Tarbes
 


Quatre présidents ont particulièrement marqué l’histoire de la LFB, à cause de la durée de leur mandat et de leur efficacité.

Pierre Fosset est l’immuable président du Bourges Basket depuis 1993. Son palmarès épouse ainsi celui du plus titré des clubs français de sports collectifs avec notamment cinq coupes d’Europe dont trois Euroligue.
Pierre Fosset a commencé à jouer à l’US Berry, qui deviendra le Cercle Jean Macé puis le Bourges Basket. Il a entraîné un temps l’équipe de régionale, ce qui explique qu’il connait les différentes facettes de son job. Ancien journaliste au quotidien Le Berry, aux sports puis à la locale, il est passé de bénévole à Président salarié.
A la question de savoir s’il n’est pas frustré que sa notoriété ne soit pas comparable à celles de ses homologues du foot, du rugby ou même du basket masculin, il répondait il y a quelque temps :
« Ça ne me gêne pas ! Ce qui m’intéresse c’est que l’on parle de mon équipe, c’est de voir Bourges gagner. Pierre Fosset c’est peut-être le président le plus titré mais si demain Bourges perd, ce sera le premier descendu. Il y a longtemps que je me suis fait une raison. En revanche, il faut que Bourges reste au plus haut niveau. »
Pierre Fosset est peut-être discret mais il a son caractère et son influence dans le basket féminin est forcément importante étant donné son CV. Il a été notamment à l’initiative des premiers états généraux du sport féminin en équipe et d’un livre blanc qui en a découlé avec 60 propositions.
Le président a aussi comme cible d’organiser un troisième Final Four de l’Euroligue dans le Prado dont il a fait en plusieurs étapes l’une des plus belles salles de France. Et bien que son club soit loin d’avoir le budget des nantis de l’Europe, il a tout de même le rêve de gagner le trophée une quatrième fois.

Des présidences de longues durées

Guy Boillon est aussi l’une des figures marquantes du basket féminin, qui a personnalisé son club, Pays d’Aix Basket 13, et l'a emmené du niveau régional jusqu’à une victoire en Eurocoupe en 2003. Il a été à l’origine de la construction de la salle de La Pioline et de la venue de joueuses comme Odile Santaniello, Cathy Melain, Edwige Lawson, Nathalie Lesdema, Nicole Antibe, Sandra Le Dréan et encore Emmeline Ndongue et Kristi Harrower.
On comprend que c’est la mort dans l’âme qu’il a vu son club disparaitre faute de financement à l'été 2015 pour laisser la place à l'association « Aix Provence Basket ».

Daniel Dufour aussi a pris la présidence alors que l’USO Mondeville était en Régionale et son club a franchi tous les échelons pour arriver dans l’élite avant même la création de la Ligue, en 1996. L’USOM fit notamment sa réputation grâce à la qualité de son centre de formation.
« Je suis fatigué et je passerai définitivement la main à la fin de la saison. Ça fait 40 ans que je suis dans l'associatif et dans le bénévolat, je pense qu'il est temps, même si ce n'est sans doute pas le meilleur moment... », dit-il en annonçant son retrait de la présidence en janvier 2014. Ses joueuses lui feront ensuite le plaisir de se maintenir en Ligue. Et elles y sont toujours.

Michel Uriarte aussi s’est battu pour que le Tarbes Gespe Bigorre soit toujours en pointe. Il a effectué sa présidence en deux fois, de 1993 à 1997 et de 2007 à 2015, et le club remporta la Coupe Ronchetti (C2) durant la première période (1996) et le championnat de France durant la seconde (2010).
En 2014, alors qu’il croyait avoir quitté la présidence pour de bon, il accepta de la reprendre après quelques semaines d’intérim. Il en profita pour créer un nouveau logo, un nouveau maillot, un nouvel organigramme, rameuter de nouveaux bénévoles et développer le staff médical. Le TGB a ensuite connu quelques déboires mais il a remonté la pente depuis et semble s’inscrire de nouveau dans la durée en Ligue Féminine.

