LFB
 


Finale Coupe de France - Trophée Joë Jaunay

Dans une ambiance bouillante assurée par une grosse délégation ardennaise, les Tango prennent les commandes face à des Flammes sans adresse (0-7, 3'). La huitième tentative carolo trouve enfin le cercle mais Marine Johannes est déjà en jambes côté berruyer (2-14, 5'). La blessure de Kaleena Lewis n'arrange rien aux affaires d'un FCBA qui subit des deux côtés du terrain. Et comme les rotations opérées par Olivier Lafargue fonctionnent, Bourges creuse logiquement l'écart. Un sursaut dans la dernière minute remet Charleville-Mézières à l'endroit (14-24, 10').

Passée du Cher aux Ardennes à l'intersaison, Clarissa Dos Santos redonne de l'espoir au kop carolo. Bourges garde néanmoins son adversaire à distance à coup de tirs lointains signés Marine Johannes (4/5 à la pause). Il faut toute la hargne de Valeriya Berezhynska pour ne pas voir les Flammes s'éteindre (26-35, 17'). Portées par un grain de folie et une légère baisse de régime berruyère, les partenaires d'Amel Bouderra parviennent à passer sous la barre des 10 points avant le repos (32-40).

L'envie ardennaise est toujours présente et le doute pointe doucement son nez côté Tango. Moins à l'aise qu'en début de match, Valériane Ayayi et ses copines vont devoir faire le dos rond. La confiance semble revenue chez les Flammes à l'image de Kalis Loyd qui marque 5 points consécutifs (45-47, 24'). Un triple de Cristina Ouvina puis une faute offensive coupent l'élan du FCBA. Bourges a laissé passer l'orage et reprend ses aises grâce à une Sarah Michel virevoltante (49-59, 30').

Le premier panier primé d'Amel Bouderra, après quatre échecs, puis celui de Loyd ramènent rapidement les Carolomacériennes au contact. Incandescente, la Suédoise récidive derrière l'arc obligeant Olivier Lafargue à stopper le jeu suite à ce 9-0 (58-62, 34'). Valériane Ayayi, précieuse dans cette finale, et l'expérience de l'inusable Laia Palau (38 ans), font un bien fou aux Tango qui respirent après le coup de chaud carolo. Les Ardennaises ne reviendront pas. Bourges remporte, comme l'année dernière, la Coupe de France.

Déjà meilleure joueuse de la finale en 2016 avec Lattes Montpellier, l'internationale tricolore Valériane Ayayi a logiquement été désignée MVP Pierre Lannier du match.

Déclarations d'après match

Valériane Ayayi (MVP de la finale et joueuse de Bourges) : "Je n’en pouvais plus. C’est tout le stress d’une semaine de travail longue et intense. Après notre défaite contre les Flammes il y a une semaine nous n’avons pas remis tout en question. On ne jouait pas sur nos forces et on savait où on voulait aller. Bourges est une équipe qui sait ce qu’elle a à faire pour gagner. A aucun moment je n’ai eu peur de perdre. J’étais sereine de ce qu’on produisait sur le terrain, de notre défense, de mes coéquipières. MVP ? Je n’en ai rien à faire. C’est bien mais ce qui compte c’est d’avoir un titre avec des filles géniales."

Amel Bouderra (capitaine de Charleville-Mézières) : "On savait que les battre la semaine dernière ne changeait rien, ni pour elles, ni pour nous. On a gagné le mauvais match. Elles ont été plus intenses, plus prêtes. Dans ce genre d’événement ça se paye. On a lâché beaucoup d’énergie pour revenir. Il ne fallait pas partir avec un trop gros écart, on l’a déjà vécu l’an passé. C’est toujours une déception de perdre, surtout face à une tribune toute rouge. Mais il ne faut pas oublier la fierté d’être deux fois en finale."

Romuald Yernaux (coach Charleville-Mézières) : "Bourges a été supérieur dans la régularité sur l’intensité. Le début de match est un fait de jeu et je savais qu’on serait capable de recoller. Notre collectif est nourri de valeur. Je tire mon chapeau à mon équipe. Malgré les blessures on a cherché à s’adapter. Ce qui nous est tombé dessus ce soir c’est qu’on tire sur l’effectif depuis trois mois. Bourges, par ses rotations, a imposé un niveau d’intensité très élevé. Forcément les regrets sont là mais la meilleure façon de gagner des finales c’est d’en jouer."

