Bourges
 


Playoffs - Finale match 3

Tarbes - Bourges 64-63 a.p
L'ambiance de feu mise par les supporters tarbais ne dérange pas Bourges qui part pied au plancher (6-0, 1'). Laia Palau répond au primé de Michelle Plouffe. La Canadienne trouve de nouveau le chemin du filet pour garder son équipe au contact (10-11, 4'). Le bon passage de Marine Johannes remet les Tango en marche. Adja Konteh et Christelle Diallo ne veulent pas voir l'écart grossir et le TGB n'a que 6 points de retard à la fin du premier quart-temps (14-20).

L'agressivité défensive des Bigourdanes porte ses fruits. Bourges s'égare mais maintient l'écart grâce à un rebond offensif performant. Les fautes pleuvent, les Tango sont dans la pénalité après 3'20 dans le 2ème QT. La tension est palpable sur le terrain avec un jeu qui se durcit à l'image du duel Gaye-Godin sous le cercle. L'adresse de Bjorklund, le travail de sape d'Aby Gaye et le culot de Tima Pouye permettent à Tarbes de relancer le match à la pause (29-33).

Les deux formations ne tardent pas à retrouver le rythme. M. Plouffe plante de loin, Ouvina l'imite. Aby Gaye se montre mais c'est toujours Bourges qui a la main (34-38, 25'). L'intérieure tarbaise est à son aise et Diallo, en rotation, oblige Olivier Lafargue à prendre un temps-mort. Le TGB revient par Bjorklund et sur un triple de Pouye, le TGB n'a jamais été aussi près (43-44, 30').

Pour la première fois du match, Tarbes passe devant grâce à Konteh. Le chassé-croisé s'installe entre une équipe tarbaise euphorique et un Bourges mis sous pression (54-54, 35'). Le sang-froid d'Elodie Godin à mi-distance fait du bien aux Berruyères. A une minute du terme, le suspense est entier (58-58). Palau perd la balle mais se rattrape dans la foulée avec un contre magistral sur Tima Pouye. Plus rien n'est marqué et les deux équipes filent en prolongation (58-58).

Des minutes supplémentaires qui font monter un peu plus la température d'un Quai de l'Adour déjà brûlant. Et même incanscent quand Bjorklund donne deux unités d'avance à son équipe. Bourges, de son coté, est en panne sèche (60-58, 43'). Godin et Ayayi remettent du gaz, M. Plouffe assure sur la ligne (62-62, 44'). Naomi Mbandu fait 2/3 aux lancers (64-63 et 20s à jouer). Le dernier tir d'Elodie Godin, bien démarquée, ne trouve pas le cercle. Tarbes est toujours en vie !

Bourges mène 2-1

Match 4 - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

24/05/2018 - A Tarbes, Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Playoffs - Finale match 3

Jeudi 24 mai - 20h45 sur SFR Sport 2

Tarbes - Bourges
Balayé à deux reprises dans le Cher à 48h d'intervalle, le TGB sait que ses chances de remporter les finales LFB 2018 sont minces. L'ampleur du score (86-66 et 80-56) a forcément laisser des traces dans les esprits des Bigourdanes mais au moment de recevoir Bourges pour un (ou deux) match(s) dans son Quai de l'Adour, il n'y aura pas de calcul à faire. Soit les filles de François Gomez réussissent à se remobiliser pour pousser les Tango à disputer une quatrième manche, soit le club du Cher entrera encore plus dans la légende du basket français.

A domicile cette saison, Tarbes n'a perdu que deux fois et venir s'imposer en Bigorre nécessitera des nerfs solides. Mais vues les deux prestations fournies par les Berruyères lors des matches 1 et 2, on peut penser que le record de 13 titres, actuellement co-détenu par Bourges et Clermont UC, n'a jamais été aussi près de tomber.

Bourges mène 2-0

Match 4 (si nécessaire) - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

23/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Playoffs - Finale match 2

Bourges bat Tarbes 80-56
A l'opposé de ce qu'il avait proposé dimanche, le TGB démarre fort notamment en défense. Valériane Ayayi, deux primés de suite, calme les ardeurs bigourdanes (6-2, 3') mais pas une Adja Konteh en grande confiance. Deux joueuses qui régalent dans ce premier quart-temps avec 11pts pour la Berruyère et 13 pour la Tarbaise après 10 minutes (17-19).