09/02/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


#3 - Johanna Tayeau (Roche Vendée)
Le deuxième succès vendéen de la saison porte en partie la patte de l'arrière née en Guadeloupe. Bien aidée par Bernadette Ngoyisa (15pts, 16rbds), Johanna Tayeau s'est montrée adroite de loin (3/4) et ominiprésente dans tous les secteurs du jeu.
20pts, 5rbds, 5 passes et 4 interceptions en 30' - Evaluation : 26
Victoire 81-74 contre Mondeville

#2 - Nayo Raincock-Ekunwe (Nantes Rezé)
Dans un match très important pour le NRB, l'intérieure canadienne a brillé sous les paniers (11/15 à 2pts) et sans oublier de servir ses partenaires. Une ligne de stats bien remplie qui fait le bonheur des Déferlantes face à un concurrent direct.
24pts, 9rbds et 5 passes en 34' - Evaluation : 30
Victoire 66-56 contre Nice

#1 - Michelle Plouffe (Tarbes)
Et de 2 ! Après la journée 8 contre Mondeville, la Canadienne de Tarbes s'est de nouveau illustrée et améliore au passage son évaluation d'une unité. Toujours aussi précieuse, Michelle Plouffe réalise une belle saison à l'image du TGB.
20pts, 13rbds, 5 passes, 4 interceptions et 2 contres en 40' - Evaluation : 33
Victoire 75-58 contre Lyon

22/01/2018
 


#3 - Aby Gaye (Tarbes)
L'intérieure du TGB a grandement participé à la victoire de son équipe samedi soir. Jouant juste (7/10 aux tirs), Aby Gaye a livré un beau combat face à la congolaise du RVBC Bernadette Ngoyisa et a terminé meilleure marqueuse de l'équipe bigourdane.
14pts, 10rbds et 3 passes en 30' - Evaluation : 22
Victoire 77-64 contre Roche Vendée

#2 - Miranda Ayim (Basket Landes)
Auteure d'un match plein face au BLMA, la Canadienne a tenu la maison landaise toute la rencontre. Adroite (9/12) et agressive (7 fautes provoquées), elle n'a pas résisté à la vague lattoise dans le dernier quart-temps.
24pts et 8rbds en 34' - Evaluation : 26
Défaite 83-91 contre Lattes Montpellier

#1 - Romane Bernies (Lattes Montpellier)
Si Lattes Montpellier s'est imposé dimanche dans le Sud Ouest, Romane Bernies y est pour beaucoup. En première mi-temps, c'est elle qui a porté le BLMA sur ses épaules (15pts). La jeune meneuse a ensuite distribué les caviars pour Hurt, Sottana et Little qui ont fait sauté le verrou landais dans les 10 dernières minutes (34-20).
19pts, 3rbds, 10 passes et 2 interceptions en 36' - Evaluation : 26
Victoire 91-83 contre Basket Landes

08/01/2018
 


Entre une équipe en queue de classement en LFB et une autre qui joue les premiers rôles en LF2,  les débats promettaient d'être équilibrés. Ils l'ont été jusqu'à la dernière seconde puisque c'est sur un panier d'Antiesha Brown à 11 secondes de la fin que Nice s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe. Angers comptait pourtant encore 10 longueurs d'avance à cinq minutes du buzzer mais Brown (14 pts) et Géraldine Robert (20 points, 9 rebonds, 5 interceptions) lançaient un 16-5 décisif. Pas de suspense en revanche à Saint-Amand. Charleville comptait déjà 14 longueurs d'avance et a tranquillement géré son pécule, dans le sillage d'Amel Bouderra (18 points, 5 rebonds, 7 passes).

Jeudi, en match avancé des huitièmes de finale de la Coupe de France féminine, Tarbes a fait respecté la logique en s'imposant largement 86 à 56 sur le parquet de Calais, pensionnaire de LF2. Le TGB a pu compter sur une Aby Gaye hors-norme (33 points, 15 rebonds, 42 d'évaluation).poiur se hisser en quarts de finale de la compétition.Suite des huitièmes de finale demain et samedi.

En s'appuyant sur un secteur intérieur ultra dominant, Tarbes n'a laissé aucune chance à son adversaire du soir Calais. Face à une Aby Gaye en mode record (44 d'évaluation, 33 points à 16/18 aux tirs et 15 rebonds) et une Michelle Plouffe efficace (10 points, 7 rebonds et 4 passes), Calais n'a jaamais réussi à trouver la solution malgré les 13 points de Manue Gorjeu.