Olivier Lafargue (coach Bourges) : "Charleville est une très bonne équipe qui nous a battus deux fois de suite. Les filles avaient conscience que cela dépendait avant tout de nous. Au basket il faut savoir gérer les bons comme les mauvais moments. Même à +10 j’avais encore de l’appréhension. Parce que je les connais bien. Elles pouvaient toujours revenir."

Bourges (LFB) bat Charleville-Mézières (LFB) 82-70

21/04/2018 - Arnaud Dunikowski
 


Les clubs français et les coupes d’Europe, c’est une histoire d’amour où l’on retrouve en fil rouge les Tango de Bourges.

Après le Clermont Université Club, cinq fois finaliste de la Coupe des Clubs Champions (C1) dans les années 70, les clubs français ont connu une traversée du désert avant de s’exposer de nouveau à la lumière à partir des années 90. Challes-les-Eaux entra dans l’histoire en 1993 en participant au Final Four de ce qui deviendra l’Euroligue, mais c’est Bourges qui fut le véritable club pionnier en remportant tout d’abord la Coupe Ronchetti (C2) puis trois fois l’Euroligue (1997,1998 et 2001).
Lorsque le CJM Bourges gagna sa première coupe d’Europe, c’était déjà un club de pointe avec 5MF de budget pour l’équipe pro, 125 entreprises partenaires, 2 400 spectateurs en moyenne, huit joueuses et deux entraîneurs pros et une secrétaire à temps partiel. Le président Pierre Fosset avait réuni quelques étoiles dont le coach russe Vadim Kapranov, sa compatriote Elena Koudashova, la Slovaque Anna Kotocova et les Françaises Yannick Souvré, Odile Santaniello, Amy Cissé, Martine Campi bientôt rejointes par Cathy Melain et Isabelle Fijalkowski.
C’est avec un noyau dur d’internationales françaises, y compris Anna Kotocova qui se verra délivrer plus tard le passeport national, que Bourges passa la vitesse supérieure et devient trois fois la meilleure équipe d’Europe. L’édition de 1998 fut particulièrement mémorable puisque le Final Four se tint au Prado de Bourges. En finale, les Tango repoussèrent le Getafe Madrid 76-64 avec 21 points de Odile Santaniello et autant de la Tchèque Eva Nemcova.
« Oui, on est très fortes psychologiquement mais on ne fait rien de particulier pour ça, » confia Yannick Souvré devenue le symbole du basket féminin français qui gagne. « C’est le mystère Kapranov. Il dit peu de choses mais quand il les dit, ça prend une telle ampleur… De nature une femme n’a pas confiance en elle, j’en sais quelque chose. Mais Vadim m’a toujours fait croire que j’étais meilleure que la fille d’en face. »

Deux clubs français en finale de l’Euroligue

2001 fut une année magique pour le basket féminin français. Les « Filles en Or » furent sacrées championnes d’Europe au Mans et, quelques semaines auparavant, deux clubs français s’étaient retrouvés en finale de l’Euroligue, à Messine, en Sicile. Un exploit unique. Cela devait marquer le passage du témoin entre Bourges et Valenciennes. Seulement, ce sont les Berruyères qui réalisèrent le triplé après une victoire sur le fil sur un layup de Cathy Melain, 73-71. La seule défaite de l’USVO de la saison. Yannick Souvré remporta ainsi un nouveau trophée et une invitation à « Tout le monde en parle » de Thierry Ardisson, preuve que les succès des basketteuses ne passaient pas inaperçus.
Une ère se terminait, une autre s’ouvrait, celle de Valenciennes. C’est à Liévin, en terre nordiste et devant ses supporters inconditionnels, que l’USVO remporta la première de ses deux Euroligue avec une véritable Dream Team : Ann Wauters, Allison Feaster, Isabelle Fijalkowski, Audrey Sauret, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema, qui était aussi selon son coach Laurent Buffard « un groupe de filles formidables ».
Le banc de l’USVO était si riche que l’on y trouvait tout au bout une véritable légende du basket mondial, Teresa Edwards, cinq fois médaillée olympique (dont quatre fois en or) et à 37 ans au soir de sa carrière. « Il y a eu un respect mutuel. Ces filles-là sont douées, elles jouaient bien avant que j’arrive et je n’étais pas là pour leur rendre la tâche difficile ni pour leur enseigner quoique ce soit parce qu’elles avaient déjà bien travaillé », commenta l’étoile américaine avec beaucoup d’humilité.

