'). De son côté, Nice subit la pression et se montre maladroit aux tirs (14-8, 10'). C'est tout l'inverse pour Lisa Berkani et Romana Hejdova qui régalent de loin (27-10, 13'). Les Azuréennes reviennent un peu grâce à la combattante Géraldine Robert mais c'est bien l'USOM qui est devant à la pause (36-22).

Jimmy Vérove a visiblement trouvé les mots dans le vestiaire. Ses protégées repartent pied au plancher par Cousseins-Smith et Coulibaly (38-29, 23'), Mondeville semble perdre un peu le fil. Après 30 minutes de jeu, le Cavigal est sous la barre des 10 points (49-40). Joyce Cousseins-Smith de loin puis à l'interception relance la partie (50-47, 32'). Nice prend le contrôle à 6 minutes de la fin et, à l'expérience, le garde jusqu'au bout (58-67). Le CNB 06, qui pointait à -19, revient de loin.

Villeneuve d'Ascq - Roche Vendée 79-75 (22-23; 21-16; 22-17; 14-19)
Le Champion démarre fort (8-3, 3') mais la néo-Vendéenne Kristen Mann se montre à son avantage dans ce premier quart-temps. Elle permet au RVBC de mener (14-15, 7'). Une courte avance qui tient jusqu'à la fin du premier quart-temps (22-23, 10'). Les deux équipes se rendent coup pour coup à l'image de Leedham et Tayeau à 3 points. Le rythme est retombé et les attaques se font moins tranchantes. L'ESBVA finit mieux et regagne les vestiaires avec 4 points d'avance (43-39).

Villeneuve d'Ascq continue d'appuyer là où ça fait mal mais une fois encore, Mann et Ngoyisa tiennent la baraque côté RVBC (48-46, 24'). Aucune des deux équipes ne parvient à se détacher. Un rush nordiste dans la dernière minute, avec un tir à 3pts au buzzer de Jovanovic, donne de l'air à l'ESBVA (65-56, 30'). La Serbe récidive de loin, Tayeau lui répond. Les Guerrières parviennent à prendre une dizaine de point d'avance mais le RVBC n'abdique pas (75-70, 38'). Le dernier mot revient quand même aux Nordistes qui auront eu toutes les peines du monde à l'emporter (79-75).

Dimanche 24 septembre - Halle Monconseil (Tours)
Match 3è place - 14h00 : Mondeville - Roche Vendée
Finale - 16h30 : Nice - Villeneuve d'Ascq

23/09/2017 - A Tours, Arnaud Dunikowski (LFB)
 


9 équipes, issues des Facultés de médecine (Bichat, Descartes, Dauphine), de sport (Orsay) et des Grandes Écoles (ESCP Europe, ESPCI, Sciences Po Paris) - soit 70 joueuses - ont répondu présentes et 3 arbitres officiels ont assuré le bon déroulement des rencontres. Le parquet a chauffé au CSU de Sarrailh avec des joueuses évoluant jusqu’en NF3.

Cet événement intègre parfaitement le plan de féminisation mis en place par la Fédération Française de BasketBall. Afin de pérenniser son nombre de licenciées, il est important d’encourager les jeunes filles à la pratique de ce sport. La Ligue Féminine de Basket avait également mis à disposition un pack de promotion « basket féminin ».

La finale a opposé Dauphine à l’UFR STAPS d’Orsay.  Ces dernières, issues de l’Université Paris Sud, sont sorties victorieuses et ont donc remporté leurs invitations pour l’OPEN LFB, évènement phare du basket professionnel féminin. Il se tiendra les 29 et 30 septembre prochains à Paris-Coubertin.

Si vous souhaitez y assister, c’est encore possible. Cliquez ici pour accéder à la billetterie.

22/09/2017
 


Pré-Open de l'Aube - JustOneLife Procup

Lieu : Gymnase Fernand Ganne - Saint-Julien-les-Villas

Vendredi 22 septembre
18h00 : Lattes Montpellier - Tarbes
21h00 : Bourges - Nantes Rezé
 
Samedi 23 septembre
18h00 : Match pour la 3ème place
21h00 : Finale

Billetterie et informations sur www.basketcd10.fr
          
Pré-Open d'Indre-et-Loire - U Express Tours Europe

Lieu : Halle Monconseil - Tours

Samedi 23 septembre
17h30 : Mondeville - Nice
20h00 : Villeneuve d'Ascq - Roche Vendée

Dimanche 24 septembre
14h00 : Match pour la 3ème place
16h30 : Finale

Entrée gratuite
 
Pré-Open d'Aquitaine

Lieu : Centre Omnisports Jacques Clouché - Boé

Samedi 23 septembre
19h00 : ASVEL Lyon - Hainaut Basket
21h00 : Basket Landes - Charleville-Mézières

Dimanche 24 septembre
11h15 : Match pour la 3ème place
16h00 : Finale

Billetterie et informations sur www.aquitaine-basket.com

20/09/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Longtemps une rivalité s’installa entre Paris et la province avant que Clermont-Ferrand puis Bourges deviennent hégémoniques et que le basket féminin d’élite disparaisse de la capitale.