Le programme des 8e de finale de la Coupe de France 2018, Trophée Joe Jaunay

Jeudi 7 décembre 2017 (20h00)
Côte d'Opal Basket Calais (LF2) - Tarbes Gespe Bigorre (LFB) : 56-86

Vendredi 8 décembre 2017 (20h00)
Angers Union Féminine Basket 49 (LF2) - Cavigal Nice Basket 06 (LFB) : 69-70
Saint Amand Hainaut Basket (LFB) - Flammes Carolo Basket Ardennes (LFB) : 64-82

Samedi 9 décembre 2017 (20h00)
Toulouse Métropole Basket (LF2) - Roche Vendée BC (LFB)
USO Mondeville Basket (LFB) - SASP Lyon Basket Féminin (LFB)

Suivez toute l'actualité de la Coupe de France sur Facebook

07/12/2017 - Sylvain Bourdois Chupin
 


Ligue Féminine - Journée 7

Roche Vendée - Lattes Montpellier 64-68
Le coup est passé très près pour les Vendéennes. A 20" du terme, elles avaient la balle de match en main (64-66) mais une remise en jeu ratée de Manon Sinico a mis fin au suspense. Tout au long de la partie, le RVBC a fait jeu égal avec les Gazelles d'Ornella Bankolé (15pts). Une bonne entame du BLMA (14-21, 10') puis une réaction des partenaires de Ngoyisa (14pts) ont donné une première mi-temps équilibrée (34-33). Le promu a tenu en deuxième partie avant de lâcher prise dans les ultimes minutes.

Nantes Rezé - Charleville-Mézières 65-87
Lidija Turcinovic aime retrouver ses anciennes équipes. Après les 26pts marqués contre Lattes Montpellier il y a un mois, la Déferlante a sorti le grand jeu contre les Flammes (29pts). Malheureusement insuffisant pour faire tomber le leader ardennais qui, après un départ poussif (22-13, 10'), a pris la mesure de son hôte. Le duo Bouderra (19pts, 9 passes) - Dos Santos (17pts) a porté Charleville-Mézières qui continue d'engranger confiance et victoires.

Hainaut Basket - Bourges 32-94
Nouvelle démonstration des Berruyères avec des internationales bien en jambes à l'image de Marine Johannes (20pts), Alexia Chartereau (16pts) ou encore Valéraine Ayayi (12pts, 7 passes). Un premier quart-temps de mise en route (14-27) puis un deuxième en mode rouleau-compresseur gagné 21-3 ont permis au co-leader du championnat de se mettre au chaud pour le reste du match. Les Nordistes ont bu le calice jusqu'à la lie et ont fini à 62 longueurs des Tango.

Tarbes - Basket Landes 60-63
Une fois encore, le derby du Sud Ouest a tenu ses promesses avec une ambiance de feu et 40 minutes d'un intense combat. Chaque équipe a eu son moment et la décision s'est faite dans les dernières secondes. Michelle Plouffe (10pts, 10rbds) n'a pas tremblé sur la ligne à 1' du terme (60-61), Céline Dumerc (15pts, 7 passes) aurait pu clore les débats mais un 2/4 aux lancers a maintenu le Quai en haleine (60-63 et 15" au chrono). En s'élevant pour l'ultime tir, Angie Bjorklund (19pts) a mordu la ligne et la faute de Skoric n'a donc donné que deux lancers à l'Américaine du TGB qui les a ratés.

Nice - Lyon 67-86
Et de deux pour l'ASVEL. Après Roche Vendée, c'est Nice qui a fait les frais du réveil lyonnais. Bien entrées dans le match (12-26, 10'), Haley Peters (21pts) et ses partenaires n'ont jamais lâché les commandes. Nice est passé un moment sous la barre des 10 points grâce à Géraldine Robert (17pts) mais Lyon a vite remis les gaz. Sandrine Gruda (14pts, 13rbds) et Marième Badiane (18pts) se sont montrées à leur avantage sur la Côte d'Azur.

Mondeville - Villeneuve d'Ascq 58-78
Comme Bourges dans le Nord, Villeneuve d'Ascq n'a pas tremblé à Mondeville. En tête à mi-parcours (19-42), l'ESBVA a géré son avance après le repos. Fred Dusart a pu compter sur Jo Gomis (17pts) et Mame-Marie Sy (10pts, 11rbds). Coté normand, on soulignera la performance de la jeune Ewl Guennoc. Du haut de ses 16 ans et pour son deuxième match en LFB, la Bretonne a étonné avec 10pts et 3 passes (14 d'évaluation) en 30 minutes de jeu.