Après Valenciennes, Ann Wauters se met au service de Villeneuve d’Ascq

La C2, que l’on appela Coupe Ronchetti puis Eurocoupe à partir de 2002, a également plusieurs fois souri aux clubs français. Après Bourges en 1995, Tarbes la remporta l’année suivante, puis ce fut au tour de Aix-en-Provence en 2003, lequel tomba en finale trois ans plus tard comme Arras en 2011.
Le passé récent nous a offert de nouvelles belles émotions. C’est face au club belge des Castors de Braine et dans l’atmosphère de kermesse de Charleroi que Villeneuve d’Ascq remporta cette Eurocoupe en 2015.
La présence de Ann Wauters au centre de son dispositif fut déterminante. La légende belge apporta sa taille, sa technique, son expérience et sa sérénité. Le fait d’être huée par ses compatriotes tout au long du match retour ne la troubla pas le moins du monde. Alors que les Villeneuvoises avaient perdu 64-68 dans leur fief, elles balayèrent les Belges au retour, 73-53. Les Guerrières avaient sorti leurs griffes le jour J.
« Il y avait trois facteurs : émotion, engagement, stratégie », commenta Frédéric Dussart, coach de l’ESBVA-LM et prof d’EPS à mi-temps. « Pour la stratégie, j’ai proposé des choses qui ont été validées ou modifiées par les filles, un managérat participatif, comme Claude Onesta au hand. Pour l’engagement, on a ressorti des phrases du match aller où les Belges disaient qu’elles avaient gagné sur le fighting spirit, ce qui fait mal d’entendre ça. Pour l’émotion, on a dit qu’à 12 contre 6 000, il fallait garder le visage fermé, zéro émotion. »
Villeneuve d’Ascq ne put réaliser le doublé. L’année suivante, les Nordistes furent vaincues en finale par Bourges, les deux clubs étant écartés de la phase finale de l’Euroligue. Quinze ans après Messine, deux clubs français s’étaient retrouvés de nouveau ensemble sur une cime européenne.

18/04/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Ligue Féminine - Journée 22

Hainaut Basket - Nantes Rezé 73-84 / Revoir le match
Nice - Mondeville 43-66
Roche Vendée - Tarbes 48-77 / Revoir le match
Lyon - Villeneuve d'Ascq 65-55 / Revoir le match
Bourges - Charleville-Mézières 76-77 / Revoir le match
Lattes Montpellier - Basket Landes 56-68 / Revoir le match

Playoffs - Quarts de finale

Aller - Mercredi 25 avril 2018 à 20h00
Bourges (1) - Nantes Rezé (8)
Charleville-Mézières (2) - Lattes Montpellier (7)
Villeneuve d’Ascq (3) - Tarbes (6)
Basket Landes (4) - Lyon (5)

Retour - Samedi 28 avril 2018 à 20h00
Nantes Rezé (8) - Bourges (1)
Lattes Montpellier (7) - Charleville-Mézières (2)
Tarbes (6) - Villeneuve d’Ascq (3)
Lyon (5) - Basket Landes (4)

Belle(s) éventuelle(s) - Mardi 1er mai 2018 à 20h00 chez le mieux classé à l’issue de la saison régulière.

Playdowns - Classement intermédiaire

1. Mondeville (4-2)
2. Hainaut Basket (4-2)
3. Nice (2-4)
4. Roche Vendée (2-4)

Mondeville a le point average sur Hainaut Basket (+18), Nice l'a sur Roche Vendée (+6).