Nos arrières grands-mères ne se reconnaîtraient pas dans les jeunes femmes qui aujourd’hui dans la Ligue Féminine courent avec trois poumons, sautent si haut que certaines peuvent dunker, se télescopent, se bousculent sans ménagement. Au début du XXe siècle, on estimait que c’est dans le sport masculin que résidait la vraie compétition faite de virilité. Le sport féminin en général et le basket en particulier étaient davantage considérés comme un loisir sain pour les demoiselles appelées à devenir des mères de famille.
Il fallut attendre 1921 pour que le Championnat de France féminin s’étende pour la première fois au-delà de la région parisienne. Et c’est bien un club de province, le CA Mulhouse, qui remporta le premier titre de Champion de France FFBB en 1937.
A cette époque-là, la figure reconnaissable de la discipline était une… recordwoman du monde du lancer du disque, 33 fois Championne de France, au disque bien sûr et aussi au poids, et dans différentes courses de sprint, Lucienne Velu. La Parisienne fut également la capitaine de l’Équipe de France de basket qui remporta les 4èmes Jeux Mondiaux de Londres en 1934 et fut septuple Championne de France sous le maillot des Linnet’s de Saint-Maur de 1928 à 1938. Un palmarès unique.
Après la seconde guerre mondiale, la lutte entre Paris et la Province continua de plus belle avec sept titres de champion pour le Paris Université Club de Coco Briand et des sœurs Cator, deux joueuses jugées non conformistes. Faute d’argent, le PUC ne put se payer les frais de déplacement engendrés par la Coupe d’Europe et ses joueuses, fidèles à leur réputation d’intégristes, refusèrent plus tard de porter de la publicité sur leurs maillots au prétexte qu’elles n’étaient pas des femmes sandwiches.

Les Demoiselles du CUC, des célébrités

Le centre névralgique du basket féminin bascula complètement à la fin des années soixante vers Clermont-Ferrand. Tout est parti de la radiation d'Edith Tavert, l’entraîneur de l’AS Montferrand. Par solidarité, les joueuses de l’ASM, de l’équipe première aux benjamines, quatre-vingt-dix au total, décidèrent de rejoindre le Clermont Université Club, qui jusque-là ne possédait pas de section féminine. Parmi les dissidentes, une certaine Jacky Chazalon, 18 ans, qui allait devenir la meilleure basketteuse française du XXe siècle et révolutionner avec ses consoeurs le regard porté sur le basket féminin. « Notre génération fut la première à rentrer dans le basket de compétition, en acceptant de s’entraîner quatre heures par jour. Avant, à l’époque d’Anne-Marie Colchen et Edith Tavert, c’était deux fois par semaine et donc c’était plutôt du loisir », révèle celle qui était reconnaissable à ses cheveux mi-longs retenus par un bandeau et sa très grande créativité balle en main.
L’entraîneur national Joe Jaunay et le docteur Michel Canque, président du CUC, eurent l’idée de rassembler la plupart des internationales françaises au sein du même club. Il y avait Jacky Chazalon, Irène Guidotti, Elisabeth Riffiod et encore Maryse Sallois et Françoise Quiblier. Les effets positifs se firent ressentir dès 1970 avec une place en finale de l’Euro, une grande première pour les Bleues. De 1968 à 1981, les Demoiselles du CUC, comme on les appelait, récoltèrent 13 titres de Champion de France et surtout se hissèrent 5 fois en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, l’équivalent de l’Euroligue. D’un côté le CUC écrabouilla le championnat national, enchaînant une série de 125 victoires d’affilée puis une autre de 222 ! De l’autre, il butta systématiquement en finale européenne sur le Daugava Riga de la géante Ouliana Semenova et ses 2,20m. « C’était impossible de gagner. Les Soviétiques dominaient tellement le basket mondial qu’elles auraient quasiment pu aligner cinq équipes qui auraient pris les cinq premières places d’un Championnat d’Europe ou d’un Championnat du Monde », estime Jacky Chazalon. Ce qui a rendu le CUC et sa meneuse de jeu extrêmement populaire en France, c’est que plusieurs matches furent télévisés sur la première chaîne et les Clermontoises eurent droit aussi à de longs reportages dans les journaux télévisés. Il n’y avait pas de mesure d’audience à l’époque, mais sûr que ce sont des millions de Français qui devant leurs postes de TV apprirent à les connaître et les aimer.

