finale
 


Deux équipes invaincues dans la compétition, deux équipes ayant gagné leur quart de finale avec au moins 20 points d'avance. La France avait fort à faire contre l'Australie, l'une des meilleures nations au monde, qui a remporté ses matches avec une moyenne de 26 points depuis le début du mondial. 

Inspirée dès la deuxième minute du match, Zoé Wadoux débloque le compteur tricolore à trois points, le point rageur, symbole de l'état d'esprit avec lequel les Françaises abordent cette rencontre. Sûrement tétanisées par l'enjeu, les deux formations ont des difficultés à poser le jeu et à trouver des tirs ouverts par la suite. Une fois le  rythme retombé, un duel au à coude s'engage entre ces deux équipes invaincues, alors que les joueuses d'Arnaud Guppillotte ne parviennent à contenir une Isabel Leigh Palmer intenable (11 points sur les 17 de son équipe, à 3/4 à 3 points). Déjà handicapées par les fautes (2 pour Marine Fauthoux), les Bleues retournent sur le banc à l'issue du quart-temps avec 8 points de retard (11-19) en peinant à trouver des solutions offensives (4/14 au tir). 

Dès l'entame du deuxième acte, les Australiennes, très en réussite derrière l'arc contrairement aux Bleues, creusent encore plus l'écart. Très rugueuses en défense, les Vertes et Or empêchent les Tricolores de mettre en place le jeu offensif qui les a singularisées jusque-là (15-27 au milieu du deuxième quart-temps). Ce sont deux contre-attaques de Zoé Wadoux et Iliana Rupert qui semblent sonner la révolte française avant de voir les deux meilleures scoreuses australiennes (Lily Scanlon, 12 points et Isabel Leigh Palmer 14 points) s'illustrer à nouveau face à la maladresse criante des Tricolores qui rentrent au vestiaire avec un retard de 15 points (21-36). 

La deuxième mi-temps s'engage mieux : un caviard délivré par Marine Fauthoux, un tir primé et une faute provoquée par la meneuse relancent les joueuses évoluant en blanc ce soir. Plus agressives, en témoigne la présence au rebond offensif, les Françaises repassent sous la barre des dix points. En seulement deux minutes, les Championnes d'Europe U16 font honneur à leur palmarès et reprennent la tête, grâce à une excellente défense (rebonds et interceptions), et à la qualité de tout un collectif sous l'impulsion de Zoé Wadoux. Infligeant un 22-5 à leurs adversaires dans le quart-temps, à la suite d'un trois points de Kendra Chery, les Bleues réalisent le come-back au moment où il le fallait et sortent en tête avant les dix dernières minutes (43-41). 

Un mano à mano s'engage dans le dernier acte, à l'avantage des Tricolores qui prennent 7 points d'avance à 4 minutes de la fin du match. Iliana Rupert ne laisse rien passer dans sa raquette et c'est à l'extérieur que les Australiennes trouvent quelques solutions. A 1'30 de la fin, les Françaises mènent de 5 points, avant un tir plus que décisif de Marine Fauthoux à trois points. A l'issue d'une fin de match haletante à coup de lancer-francs, les Tricolores finissent par s'imposer et s'assurent une médaille mondiale, après celle européenne décrochée l'année dernière. Incroyable. Elles joueront la finale demain, à 19h30 contre la Hongrie ou les Etats-Unis. 

France - Australie : 68-58

28/07/2018 - Fantine Tessereau
 


Finale Espoirs LFB

Lyon (NF2) bat Nantes Rezé (NF1) 57-32
Dans une finale fermée à double tour (11-9 après 10 minutes), les protégées de Fred Berger ont fait le trou dans le deuxième quart-temps pour rejoindre les vestiaires avec une belle avance (31-17). Un écart qui n'a cessé de grandir dans la troisième période (45-26, 30') puis jusqu'au bout d'un match totalement maîtrisé par les jeunes lyonnaises (+25 au final). Capitaine de l'ASVEL, Coline Franchelin a montré la voie avec 19 points.

Cette victoire va permettre à Lyon d'évoluer en NF1 pour la saison 2018-2019. Après deux saisons passées à ce niveau, les mini-Déferlantes retourneront elles à l'échelon inférieur.