Alors que l'on avait assisté à une entrée en matière rythmée, la suite semble plus compliquée pour les deux équipes. Tirs ratés, balles perdues...le jeu se hache (20-19, 14') à cause d'une défense tarbaise qui perturbe Bourges. Marine Johannes débloque la situation avec 7 points de rang et sur un tir à 3pts au buzzer signé Ayayi, Bourges prend ses distances (37-29 à la pause).

Sur sa lancée du 2ème QT, Marine Johannes trouve la mire derrière l'arc, enrhume Michelle Plouffe pour un double-pas puis caviardise Elodie Godin (44-29, 22'). Les Tarbaises accumulent les mauvais choix en préférant les actions individuelles alors que Bourges déroule son jeu à merveille à l'image de Laia Palau. Dominé 27-8 dans ce quart-temps, le TGB vient d'exploser en plein vol (64-37, 30').

Assurées d'un deuxième succès dans ces finales LFB 2018, les Berruyères, comme lors du match 1, gèrent parfaitement leur avance. Tarbes s'en remet à la jeunesse de Naomi Mbandu, Tima Pouye et Shauna Beaubrun pour réduire l'écart (68-52, 34'). Les Tango terminent la rencontre sans forcer et veulent désormais finir le travail dès jeudi sur les bords de l'Adour. A domicile, les Tarbaises montreront à coup sûr un autre visage pour éviter le sweep.

Bourges mène 2-0

Match 3 - Jeudi 24 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 4 (si nécessaire) - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

21/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Playoffs - Finale match 2

Lundi 21 mai - 20h45 sur SFR Sport 2

Bourges - Tarbes
Sans solution quand l'armada berruyère s'est mise en ordre de marche en début de deuxième quart-temps samedi soir, Tarbes devra serrer les rangs ce lundi pour éviter de prendre un éclat aussi rapidement dans le match. Les Tango, sur un nuage au niveau de l'adresse en première mi-temps, ont elles joué une partition parfaite devant leur public et réitérer cette performance (86-66) pourrait les rapprocher un peu plus du titre. Mais à +30 au tabeau d'affichage, elles ont (logiquement) levé le pied, laissant le TGB revenir au score. C'est sur ce point qu'Olivier Lafargue va sans doute insister pour garder ses filles dans le bon chemin alors qu'il sera un motif d'espoir pour la formation bigourdane.

Bourges mène 1-0

Match 3 - Jeudi 24 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 4 (si nécessaire) - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

20/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Playoffs - Finale match 1

Bourges bat Tarbes 86-66
Bien lancées par Katherine Plouffe et Marine Johannes, les Tango prennent rapidement les devants (9-3, 3'). Tarbes résiste comme il peut en s'appuyant sur son intérieure Aby Gaye ainsi que l'Espagnole Ana Suarez. Face à une équipe berruyère très adroite (8/11 à 2pts), le TGB pointe à -9 après 10 minutes (26-17).

L'écart continue de grimper à coups de 3 points avec Valériane Ayayi, Laia Palau par deux fois et l'intenable Johannes. Sonnées par un 11-0 (40-19), les partenaires d'Adja Konteh stoppent un temps l'hémorragie avant de voir Bourges accélérer à nouveau grâce à sa réussite longue distance (70% à 3pts à la pause). Un tir primé de Tima Pouye au buzzer permet aux Tarbaises d'entretenir la flamme (57-29).

Fortes de cette avance, les Berruyères se mettent en mode contrôle. Aby Gaye, muselée sous le cercle, n'y arrive pas et Diandra Tchatchouang en profite pour faire passer la barre des 30 points à son équipe (67-36, 25'). Seule note positive pour le club bigourdan, il remporte ce 3ème quart-temps (14-12) mais reste toujours bien loin des locales (69-43).

La dernier quart temps ne devrait être qu'une formalité pour Bourges car les filles de François Gomez semblent déjà tournées vers le match 2. Au combat dans la peinture, Christelle Diallo se charge de réduire l'écart (75-51, 35'). Aby Gaye remet le nez à la fenêtre, les Tango ont clairement levé le pied ce qui a le don d'agacer Olivier Lafargue. Bourges l'emporte finalement 86-66 et cherchera à doubler la mise dès lundi à l'occasion du match 2.