Playdowns - Programme

Journée 1 - 25/04/2018: R. Vendée (4) - Mondeville (1) ; Nice (3) - Hainaut B. (2)
Journée 2 - 28/04/2018 : Mondeville (1) - Nice (3); Hainaut B. (2) - R. Vendée (4)
Journée 3 - 01/05/2018 : Hainaut B. (2) - Mondeville (1); R. Vendée (4) - Nice (3)
Journée 4 - 05/05/2018 : Mondeville (1) - R. Vendée (4); Hainaut B. (2) - Nice (3)
Journée 5 - 08/05/2018 : Nice (3) - Mondeville (1); R. Vendée (4) - Hainaut B. (2)
Journée 6 - 12/05/2018 : Mondeville (1) - Hainaut B. (2); Nice (3) - R. Vendée (4)

14/04/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Les playoffs

Bourges (1er) et Charleville-Mézières (2ème), qui s'affronteront au Prado une semaine avant des retrouvailles en finale de la Coupe de France, et Villeneuve d'Ascq (3ème) ne risqueront rien samedi soir. Le trio de tête restera inchangé, Flammes et Guerrières observeront elles d'un oeil attentif les résultats afin de connaître leur adversaire pour les quarts de finale. Les Tango savent déjà qu'elles seront opposées à Nantes Rezé (8è) au premier tour des playoffs.

En-dessous, il y a embouteillage entre Lattes Montpellier, Lyon, Basket Landes et Tarbes (tous à 12v-9d). Opposé à la lanterne rouge Roche Vendée, le TGB voudra effacer la claque reçue dans les Ardennes la semaine dernière. Mais c'est le duel entre BLMA et Basket Landes qui vaudra le plus cher puisque le vainqueur aura de fortes chances de décrocher la 4ème place. L'ASVEL recevra l'ESBVA-LM avec l'obligation de gagner pour éviter la 6è ou 7è place.

Les playdowns

Mondeville, Hainaut Basket, Nice et Roche Vendée y joueront leur place en LFB. La seule certitude concerne le RVBC qui débutera les playdowns en 4è position (2v-4d). Le reste du classement intermédiaire, qui ne prend en compte que les résultats des rencontres directes de la saison régulière, sera déterminé en fonction du résultat du match Nice - Mondeville prévu samedi soir. Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas plus de 2 points d'écart entre le premier et le dernier. Ce qui promet une lutte pour le maintien des plus intenses.

Réglement

Pour rappel, les équipes à égalité de points seront départagées de la façon suivante :
- Égalité à deux équipes : classement effectué en tenant compte des rencontres jouées entre elles. Si l’égalité persiste, les équipes sont départagées selon le point average (points marqués - points encaissés) particulier puis général.
- Égalité à trois équipes ou plus : classement effectué en tenant compte des rencontres directes (mini-championnat) puis, si l’égalité persiste, selon le point average des rencontres directes.

Ligue Féminine - Journée 22

Samedi 14 avril à 20h00
Hainaut Basket - Nantes Rezé
Nice - Mondeville
Roche Vendée - Tarbes
Lyon - Villeneuve d'Ascq
Bourges - Charleville-Mézières
Lattes Montpellier - Basket Landes

A l'exception de Nice - Mondeville, qui se jouera dans la salle Brancolar (non équipée du système de diffusion), les matches seront à suivre en direct et gratuitement sur www.lfbtv.fr

13/04/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Chantal Julien est une pionnière. Faisant fi du sexisme, elle a tout fait plus vite et mieux que tout le monde. Un exemple pour les jeunes filles tentées par l’arbitrage.

Aujourd’hui, il y a treize arbitres femmes dont le statut leur permet d’arbitrer en Ligue Féminine. Tout en haut de la hiérarchie, on trouve Audrey Secci, qui arbitre aussi en Jeep ELITE, Marion Ortis qui alterne Jeep ELITE et Pro B et Aurélie Vidot, qui vient d’arriver en Pro B. Pour la première fois en 2016, et profitant d’un contingent en augmentation, l’ensemble des rencontres de l’Open LFB a été arbitré par des femmes.