19/11/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Le promu Roche Vendée, toujours sans victoire, accueillera Lattes Montpellier. Les filles de Manu Body ont profité de la trêve internationale pour parfaire leurs automatismes et espèrent enfin décoller cette saison.

Co-leaders du championnat, Charleville-Mézières et Bourges seront en déplacement, respectivement à Nantes Rezé et Hainaut Basket. Deux voyages compliqués à gérer puisque les Déferlantes et les Green Girls ont déjà fait déjouer des grosses cylindrés cette saison.

Lyon, qui a retrouvé le chemin de la victoire avec l'arrivée de Sandrine Gruda, comptera sur l'internationale tricolore, très en vue lors de deux premiers matches de qualification des Bleues (21pts contre la Finlande, 23 contre la Roumanie), pour continuer son opération remontée au classement. Les Lionnes seront à Nice, qui reste sur une grosse désillusion lors de la J6 (défaite 63-100 à Bourges).

Enfin, Villeneuve d'Ascq clôtutera la journée 7 en se rendant à Mondeville. Les Normandes glissent dangereusement vers le bas et seraient bien inspirées de stopper leur série de 4 défaites. Mais sans Lisa Berkani, blessée, la tâche s'annonce difficile. Les Guerrières, qui jouent les premiers rôles, ne comptent pas trébucher dans la banlieue caennaise.

Ligue Féminine - Journée 7

Dimanche 19 novembre - 15h30 (sauf mention)
Roche Vendée - Lattes Montpellier (14h00)
Nantes Rezé - Charleville-Mézières (15h00)
Hainaut Basket - Bourges
Tarbes - Basket Landes
Nice - Lyon
Mondeville - Villeneuve d'Ascq (16h00)

17/11/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Depuis ses exploits personnels et la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres avec l’Équipe de France, Céline Dumerc est la figure emblématique de la Ligue Féminine et l’une des sportives françaises les plus médiatisées.

Que représentait la Ligue quand vous étiez à l’INSEP ?
Ça représentait le haut niveau, le côté professionnel d’une passion que j’avais depuis que j’étais toute petite. Jouer en Ligue, c’était le Graal du basket. A partir du moment où tu avais l’opportunité de jouer en Ligue, tu faisais partie des grandes.

A partir de quand avez-vous imaginé gagner votre vie en jouant au basket ?
J’ai réalisé ça assez tard. A mon époque, quand j’ai commencé le basket, il y avait quand même un petit peu moins de médiatisation, très peu de matches à la télé. Même s’il y avait déjà une équipe féminine en première division à Tarbes, je n’avais pas conscience que l’on puisse faire de sa passion un métier. Ce n’est pas quelque chose qui m’a animée. C’est à l’issue de l’INSEP, quand il a fallu commencer à discuter pour trouver un club où là, concrètement, tu allais négocier ton premier salaire, que j’ai pris conscience que j’allais être rémunérée pour vivre de ma passion, que j’allais en faire mon métier.

Qu’est-ce qui a le plus changé en 20 ans ? Les structures dans les clubs, la qualité des entrainements, le niveau des joueuses ?
Ce ne sont plus les mêmes personnes ! (rires) Il y a vingt ans, j’étais toute jeune et maintenant je suis la plus vieille. Ce qui a le plus changé c’est le professionnalisme dans tous les secteurs et dans tous les clubs. De meilleures structures, plus de suivi, un public présent. Une amélioration à tous les niveaux. Je n’ai que trois clubs à mon actif dans le championnat de France mais quand on en discute avec les filles, le sentiment c’est que les clubs se sont vraiment développés dans le bon côté des choses.

« Au niveau international, on a des résultats et ça passe aussi par les saisons que l’on a en club »

Aujourd’hui, beaucoup de joueuses françaises ont eu au moins une médaille en jeune, c’est la preuve que le niveau s’est considérablement élevé ?
Tout à fait. Je pense sincèrement que le niveau s’est élevé, je dirais s’est homogénéisé. Je n’aime pas trop comparer le basket d’il y a trente ans et même d’il y a dix ans. Mais en tous les cas, il y a de plus en plus de bonnes joueuses. Peut-être y a t-il moins d’éléments qui sortent du lot, comme par exemple aux Etats-Unis où il y a des joueuses de niveau mondial, nous c’est davantage dans le milieu de ce niveau mondial, mais c’est homogène. Au niveau international, on a des résultats et ça passe aussi par les saisons que l’on a en club.