Bourges mène 1-0

Match 2 - Lundi 21 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Bourges - Tarbes
Match 3 - Jeudi 24 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 4 (si nécessaire) - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

Playoffs - Matches de classement 5-6 retour

Basket Landes - Villeneuve d’Ascq 61-82 / Revoir le match
Bien entrées dans le match, les Nordistes se sont rapidement mises à l'abri (14-31, 10'). A la pause, les jeux étaient faits (25-52) et il ne restait plus qu'à gérer pour l'ESBVA-LM. La deuxième mi-temps a permis aux locales de réduire un peu l'addition grâce à Queralt Casas (21pts, 7rbds, 6 passes) qui a réussi ses adieux au public landais. Côté villeneuvois, le 5 majeur a été performant à l'image de Jo Leedham (17pts, 8rbds, 7 passes). Ce succès permet aux Guerrières de terminer à la 5ème place des playoffs.
Villeneuve d'Ascq 2-0

19/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Playoffs - Finale match 1

Samedi 19 mai à 20h45 sur SFR Sport 2

Bourges - Tarbes
Classico des finales LFB, l'opposition entre les Tango et Tarbes s'inscrit historiquement entre les Bourges - USVO (8 finales) et Bourges - BLMA (5). Les trois affrontements ont eu lieu entre 2009 et 2011 avec deux titres pour les filles du Cher (2009 et 2011) entrecoupés du sacre des Tarbaises emmenées par Isabelle Yacoubou en 2010. Alors qu'à cette époque les deux formations dominaient le championnat, l'édition 2018 des finales LFB verra le favori (Bourges) affronter la surprise Tarbes (6ème de la saison régulière).

En effet, la présence des Berruyères en finale s'inscrit dans la lignée d'une saison où tous les objectifs ont été remplis (Match des Champions, Coupe de France, quart de finale en Euroligue). Celle du TGB est plus inattendue. L'équipe dirigée par François Gomez, récemment élu meilleur entraîneur de LFB, a bien réalisé quelques "coups" dans la saison (et notamment une victoire contre Bourges lors de la 2ème journée) mais rien ne prédisposait les Bigourdanes à se retrouver à ce stade. En playoffs, que ce soit face au champion en titre (ESBVA-LM) ou dans l'antre des Flammes, le TGB s'est à chaque fois sublimé pour éliminer deux favoris, le tout sans l'avantage du terrain. Une chose qu'Olivier Lafargue, le guide berruyer, n'oubliera pas de faire remarquer à ses joueuses au moment de lancer le premier match des finales LFB 2018.

Match 2 - Lundi 21 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Bourges - Tarbes
Match 3 - Jeudi 24 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 4 (si nécessaire) - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

Playoffs - Matches de classement 5-6 retour

Samedi 19 mai à 20h00 sur LFB TV
Basket Landes - Villeneuve d’Ascq
Aller : Villeneuve d'Ascq 79-72

Belle (si nécessaire) : mardi 22 mai à 20h00 à Villeneuve d’Ascq

18/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Finale Coupe de France - Trophée Joë Jaunay

Dans une ambiance bouillante assurée par une grosse délégation ardennaise, les Tango prennent les commandes face à des Flammes sans adresse (0-7, 3'). La huitième tentative carolo trouve enfin le cercle mais Marine Johannes est déjà en jambes côté berruyer (2-14, 5'). La blessure de Kaleena Lewis n'arrange rien aux affaires d'un FCBA qui subit des deux côtés du terrain. Et comme les rotations opérées par Olivier Lafargue fonctionnent, Bourges creuse logiquement l'écart. Un sursaut dans la dernière minute remet Charleville-Mézières à l'endroit (14-24, 10').

Passée du Cher aux Ardennes à l'intersaison, Clarissa Dos Santos redonne de l'espoir au kop carolo. Bourges garde néanmoins son adversaire à distance à coup de tirs lointains signés Marine Johannes (4/5 à la pause). Il faut toute la hargne de Valeriya Berezhynska pour ne pas voir les Flammes s'éteindre (26-35, 17'). Portées par un grain de folie et une légère baisse de régime berruyère, les partenaires d'Amel Bouderra parviennent à passer sous la barre des 10 points avant le repos (32-40).