14/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Finale Coupe de France - Trophée Joë Jaunay

Dans une ambiance bouillante assurée par une grosse délégation ardennaise, les Tango prennent les commandes face à des Flammes sans adresse (0-7, 3'). La huitième tentative carolo trouve enfin le cercle mais Marine Johannes est déjà en jambes côté berruyer (2-14, 5'). La blessure de Kaleena Lewis n'arrange rien aux affaires d'un FCBA qui subit des deux côtés du terrain. Et comme les rotations opérées par Olivier Lafargue fonctionnent, Bourges creuse logiquement l'écart. Un sursaut dans la dernière minute remet Charleville-Mézières à l'endroit (14-24, 10').

Passée du Cher aux Ardennes à l'intersaison, Clarissa Dos Santos redonne de l'espoir au kop carolo. Bourges garde néanmoins son adversaire à distance à coup de tirs lointains signés Marine Johannes (4/5 à la pause). Il faut toute la hargne de Valeriya Berezhynska pour ne pas voir les Flammes s'éteindre (26-35, 17'). Portées par un grain de folie et une légère baisse de régime berruyère, les partenaires d'Amel Bouderra parviennent à passer sous la barre des 10 points avant le repos (32-40).

L'envie ardennaise est toujours présente et le doute pointe doucement son nez côté Tango. Moins à l'aise qu'en début de match, Valériane Ayayi et ses copines vont devoir faire le dos rond. La confiance semble revenue chez les Flammes à l'image de Kalis Loyd qui marque 5 points consécutifs (45-47, 24'). Un triple de Cristina Ouvina puis une faute offensive coupent l'élan du FCBA. Bourges a laissé passer l'orage et reprend ses aises grâce à une Sarah Michel virevoltante (49-59, 30').

Le premier panier primé d'Amel Bouderra, après quatre échecs, puis celui de Loyd ramènent rapidement les Carolomacériennes au contact. Incandescente, la Suédoise récidive derrière l'arc obligeant Olivier Lafargue à stopper le jeu suite à ce 9-0 (58-62, 34'). Valériane Ayayi, précieuse dans cette finale, et l'expérience de l'inusable Laia Palau (38 ans), font un bien fou aux Tango qui respirent après le coup de chaud carolo. Les Ardennaises ne reviendront pas. Bourges remporte, comme l'année dernière, la Coupe de France.

Déjà meilleure joueuse de la finale en 2016 avec Lattes Montpellier, l'internationale tricolore Valériane Ayayi a logiquement été désignée MVP Pierre Lannier du match.

Déclarations d'après match

Valériane Ayayi (MVP de la finale et joueuse de Bourges) : "Je n’en pouvais plus. C’est tout le stress d’une semaine de travail longue et intense. Après notre défaite contre les Flammes il y a une semaine nous n’avons pas remis tout en question. On ne jouait pas sur nos forces et on savait où on voulait aller. Bourges est une équipe qui sait ce qu’elle a à faire pour gagner. A aucun moment je n’ai eu peur de perdre. J’étais sereine de ce qu’on produisait sur le terrain, de notre défense, de mes coéquipières. MVP ? Je n’en ai rien à faire. C’est bien mais ce qui compte c’est d’avoir un titre avec des filles géniales."

Amel Bouderra (capitaine de Charleville-Mézières) : "On savait que les battre la semaine dernière ne changeait rien, ni pour elles, ni pour nous. On a gagné le mauvais match. Elles ont été plus intenses, plus prêtes. Dans ce genre d’événement ça se paye. On a lâché beaucoup d’énergie pour revenir. Il ne fallait pas partir avec un trop gros écart, on l’a déjà vécu l’an passé. C’est toujours une déception de perdre, surtout face à une tribune toute rouge. Mais il ne faut pas oublier la fierté d’être deux fois en finale."

Romuald Yernaux (coach Charleville-Mézières) : "Bourges a été supérieur dans la régularité sur l’intensité. Le début de match est un fait de jeu et je savais qu’on serait capable de recoller. Notre collectif est nourri de valeur. Je tire mon chapeau à mon équipe. Malgré les blessures on a cherché à s’adapter. Ce qui nous est tombé dessus ce soir c’est qu’on tire sur l’effectif depuis trois mois. Bourges, par ses rotations, a imposé un niveau d’intensité très élevé. Forcément les regrets sont là mais la meilleure façon de gagner des finales c’est d’en jouer."

Olivier Lafargue (coach Bourges) : "Charleville est une très bonne équipe qui nous a battus deux fois de suite. Les filles avaient conscience que cela dépendait avant tout de nous. Au basket il faut savoir gérer les bons comme les mauvais moments. Même à +10 j’avais encore de l’appréhension. Parce que je les connais bien. Elles pouvaient toujours revenir."