La montée en puissance de Bourges

Dans les années 80, le Stade Français Versailles de Guylaine Renaud eut son heure de gloire mais sa disparition conjuguée à celle du Racing fit que Paris se retrouve depuis sans représentant parmi l’élite.
C’est en province que naquirent de belles aventures humaines. A Mirande, village de 3 500 habitants, un prof de gym, Alain Jardel, bosseur, malin, et capable d’insuffler à ses joueuses un esprit de guerrières genre « c’est nous contre le reste du monde », fabriqua de ses mains une équipe qui s’offrit trois titres d’affilée (1988-1990).
Challes, dans la banlieue de Chambéry, fit aussi bien juste après sur le plan national et encore mieux au niveau européen puisque Corinne Benintendi et sa bande furent la première équipe française à disputer un Final Four de ce qui allait devenir l’Euroligue.
C’est à Orchies, commune de 8 000 habitants, que Marc Silvert, homme à tout faire du club, façonna l’USVO qui plus tard fut transférée à Valenciennes et devint deux fois Champion d’Europe.
Et c’est bien à Bourges que sortit de terre la référence suprême du basket féminin. Avec un trio de légende constitué de Pierre Fosset (président), Vadim Kapranov (coach) et Yannick Souvré (meneuse), le club berruyer remporta une Coupe Ronchetti puis trois Euroligue. Bourges avait réussi là où Clermont avait échoué : devenir champion d’Europe des clubs.

1998 : Création de la LFB

Les deux premiers titres européens de Bourges furent obtenus juste avant la création de la Ligue. Ces résultats au plus haut niveau continental, l’institution de playoffs au niveau national, la publication de statistiques, des trophées pour les meilleures joueuses – c’est ainsi qu’Odile Santaniello fut élue neuf fois MVP française, un record absolu -, un public plus nombreux, des clubs avides de développement, tout ceci avait fait monter en puissance ce que l’on appelait alors la Nationale 1A. Surtout les joueuses commençaient à gagner de l’argent. C’est Yvan Mainini, Président de la Fédération, qui fit franchir au basket des clubs d’élite un cap comme le raconte Serge Gérard : « Il y a d’abord eu une commission féminine à partir de 1992 dont j’ai eu la responsabilité. Un jour Yvan m’a dit qu’il était temps de passer à une étape supplémentaire, que l’on créé une ligue féminine, qui ne sera pas professionnelle au départ même si les filles commençaient à être payées. Il fallait un peu régulariser tout ce système. La Ligue Féminine est née en 1998 à l’intérieur de la Fédération et j’en ai été le premier Président. On voulait avoir des clubs un peu plus structurés ce qui a fait qu’après, s'est très rapidement branché le contrôle de gestion dont j’ai été aussi le Président car les deux vont ensemble. »
Les clubs élurent des représentants à la Ligue qui eut pour mission d’établir des règles et de sanctionner ceux qui ne les respectaient pas. Une Directrice administrative, Monique Amiaud, fut embauchée afin de gérer la LFB au quotidien.
« Elle avait un rôle important puisque je travaillais encore, j’étais directeur d’une grosse école, même si mon travail me donnait un peu plus de vacances qu’ailleurs », explique Serge Gérard. « J’étais aussi toujours président du Comité du Nord. Je ne pouvais pas aller tous les jours à la Fédération, j’y allais minium une fois par semaine, quelque fois deux. Par la même occasion, je suis devenu responsable de l’Équipe de France féminine. »
Le basket féminin français des clubs entrait dans le XXIe siècle.

18/09/2017 - Texte : Pascal Legendre
 


Ce week end, plusieurs matches amicaux ont eu lieu. Vendredi, Bourges a battu Lattes Montpellier à Clermont-Ferrand (76-61). Katherine Plouffe (14pts) a encore terminé meilleure marqueuse de son équipe. Les Berruyères ont creusé l'écart avant la pause et ont pu géré leur avance après le repos. Villeneuve d'Ascq, qui restait sur deux succès de prestige contre Prague et Ekaterinbourg, a été surpris sur le terrain du Hainaut Basket (61-59). Basket Landes a dominé le promu Roche Vendée (74-55) et Lyon s'est imposé à domicile contre Nice (85-79).

Samedi, Tarbes, avec une excellente Adja Konteh (23pts) mais sans Diallo, Suarez et Christmann, est venu à bout de la formation espagnole de La Seu d'Urgell (61-58). Nantes Rezé monte en puissance après un début de préparation délicat. Les Déferlantes ont dominé Roche Vendée (79-66). Les Niss'Angels de Jimmy Vérove recevaient l'équipe italienne de Turin et l'ont emporté 70-64. Enfin, Charleville-Mézières n'a laissé aucune chance à Mondeville. A Rueil-Malmaison, les Flammes ont pulvérisé de bien pâles Normandes (87-42), qui n'ont toujours pas gagné en préparation.

18/09/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)

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