L'envie ardennaise est toujours présente et le doute pointe doucement son nez côté Tango. Moins à l'aise qu'en début de match, Valériane Ayayi et ses copines vont devoir faire le dos rond. La confiance semble revenue chez les Flammes à l'image de Kalis Loyd qui marque 5 points consécutifs (45-47, 24'). Un triple de Cristina Ouvina puis une faute offensive coupent l'élan du FCBA. Bourges a laissé passer l'orage et reprend ses aises grâce à une Sarah Michel virevoltante (49-59, 30').

Le premier panier primé d'Amel Bouderra, après quatre échecs, puis celui de Loyd ramènent rapidement les Carolomacériennes au contact. Incandescente, la Suédoise récidive derrière l'arc obligeant Olivier Lafargue à stopper le jeu suite à ce 9-0 (58-62, 34'). Valériane Ayayi, précieuse dans cette finale, et l'expérience de l'inusable Laia Palau (38 ans), font un bien fou aux Tango qui respirent après le coup de chaud carolo. Les Ardennaises ne reviendront pas. Bourges remporte, comme l'année dernière, la Coupe de France.

Déjà meilleure joueuse de la finale en 2016 avec Lattes Montpellier, l'internationale tricolore Valériane Ayayi a logiquement été désignée MVP Pierre Lannier du match.

Déclarations d'après match

Valériane Ayayi (MVP de la finale et joueuse de Bourges) : "Je n’en pouvais plus. C’est tout le stress d’une semaine de travail longue et intense. Après notre défaite contre les Flammes il y a une semaine nous n’avons pas remis tout en question. On ne jouait pas sur nos forces et on savait où on voulait aller. Bourges est une équipe qui sait ce qu’elle a à faire pour gagner. A aucun moment je n’ai eu peur de perdre. J’étais sereine de ce qu’on produisait sur le terrain, de notre défense, de mes coéquipières. MVP ? Je n’en ai rien à faire. C’est bien mais ce qui compte c’est d’avoir un titre avec des filles géniales."

Amel Bouderra (capitaine de Charleville-Mézières) : "On savait que les battre la semaine dernière ne changeait rien, ni pour elles, ni pour nous. On a gagné le mauvais match. Elles ont été plus intenses, plus prêtes. Dans ce genre d’événement ça se paye. On a lâché beaucoup d’énergie pour revenir. Il ne fallait pas partir avec un trop gros écart, on l’a déjà vécu l’an passé. C’est toujours une déception de perdre, surtout face à une tribune toute rouge. Mais il ne faut pas oublier la fierté d’être deux fois en finale."

Romuald Yernaux (coach Charleville-Mézières) : "Bourges a été supérieur dans la régularité sur l’intensité. Le début de match est un fait de jeu et je savais qu’on serait capable de recoller. Notre collectif est nourri de valeur. Je tire mon chapeau à mon équipe. Malgré les blessures on a cherché à s’adapter. Ce qui nous est tombé dessus ce soir c’est qu’on tire sur l’effectif depuis trois mois. Bourges, par ses rotations, a imposé un niveau d’intensité très élevé. Forcément les regrets sont là mais la meilleure façon de gagner des finales c’est d’en jouer."

Olivier Lafargue (coach Bourges) : "Charleville est une très bonne équipe qui nous a battus deux fois de suite. Les filles avaient conscience que cela dépendait avant tout de nous. Au basket il faut savoir gérer les bons comme les mauvais moments. Même à +10 j’avais encore de l’appréhension. Parce que je les connais bien. Elles pouvaient toujours revenir."

Bourges (LFB) bat Charleville-Mézières (LFB) 82-70

21/04/2018 - Arnaud Dunikowski
 


Les clubs français et les coupes d’Europe, c’est une histoire d’amour où l’on retrouve en fil rouge les Tango de Bourges.