Le regard des gens sur vous, femmes faisant du basket, a t-il changé durant cette période ?
Je pense, dans le sens que l’on est véritablement reconnues comme sportives de haut niveau. Très peu de gens demandent si on est professionnelles, si on a un métier à côté. Ils se rendent compte que même si on est des femmes et que ce sport-là est un petit peu moins médiatisé, les résultats, notamment de l’Équipe de France depuis quelques années, nous ont mis un peu sur les écrans. Les gens connaissent mieux le basket féminin et on est un peu plus reconnues.

Avez-vous discuté du professionnalisme avec d’autres sportives ?
Oui, on en discute quand on a l’occasion de se croiser. Je me rends compte que l’on est très privilégié au niveau du basket. Notre fédération fait beaucoup d’efforts pour que l’on soit au même niveau que les garçons, que l’on ait les mêmes conditions de travail en Équipe de France. On se rend compte qu’au niveau des clubs on est assez en avance, privilégiées, car il y a beaucoup de sportives qui ne sont pas professionnelles alors que quand on discute de leurs journées, elles ont des entraînements quotidiens en plus du boulot qu’elles ont à côté. Nous, on a un sacré confort, on a juste à prendre nos baskets, c’est du luxe.

Jouer au basket, en Équipe de France, en Euroligue, en championnat, s’entraîner, se déplacer, laisse-t-il du temps pour faire autre chose ?
C’est vrai qu’être en Équipe de France, d’être engagée avec son club, plus de faire une Coupe d’Europe, ça ne laisse pas beaucoup de temps. Certaines arrivent à concilier ça avec des études notamment par correspondance, mais il faut vraiment être très motivée. C’est vrai que je ne suis pas trop comme ça. J’ai l’impression que si je me lance dans un autre projet, je ferais les choses à moitié. Même si parfois on ne s’entraîne qu’une fois, la récupération fait aussi partie de notre activité et c’est sûr que les journées sont très chargées. C’est difficile d’avoir un métier ou de faire des études parallèlement si on veut se donner toutes les chances pour essayer de performer au plus haut niveau.

« J’ai eu très peu de blessures et je pense que c’est aussi dû à mon hygiène de vie »

Faut-il prendre soin de son corps en permanence ?
Carrément ! Le corps, c’est notre outil de travail. Au début, on fait quelques bêtises de jeunesse, on veut un peu trop profiter de la vie comme des jeunes qui vont à l’université qui font la fête le jeudi soir. Ça laisse des séquelles. Je l’ai vécu. C’est compliqué de demander à de jeunes athlètes d’être vigilantes. Il faut savoir faire des erreurs pour après rectifier le tir et savoir à quel point l’hygiène de vie est importante pour perdurer à haut niveau. Quand on est en forme, c’est plus facile de faire de bons matches que quand on a fait des excès alimentaires ou autres car la performance est impactée. J’ai fait des erreurs et j’en ai tiré des enseignements. J’ai eu très peu de blessures et je pense que c’est aussi dû à mon hygiène de vie.

Quelle situation préférez-vous, celle avant les Jeux de Londres ou après ?
Sans hésitation, après les Jeux. Ça été un chamboulement personnel avec les retombées médiatiques, il y a eu un véritable engouement pour le basket et j’en ai été un peu la tête d’affiche. Mais après, quand on se déplace dans les salles avec son club et qu’elles sont pleines, que les gens viennent voir « Les Braqueuses », c’est un plus. Quand les gamins et les gamines viennent à la fin des matches demander des autographes avec des étoiles plein les yeux, c’est génial. Certes on ne fait pas du basket pour être reconnu, pour être dans les médias, mais quand on a de la reconnaissance, surtout des plus jeunes, c’est un sacré clin d’œil. C’est plaisant et absolument pas pesant.

Cliquez ici pour accéder à la fiche de Céline Dumerc (16 saisons LFB - 423 matches joués au 5 oct. 2017)

05/10/2017 - Pascal Legendre
 


Nantes Rezé - Roche Vendée 67-60
Un derby a souvent une saveur particulière et encore plus lorsqu'il s'agit du premier entre Nantes Rezé et Roche Vendée en LFB. Les Vendéennes sont bien entrées dans le match mais ne comptaient qu'un point d'avance à la pause (29-30). Au retour des vestiaires, les Déferlantes ont fait parler leur expérience à l'image du match titanesque de Nayo Raincock (23pts, 18rbds). Mariame Dia (12pts) a marqué 12pts côté RVBC.