Il fut une époque, pas si lointaine, où arbitrer en première division féminine était exclusivement l’apanage des hommes. Si Astrid Schneider et Sylvie Lacaille l’avait précédée de quelques années, la véritable pionnière fut Chantal Julien, qui a franchi une à une les barrières du sexisme par sa seule compétence. Grenobloise d’origine, Chantal Julien a fait partie de l’épopée de Challes, un club de la banlieue de Chambéry, qui fut un peu après son départ le premier club féminin français à parvenir au Final Four de la Coupe des Champions, l’actuelle Euroligue. Chantal Julien avait alors déjà rejoint Dijon puis Tarbes mais une autre carrière combien fructueuse s’offrait à elle.

La saison qui a suivi sa retraite de joueuse, la Grenobloise était déjà arbitre de première division féminine. Son cursus de joueuse de haut niveau lui a permis de s’adapter très vite à sa nouvelle fonction. En 1997, elle obtenait le feu vert pour arbitrer en Pro A et au niveau FIBA. Elle était l’une des seules femmes en Europe à arbitrer des hommes. Quand on lui demande comment elle a été alors accueillie par ses collègues masculins, elle répond : « Par certains très bien, par d’autres moins bien car il y avait forcément un peu de jalousie, de machisme. Je suis arrivée vite donc forcément je suis passée devant tout le monde. Il y avait des gens qui me disaient « tu es arrivée vite, d’accord, mais tu vas voir ce qui t’attend. » Il faut prouver beaucoup plus que quelqu’un qui arrive normalement avec un cursus traditionnel. »

Et par le milieu ? « Les coaches, comme Greg Beugnot, Jacques Monclar, me connaissaient en tant que joueuse et ils savaient que je connaissais le basket. Ils m’ont testée au départ pour voir si j’étais capable comme tous les rookies qui arrivent dans ce milieu-là et en plus j’étais une femme. Je pense que j’ai la personnalité pour répondre et surtout répondre techniquement et quand ils voyaient que j’arrivais à analyser techniquement les situations, ils m’ont très vite fait confiance. Les joueurs, eux, me connaissaient moins. Certains ne voyaient même pas que j’étais une femme alors que d’autres profitaient que je sois une femme pour faire des réflexions, des insultes. Il a fallu que je me fasse respecter plus que mes collègues masculins. »

Responsable des arbitres du haut niveau

Comme elle le dit elle-même, il faut être blindée pour ne pas craquer sous la pression des joueurs, des coaches et du public. Et Chantal Julien a toujours surmonté les épreuves. Elle a connu l’excellence. Première femme à arbitrer une finale de championnat du monde féminin –en 2002 en Chine avec une Espagnole-, elle a fait deux Jeux Olympiques, à Athènes et Pékin où elle arbitra le quart de finale masculin entre les Etats-Unis et l’Allemagne. En 2012, Chantal Julien a rangé son sifflet pour superviser les 90 arbitres du haut niveau français. Une tâche fondamentale où son savoir-faire est également reconnu. Et en 2017, elle fut là encore la première femme à devenir superviseur lors d’un EuroBasket masculin : « Je me suis dit qu’il allait falloir que je prouve encore, mais ça s’est très bien passé. Mine de rien, j’ai de la concurrence de la part des instructeurs masculins, pourquoi elle fait partie des douze (instructeurs) et pas moi ?! »

10/04/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Le plus gros palmarès du basket français (3 Euroligue, 2 Eurocoupe, 13 titres de Champion de France, 9 Coupes de France...) avait mis les petits plats dans les grands samedi à l'occasion de la venue de Roche Vendée. Au cours d'une cérémonie en amont du match, 10 personnalités ont été intronisées au Hall of Fame du club berruyer. Qu'elles soient joueuses ou entraîneurs, elles ont toutes, à un moment de l'histoire, pris part à la légende Tango.

A l'image de ce qui se fait en NBA, et parce que leur trace restera à tout jamais gravée dans les annales berruyères, ces légendes ont vu leur numéro de maillot retiré.