Après le Clermont Université Club, cinq fois finaliste de la Coupe des Clubs Champions (C1) dans les années 70, les clubs français ont connu une traversée du désert avant de s’exposer de nouveau à la lumière à partir des années 90. Challes-les-Eaux entra dans l’histoire en 1993 en participant au Final Four de ce qui deviendra l’Euroligue, mais c’est Bourges qui fut le véritable club pionnier en remportant tout d’abord la Coupe Ronchetti (C2) puis trois fois l’Euroligue (1997,1998 et 2001).
Lorsque le CJM Bourges gagna sa première coupe d’Europe, c’était déjà un club de pointe avec 5MF de budget pour l’équipe pro, 125 entreprises partenaires, 2 400 spectateurs en moyenne, huit joueuses et deux entraîneurs pros et une secrétaire à temps partiel. Le président Pierre Fosset avait réuni quelques étoiles dont le coach russe Vadim Kapranov, sa compatriote Elena Koudashova, la Slovaque Anna Kotocova et les Françaises Yannick Souvré, Odile Santaniello, Amy Cissé, Martine Campi bientôt rejointes par Cathy Melain et Isabelle Fijalkowski.
C’est avec un noyau dur d’internationales françaises, y compris Anna Kotocova qui se verra délivrer plus tard le passeport national, que Bourges passa la vitesse supérieure et devient trois fois la meilleure équipe d’Europe. L’édition de 1998 fut particulièrement mémorable puisque le Final Four se tint au Prado de Bourges. En finale, les Tango repoussèrent le Getafe Madrid 76-64 avec 21 points de Odile Santaniello et autant de la Tchèque Eva Nemcova.
« Oui, on est très fortes psychologiquement mais on ne fait rien de particulier pour ça, » confia Yannick Souvré devenue le symbole du basket féminin français qui gagne. « C’est le mystère Kapranov. Il dit peu de choses mais quand il les dit, ça prend une telle ampleur… De nature une femme n’a pas confiance en elle, j’en sais quelque chose. Mais Vadim m’a toujours fait croire que j’étais meilleure que la fille d’en face. »

Deux clubs français en finale de l’Euroligue

2001 fut une année magique pour le basket féminin français. Les « Filles en Or » furent sacrées championnes d’Europe au Mans et, quelques semaines auparavant, deux clubs français s’étaient retrouvés en finale de l’Euroligue, à Messine, en Sicile. Un exploit unique. Cela devait marquer le passage du témoin entre Bourges et Valenciennes. Seulement, ce sont les Berruyères qui réalisèrent le triplé après une victoire sur le fil sur un layup de Cathy Melain, 73-71. La seule défaite de l’USVO de la saison. Yannick Souvré remporta ainsi un nouveau trophée et une invitation à « Tout le monde en parle » de Thierry Ardisson, preuve que les succès des basketteuses ne passaient pas inaperçus.
Une ère se terminait, une autre s’ouvrait, celle de Valenciennes. C’est à Liévin, en terre nordiste et devant ses supporters inconditionnels, que l’USVO remporta la première de ses deux Euroligue avec une véritable Dream Team : Ann Wauters, Allison Feaster, Isabelle Fijalkowski, Audrey Sauret, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema, qui était aussi selon son coach Laurent Buffard « un groupe de filles formidables ».
Le banc de l’USVO était si riche que l’on y trouvait tout au bout une véritable légende du basket mondial, Teresa Edwards, cinq fois médaillée olympique (dont quatre fois en or) et à 37 ans au soir de sa carrière. « Il y a eu un respect mutuel. Ces filles-là sont douées, elles jouaient bien avant que j’arrive et je n’étais pas là pour leur rendre la tâche difficile ni pour leur enseigner quoique ce soit parce qu’elles avaient déjà bien travaillé », commenta l’étoile américaine avec beaucoup d’humilité.