Mondeville - Lyon 70-67
Portées par leur public et une Lisa Berkani en feu (20pts, 11rbds), les joueuses de Romain L'Hermitte avaient pourtant mal débuté (15-22, 10'). Avec un 5 majeur compétitif (10pts ou +), Mondeville a pris les devants et résisté au retour des Lyonnaises dans le money time. Anciennes de l'USOM, Ingrid Tanqueray (20pts), Pao Salagnac (11pts) et Marième Badiane (3pts) ont connu des fortunes diverses.

Tarbes - Bourges 71-61
C'est la très grosse surprise de la soirée car le TGB a battu l'un des favoris au titre. François Gomez a pu compter sur son duo d'intérieures Aby Gaye (13pts) - Christelle Diallo (12pts) pour montrer un autre visage que celui de l'Open. Côté berruyer, le passage en tête au début du 4è QT n'aura été qu'une étincelle. Dominées au rebond, les partenaires de Sarah Michel (13pts) sont déjà dans le dur.

Charleville-Mézières - Hainaut Basket 85-77
Les rencontres entre les Flammes et les Hennuyères valent toujours le déplacement, celle de ce soir n'a pas dérogé à la règle. Plus entreprenantes, les Nordistes ont pris le contrôle du match (35-37 à la pause) grâce à Bruner (16pts) et Fouasseau (15pts). Les Flammes ont trouvé les ressources pour rester au contact puis prendre le large dans les ultimes minutes. Kadi Minte (20pts, 9rbds, 7 passes) a réalisé un match stratosphérique.

Basket Landes - Nice 57-50
Auteur d'une première mi-temps parfaite (38-20), Basket Landes a connu un terrible passage à vide après le repos. L'explication devra être trouvée par la coach Cathy Melain mais cette baisse de régime a failli côuter cher aux Landaises de Queralt Casas (10pts, 8rbds). Ca a fait le bonheur des Niçoises et Joyce Cousseins-Smith (12pts) qui partaient de trop loin pour espérer une fin plus heureuse.

Samedi 9 décembre à 20h00
Villeneuve d'Ascq - Lattes Montpellier

Les stats de la soirée

4 - Les joueuses qui ont réalisé un double-double ce soir. Les voici :
Nayo Raincock (Nantes Rezé) : 23pts et 18rbds contre Roche Vendée
Kim Gaucher-Smith (Mondeville) : 13pts et 10rbds contre Lyon
Lisa Berkani (Mondeville) : 20pts et 11rbds contre Lyon
Christelle Diallo (Tarbes) : 12pts et 12rbds contre Bourges

33 - L'évaluation de Hhadydia Minté (Charleville-Mézières) contre Hainaut Basket : 20pts, 9rbds et 7 passes en 30' de jeu

04/10/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Dès l’entame de la rencontre, c’est Marième Badiane (15 points,  dont 3/3 à trois points et 11 rebonds) qui a montré la marche à suivre face à une équipe de Tarbes atypique avec le trio Gaye-Plouffe-Diallo intronisé dans le cinq. Malgré la présence de ces grands gabarits, l’intérieure tricolore inscrit les 7 premiers points de son équipe.

Mise à part une balle perdue, bien exploité par Suarez (5 points) et Diallo (8 points, 3 rebonds), Lyon ne laisse rien passer et décroche rapidement son adversaire du jour. 12 à 2 suite à un tir primé de Haley Peters (9 points, 5 rebonds, 3 passes), imiter quelques instants plus tard par Paoline Salagnac (6 points, 3 rebonds et 3 passes) dans la zone intermédiaire. Cela en est trop pour François Gomez qui stoppe le jeu après 5 minutes de jeu.

Grâce à une belle circulation de la balle, Lyon poursuit son chantier en trouvant Djene Diawara (17 points, 5 rebonds) dans la raquette ou Rebecca Allen (13 points et 6 rebonds) en périphérie (+15, 23-8). Aby Gaye (10 points et 6 rebonds), Christelle Diallo ou encore la jeune Tima Pouye (2 points et 3 passes) trouvent quelques espaces mais Lyon maitrise son sujet. Au moment de rejoindre les vestiaires, les Lyonnaises comptent déjà 20 points d’avance (40 à 20).