Bourges (LFB) bat Charleville-Mézières (LFB) 82-70

21/04/2018 - Arnaud Dunikowski
 


C’est certainement deux des centres de formation féminin les plus prolifiques de ces dernières années qui se sont retrouvés face-à-face ce matin en finale de la Coupe de France à l’AccorHotels Arena.

Ce duel d’expertes (10 coupes de France U17 cumulées pour les deux clubs) est parti sur les chapeaux de roues, les Mondevillaises ont été les premières à faire le break mais ce maigre avantage n’a pas duré bien longtemps. Les jeunes lyonnaises rendent coup pour coup et le jeu rapide des Normandes trouve pour réponse l’adresse de Clarisse Vergiat (5 points et 4 rebonds).

En marquant deux paniers de suite, Océane Robin (15 points et 11 rebonds) permet à l’USOM de prendre un peu d’air et ainsi de rejoindre les vestiaires avec un petit matelas de 3 petits points (33-30).

Lyon est revenu en grande forme et a infligé un 6 à 0 aux Mondevillaises grâce notamment à un bon jeu de transition conclu par Maroussia Droguet (7 points). La coach de l’USOM Dessislava Anguelova remet alors de l’ordre dans la maison normande mais Lyon continue de trouver les bons espaces à l’image d’Eve Wembanyama (35-38, 23’).

Mondeville ne craque pas pour autant et profite même de petits flottements de son adversaire pour revenir à sa hauteur grâce à un joli panier de la prometteuse Ewl Guennoc (15 matches en LFB cette saison). Le coude à coude se poursuit et tout va se jouer dans le dernier quart-temps (41-39).

Chaque panier est très important, la bataille est rude. Mondeville prend peu à peu le dessus avant de se détacher sur un missile d'Océane Robin (47-42, 32'). La tonique Vaciana Gomis (21 points, 6 rebonds) très active des deux côtés du terrain à l'occasion de créer un écart significatif mais les Lionnes s'accrochent à l'image de la combative Eve Wembanyama (7 points et 7 rebonds). Un trois-points de Marie Pardon (8 points, 5 rebonds, 8 passes et 7 interceptions remet même les deux équipes à égalité (53-53), il reste 4 minutes à jouer. La jeune arrière récidive quelques instants plus tard, les deux équipes ne se lâchent plus. Au jeu des lancer-francs, les joueuses de l'USO Mondeville se montrent les plus solides et un panier opportuniste d'Ewl Guennoc (6 points et 7 rebonds) semble offrir la victoire aux Normandes. Mais un sursaut et surtout un missile de Secchiaroli (9 points) ramène Lyon à un point 63-64 à 10 secondes de la fin. Louise Bussière (9 points et 9 rebonds) ne tremble pas aux lancers et Mondeville remporte son 5e titre dans cette compétition.

Mondeville bat Lyon : 66-63 

Déclarations d'après match :
- Frédéric BERGER (Coach de Lyon) : "On a raté 3-4 moments clés du match ! On avait la capacité de passer plusieurs fois devant, c'est là qu'il aurait fallu être plus incisif. On a plutôt subi dans ces moments là. La Coupe était pour nous un vrai objectif ! On s'est entraîné plusieurs fois cette année dans des grandes salles comme l'Astroballe afin de se préparer à ce type d'environnement".

- Marie PARDON (Joueuse de Lyon) : "On a beaucoup de déception car on a beaucoup travaillé pour cette finale. L'environnement de la salle n'a pas jouer en notre faveur. On a laissé beaucoup de deuxième chance à notre adversaire".

- Vaciana GOMIS (MVP et joueuse de Mondeville) : "On a un peu appréhendé la salle, l'environnement au début du match. On a eu un peu peur de perdre. On a perdu beaucoup de ballons par manque de rigueur et par précipitation. On ne va pas dans un centre de formation qui n'a pas d'histoire, c'est pour ça que j'ai choisi l'USOM".

- Dessislava ANGUELOVA (Coach de Mondeville) : "On mérite la victoire. Je félicite également l'ASVEL. On a perdu beaucoup de ballons à cause de l'enjeux, on est tellement dans l’instant, on ne réfléchit pas trop dans nos transmissions. Océane ROBIN a fait son meilleur match de l'année. Ce groupe là est né pour des matches comme celui-ci ! Le groupe à une grosse force de caractère, elles sont très talentueuses. A Mondeville, le Centre de Formation travaille à côté de l'Equipe première. Cette politque permet de sortir des joueuses de très bon niveaux. On vise à présent le Final Four U17".


 

21/04/2018 - Sylvain Bourdois Chupin

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