Après Valenciennes, Ann Wauters se met au service de Villeneuve d’Ascq

La C2, que l’on appela Coupe Ronchetti puis Eurocoupe à partir de 2002, a également plusieurs fois souri aux clubs français. Après Bourges en 1995, Tarbes la remporta l’année suivante, puis ce fut au tour de Aix-en-Provence en 2003, lequel tomba en finale trois ans plus tard comme Arras en 2011.
Le passé récent nous a offert de nouvelles belles émotions. C’est face au club belge des Castors de Braine et dans l’atmosphère de kermesse de Charleroi que Villeneuve d’Ascq remporta cette Eurocoupe en 2015.
La présence de Ann Wauters au centre de son dispositif fut déterminante. La légende belge apporta sa taille, sa technique, son expérience et sa sérénité. Le fait d’être huée par ses compatriotes tout au long du match retour ne la troubla pas le moins du monde. Alors que les Villeneuvoises avaient perdu 64-68 dans leur fief, elles balayèrent les Belges au retour, 73-53. Les Guerrières avaient sorti leurs griffes le jour J.
« Il y avait trois facteurs : émotion, engagement, stratégie », commenta Frédéric Dussart, coach de l’ESBVA-LM et prof d’EPS à mi-temps. « Pour la stratégie, j’ai proposé des choses qui ont été validées ou modifiées par les filles, un managérat participatif, comme Claude Onesta au hand. Pour l’engagement, on a ressorti des phrases du match aller où les Belges disaient qu’elles avaient gagné sur le fighting spirit, ce qui fait mal d’entendre ça. Pour l’émotion, on a dit qu’à 12 contre 6 000, il fallait garder le visage fermé, zéro émotion. »
Villeneuve d’Ascq ne put réaliser le doublé. L’année suivante, les Nordistes furent vaincues en finale par Bourges, les deux clubs étant écartés de la phase finale de l’Euroligue. Quinze ans après Messine, deux clubs français s’étaient retrouvés de nouveau ensemble sur une cime européenne.

18/04/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Le plus gros palmarès du basket français (3 Euroligue, 2 Eurocoupe, 13 titres de Champion de France, 9 Coupes de France...) avait mis les petits plats dans les grands samedi à l'occasion de la venue de Roche Vendée. Au cours d'une cérémonie en amont du match, 10 personnalités ont été intronisées au Hall of Fame du club berruyer. Qu'elles soient joueuses ou entraîneurs, elles ont toutes, à un moment de l'histoire, pris part à la légende Tango.

A l'image de ce qui se fait en NBA, et parce que leur trace restera à tout jamais gravée dans les annales berruyères, ces légendes ont vu leur numéro de maillot retiré.

Hall of Fame Tango Bourges Basket - Promotion 2018

Joueuses
Isabelle Fijalkowski (1995-1997)
Elena Khoudachova (1993-1995)
Ilona Korstine (1998-2003)
Anna Kotocova (1994-2001)
Cathy Melain (1995-2003 & 2005-2009)
Emmeline Ndongue (2000-2004 & 2006-2014)
Odile Santaniello (1994-1999)
Yannick Souvré (1993-2003)

Entraîneurs
Vadim Kapranov (1993-1999)
Cathy Malfois (1989-1993)

09/04/2018
 


Ligue Féminine - Journée 20

Lyon - Bourges 41-63 / Revoir le match
En n'encaissant que 14 points en première mi-temps, sans sa capitaine et premier rempart Elodie Godin blessée, Bourges a assuré la victoire avec une défense totalement hermétique. Les Lyonnaises ont eu un mal fou à trouver le chemin du cercle (4/28 pour le quator Peters-Allen-Robert-Allemand), notamment à longue distance (1/12). Cette assise défensive a permis à Valériane Ayayi (18pts, 7rbds) et ses partenaires de dérouler leur jeu (14-31 à la pause), sans laisser le moindre espoir à l'ASVEL de Marième Badiane (16pts). Après cinq victoires consécutives, la série des Lionnes s'est arrêtée. Il leur faudra rapidement se mobiliser car deux rencontres importantes dans la course au Top 4 vont arriver face à Lattes Montpellier et Villeneuve d'Ascq. Pour les Berruyères et Marine Johannes (15pts), la première place est acquise et le club du Cher pourra fêter ses légendes l'esprit libre la semaine prochaine avant la réception de Roche Vendée.

Samedi 31 mars - 20h00
Villeneuve d'Ascq - Charleville-Mézières
Roche Vendée - Hainaut Basket
Lattes Montpellier - Nice
Tarbes - Nantes Rezé

Déjà joué
Basket Landes - Mondeville 75-55

Tous les matches sont à suivre en direct et gratuitement sur www.lfbtv.fr

30/03/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)

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