Hall of Fame Tango Bourges Basket - Promotion 2018

Joueuses
Isabelle Fijalkowski (1995-1997)
Elena Khoudachova (1993-1995)
Ilona Korstine (1998-2003)
Anna Kotocova (1994-2001)
Cathy Melain (1995-2003 & 2005-2009)
Emmeline Ndongue (2000-2004 & 2006-2014)
Odile Santaniello (1994-1999)
Yannick Souvré (1993-2003)

Entraîneurs
Vadim Kapranov (1993-1999)
Cathy Malfois (1989-1993)

09/04/2018
 


#3 - Nayo Raincock (Nantes Rezé)
La Canadienne du NRB a encore frappé. Dans une rencontre relativement tranquille pour les Déferlantes, l'intérieure a réalisé son 13è double-double de la saison. Le club ligérien, qui affrontera Bourges en quart de finale des playoffs, comptera bien évidemment sur Nayo Raincock pour créer la surprise.
10pts, 10rbds, 4 passes et 3int en 29' - Evaluation : 22
Victoire 83-55 contre Mondeville

#2 - Egle Sulciute (Hainaut Basket)
Dans un match important en vue des playdowns, Hainaut Basket a pu s'appuyer sur sa Lituanienne. Déjà très en vue lors de la journée précédente (30 d'éval. contre Roche Vendée), l'intérieure a récidivé face à un adversaire direct. De bon augure pour l'opération maintien qui débutera le 25 avril.
23pts, 10rbds et 2 passes en 36' - Evaluation : 23
Victoire 68-55 contre Nice

#1 - Ta'Shauna Rodgers (Lattes Montpellier)
La meneuse US du BLMA était sur une autre planète samedi soir. Avec Suzy Batkovic (20pts), elles ont fait très mal à l'ASVEL qui a malgré tout tenu le choc jusqu'à la dernière seconde (78-78). Sur l'ultime possession, "Sugar" a remonté le terrain puis dégainé un bon mètre derrière la ligne à trois points et transpercé le filet.
27pts, 3rbds, 7 passes et 3int en 33' - Evaluation : 29
Victoire 71-68 contre Lyon

09/04/2018
 


La saison régulière de Ligue Féminine touche à sa fin (il reste deux matches) et la hiérarchie n'est pas encore figée derrière Bourges, assuré de terminer à la première place. Les Flammes Carolo vont se battre avec Villeneuve d'Ascq pour la place de dauphin. Si les Ardennaises s'imposent samedi soir contre Tarbes, elles finiront deuxièmes comme la saison dernière. Les Guerrières, qui restent sur deux défaites, se déplacent dans les Landes. Elles peuvent encore être rattrapées par l'ASVEL, qui joue à Lattes Montpellier, et le TGB.

Nantes Rezé accueille Mondeville avec l'espoir de grapiller une place au classement. Pour ça, il faut que les partenaires de Nayo Raincock gagnent leur deux derniers matches et comptent sur deux défaites de Basket Landes ou Lattes Montpellier. Pour les Normandes, le rendez-vous à ne pas manquer est prévu pour la dernière journée. Elles joueront à Nice, futur concurrent en playdowns.

Dans cette lutte à quatre pour le maintien, les résultats des rencontres directes seront conservées afin d'établir un classement intermédiaire. Roche Vendée, qui se déplace à Bourges samedi soir, sera obligatoirement quatrième (2v-4d). Mondeville (3v-2d pour le moment) et Hainaut Basket (3v-2d) sont en ballottage favorable et il reste encore deux matches à Nice (2v-2d) pour s'éloigner du RVBC. La rencontre dans le Nord de samedi est donc capitale pour le Cavigal mais aussi pour les Green Girls qui pourraient partir avec deux victoires d'avance sur les Vendéennes en cas de succès sur le CNB06.