On ne change pas une équipe qui gagne, Allen continue son festival de tirs extérieurs pendant que Djéné Diawara se joue de ses vis-à-vis dans la raquette. L’écart est conséquent, Demory en profite pour reposer ses cadres. Tarbes marque par deux fois de loin avec Bjorklund (3 points et 6 rebonds) et Mbandu (5 points) mais on est encore loin du compte (-17, 56-39, 30’).

Le TGB reste pendant plus de 9 minutes sans le marquer le moindre point. Lyon ne l'attend pas et s'envole au tableau d'affichage grâce à l'adresse extérieure d'Ingrid Tanqueray (9 points, 4 rebonds, 8 passes) et de la Suissesse Evita Herminjard (3 points) fait des ravages +32 (71-39). Il reste trois minutes à jouer, Valéry Demory fait participer ses jeunes pousses à la fête avec l'entrée en jeu de Coline Franchelin et le retour de Prescilla Lezin.

Lyon bat Tarbes : 74-45

Déclarations d'après match
Valéry Demory (Lyon) : "On a su aborder ce match comme une finale. On a bien bossé cette semaine et on a rattrapé une partie du déficit qu'on avait en préparation. Sur le plan défensif, tout le monde a été impliqué, c'est positif."

Paoline Salagnac (Lyon) : "Le match de l'Open est toujours particulier. On avait à cœur de bien commencer, ça nous a rendu le match facile et on a pu prendre du plaisir. Il y avait des attentes autour de ce premier match. On savait que ce serait un gros combat, il a fallu se battre pour l'emporter."

Aby Gaye (Tarbes) : "Je n'ai pas trop d'explication. On était pas prêtes à rentrer dans ce match contrairement à Lyon. On a fait une faute professionnelle et ce n'est pas normal. Il faudra réagir mercredi pour le prochain match."

François Gomez (Tarbes) : "J'espère que c'est un accident de parcours, 30 points ça fait lourd. On a manqué de dureté, de vitesse. On était 10km/h en dessous de Lyon. Il nous reste du travail. On a été dominé, et on n'a pas trouvé de réponse hormis dans le 3ème quart temps".

Toute l'actualité et les coulisses de l'Open LFB sur les réseaux sociaux

30/09/2017 - Sylvain Bourdois Chupin
 


Match 3è place

Lattes Montpellier - Nantes Rezé 67-63
Malgré un 5-0 encaissé en deux minutes, le BLMA reprend le dessus en infligeant un 12-0. La jeunesse du NRB ne se laisse pas impressionner et ramène la formation ligérienne (14-13, 8'). Les Gazelles réagissent par un 6-0 (20-13, 10'). Les deux équipes enchaînent les attaques et les Déferlantes prennent confiance puisqu’elles recollent au score à trois minutes de la mi-temps. Rachid Méziane est obligé de prendre un temps mort. Une stratégie payante puisque le BLMA est devant à la mi-temps (26-23).

Les deux équipes ne se lâchent pas et le troisième quart-temps se conclut en toute logique par une égalité parfaite (50-50). Les Déferlantes enchaînent deux paniers à 3 points et prennent 6 longueur d’avance à 8 minutes du terme. Les Gazelles réagissent une fois de plus pour recoller puis finalement coiffer le NRB sur le fil. Le BLMA s’offre la troisième place. Score final 67-63.

Finale

Bourges - Tarbes 88-68
Début de finale très forte pour Bourges qui inflige un 7-0 en deux minutes. Mais les Tarbaises, sous l’impulsion d’Aby Gaye, reviennent au score (22-18 à la fin du premier quart temps). L’intensité défensive des Berruyères met en difficulté le TGB qui se voit être distancé. La Bigourdane Michelle Plouffe réduit l’écart (42-35 à la mi-temps).

La capitaine des Tango Elodie Godin enchaîne les tirs extérieurs et Bourges creuse l’écart (52-35, 23'). L’équipe d’Olivier Lafargue prend son envol et mène 73-51 à la fin de la troisième période. L’équipe de Bourges, composée de joueuses d’expériences, contrôle le dernier quart et déroule son jeu pour conclure 88-68. Les Tango remportent donc le Pré Open de l’Aube.

23/09/2017 - A Saint-Julien-les-Villas, Marion Josset

Pages

Clubs

Suivez la LFB :
Gardez le contact
Inscrivez-vous a la newsletter
Basket Féminin  Tout le basket

NOS PARTENAIRES

Partenaires