Ligue Féminine - Journée 21

Samedi 7 avril à 20h00
Nantes Rezé - Mondeville
Charleville-Mézières - Tarbes
Basket Landes - Villeneuve d'Ascq
Hainaut Basket - Nice
Bourges - Roche Vendée
Lattes Montpellier - Lyon

Tous les matches sont à suivre en direct et gratuitement sur www.lfbtv.fr

06/04/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Ligue Féminine - Journée 20

Villeneuve d'Ascq - Charleville-Mézières 55-63 / Revoir le match
Dans une rencontre qui sentait bon le dernier carré des playoffs, et où l'enjeu était la deuxième place derrière Bourges, les deux équipes ont semblé crispées. Après une première mi-temps équlibrée (32-33), les Flammes de Kaleena Lewis (19pts) ont réussi à creuser un écart significatif en fin de troisième période grâce à sa défense (39-48, 30'). Mais devant leur public, les Guerrières n'ont pas lâché. Elles sont revenues au contact des Ardennaises grâce à Pauline Akonga (15pts, 8rbds) avant d'encaisser un 6-0 fatal dans les deux dernières minutes.

Roche Vendée - Hainaut Basket 82-83
Dominé dans le premier quart-temps (17-22, 10'), le RVBC a sorti l'artillerie dans le deuxième (31pts marqués), à l'image de Danielle McCray (24pts), et viré en tête d'un cheveu à mi-parcours (48-47). La rencontre s'est tendue au fil des minutes, aucune équipe ne parvenant à se détacher. Deux lancers ratés de Tayeau suivi d'un panier d'Antiesha Brown, ses seuls points du match, à 2 secondes du buzzer ont donné la victoire aux Hennuyères et son trio Sulciute (18pts, 12rbds) - Bruner (24pts) - Garcia (25pts).

Lattes Montpellier - Nice 79-59 / Revoir le match
Le BLMA a parfaitement préparé ses deux prochains rendez-vous face à Lyon et Basket Landes. Les partenaires de Courtney Hurt (23pts, 12rbds) n'ont laissé aucune chance aux Niçoises qui n'avaient pas les armes pour rivaliser. Isabelle Strunc (20pts) s'est illustrée alors que les prochaines échéances du Cavigal face à Hainaut Basket et Mondeville vaudront très cher en vue des playdowns.

Tarbes - Nantes Rezé 74-56 / Revoir le match
Le TGB savait que Nantes démarrait fort ses matches depuis quelques temps, il a donc été sur ses gardes (17-7, 10'). Les Déferlantes ont réussi à recoller avant le repos (31-28, 20') grâce à l'implication  de Maud Medenou (12pts). Les Bigourdanes ont repris leur marche en avant dans le 3è QT (54-44, 30') avec la participation active d'Angela Bjorklund (20pts). L'écart a encore augmenté dans le dernier quart-temps mettant Tarbes et Michelle Plouffe (14pts, 15rbds) définitivement à l'abri d'un retour nantais.

Lyon - Bourges 41-63 
Basket Landes - Mondeville 75-55

31/03/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Ligue Féminine - Journée 20

Lyon - Bourges 41-63 / Revoir le match
En n'encaissant que 14 points en première mi-temps, sans sa capitaine et premier rempart Elodie Godin blessée, Bourges a assuré la victoire avec une défense totalement hermétique. Les Lyonnaises ont eu un mal fou à trouver le chemin du cercle (4/28 pour le quator Peters-Allen-Robert-Allemand), notamment à longue distance (1/12). Cette assise défensive a permis à Valériane Ayayi (18pts, 7rbds) et ses partenaires de dérouler leur jeu (14-31 à la pause), sans laisser le moindre espoir à l'ASVEL de Marième Badiane (16pts). Après cinq victoires consécutives, la série des Lionnes s'est arrêtée. Il leur faudra rapidement se mobiliser car deux rencontres importantes dans la course au Top 4 vont arriver face à Lattes Montpellier et Villeneuve d'Ascq. Pour les Berruyères et Marine Johannes (15pts), la première place est acquise et le club du Cher pourra fêter ses légendes l'esprit libre la semaine prochaine avant la réception de Roche Vendée.

Samedi 31 mars - 20h00
Villeneuve d'Ascq - Charleville-Mézières
Roche Vendée - Hainaut Basket
Lattes Montpellier - Nice
Tarbes - Nantes Rezé

Déjà joué
Basket Landes - Mondeville 75-55

Tous les matches sont à suivre en direct et gratuitement sur www.lfbtv.fr

30/03/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)

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