Laia Palau
 


Faire ressortir les joueuses étrangères qui ont marqué vingt ans de Ligue Féminine est forcément un choix subjectif. Ce qui saute aux yeux, c’est que les Américaines sont minoritaires et qu’outre l’Europe et l’Amérique, l’Afrique et l’Océanie sont représentées.

En tête de liste, choisie par les internautes pour figurer dans le « 5 Majeur » étranger de ces 20 ans, on trouve la Belge Ann Wauters, qui a la particularité d’avoir porté le maillot de Valenciennes à ses débuts (de 18 à 24 ans) puis de Villeneuve d’Ascq après avoir fait le tour de quelques-uns des plus grands clubs d’Europe (à 34 ans). Preuve de son impact, avec VO, elle a gagné deux fois l’Euroligue et avec l’ESBVA, une fois l’Eurocoupe.
« Elle habite à vingt minutes top chrono de la salle. Elle vivra chez elle. Elle a ses enfants, sa famille, elle est à l’abri financièrement et elle voulait jouer soit en Belgique, soit dans le nord de la France », commenta le coach des Guerrières, Frédéric Dusart, pour expliquer comment il avait déniché une telle pépite.
Lequel Frédéric Dusart a profité de cette proximité géographique avec la Belgique pour enrôler deux saisons Emma Meesseman, qui à 19 ans était l’un des plus grands espoirs du basket européen. Un statut qu’elle a confirmé par la suite en Russie et en WNBA. Autre joueuse de classe mondiale passée par Villeneuve d’Ascq, l’Ukrainienne Alina Iagupova, une boulimique de points qui a tenu un rôle majeur dans l’obtention du premier titre de champion de France du club en 2017.

KB Sharp : un record de longévité

La Lettone Gunta Basko (8 saisons dans quatre clubs différents), Ann Wauters et la Franco-Malienne Djéné Diawara (7 saisons) ou encore la Bulgare naturalisée française Polina Tzekova (10 saisons) ont fait preuve d'une longue fidélité à l’élite française.
« A 19 ans j'avais déjà été élue dans les dix meilleures joueuses européennes. Je me suis alors dit que je pouvais laisser quelque chose, une trace, dans l'Europe du basket. Je me suis mise à bosser, du matin jusqu'au soir j'étais dans la salle. A l'époque en Bulgarie, il y avait beaucoup de problèmes économiques, parfois on n'avait pas d'électricité dans la salle et je m'entraînais à la bougie », raconta Tzekova à propos de ses débuts dans son pays de naissance. A sa sortie du Lokomotiv Sofia, Polina a fait un passage de quatre ans à Priolo, en Italie, avant de s’installer définitivement dans le Sud Ouest, à Mourenx et à Tarbes où elle a joué en LFB jusqu’à l’âge canonique de 41 ans.

Mais c'est Kristen Brooke Sharp, meneuse franco-américaine du Bourges Basket, qui détient la palme avec 12 saisons consécutives en LFB. La native de Columbus a débarqué à Aix-en-Provence en 2006, est passée par Challes-les-Eaux avant de s'installer à Mondeville (2010-2013 puis 2014-2017), avec un crochet par Nice. 

Laia Palau : ce n’était qu’un au-revoir

Du fait de leur rang élevé en Europe, Bourges et Valenciennes ont abrité de nombreuses stars étrangères comme les Australiennes Kristi Harrower et Belinda Snell, les Grecques Evanthia Maltsi et Stella Kaltsidou, la Serbe Sonja Petrovic qui fut plus tard championne d’Europe avec Milica Dabovic, qui elle porta les maillots de Mondeville et Lyon.
Deux cas sont particulièrement à mettre en exergue. Celui de Ilona Korstine, qui fréquenta le centre de formation de Bourges, obtint la nationalité française, fut élue MVP Espoir de la LFB en 1999, mais poursuivi ensuite sa carrière à l’étranger et avec l’équipe nationale de Russie. Elle est aujourd’hui la Directrice Générale de la VTB League. L’autre, c’est la meneuse espagnole Laia Palau, qui a joué pour le club du Cher de 2004 à 2006 et qui est revenue au cours de la présente saison après avoir collectionné trophées et médailles en club et avec la sélection ibérique.

L’amour de la France

Malgré tout, plusieurs joueuses américaines ont laissé une trace indélébile dans l’histoire de la LFB. Même si son apport ne fut pas majeure car elle avait 38 ans lorsqu’elle fit une pige en 2002 avec Valenciennes pour gagner l’Euroligue, le nom de Teresa Edwards est inscrit dans ce Who’s Who de la Ligue Féminine car elle a participé à un record de cinq Jeux Olympiques et récolté quatre médailles d’or. Plus importante fut la contribution de sa compatriote Allison Feaster à la gloire de l’USVO. Cette diplômée en économie de la prestigieuse université d’Harvard, trois fois MVP étrangère de la LFB (2002, 2003 et 2004) était mariée avec Danny Strong qui en parallèle fit carrière en LNB. « J’adore jouer en Europe et notamment en France. J’adore ce pays. Je n’ai pas eu peur que le basket fasse du mal à notre couple », déclara-t-elle.
Tamika Whitmore a marqué les esprits pour avoir établi un record de 41 points avec Mourenx et contre Tarbes en 2006. Mistie Bass, fille d’un chanteur célèbre des années 60, pour avoir été double MVP étrangère de la Ligue Féminine (2011 et 2012). « Je suis Américaine mais je suis Française aussi. J’adore la culture française. Comme ça, je pourrais rester en France si je veux. Je voudrais essayer aussi de jouer en Équipe de France, pour l’expérience. » annonçait Mistie qui finalement est repartie précipitamment aux Etats-Unis et a eu un enfant avant de rebondir en Australie.
La Québécoise de langue anglaise Lizanne Murphy a également proclamé son amour de la France et elle a obtenu le passeport national à l’issue de son séjour ici.
« Depuis que je suis en France, je parle français toute la journée, ça aide beaucoup », racontait-elle alors qu’elle venait d’être sacrée MVP étrangère sous le maillot d’Angers. « Et dans les trois équipes où j’ai joué, j’étais la traductrice. Je peux désormais réfléchir en anglais et en français. Au Québec, par exemple, on ne dit pas une paire de basket ou de chaussures, mais une paire de souliers. Tout le monde se moque de moi quand je dis ça. »

23/05/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Playoffs - Finale match 1

Bourges bat Tarbes 86-66
Bien lancées par Katherine Plouffe et Marine Johannes, les Tango prennent rapidement les devants (9-3, 3'). Tarbes résiste comme il peut en s'appuyant sur son intérieure Aby Gaye ainsi que l'Espagnole Ana Suarez. Face à une équipe berruyère très adroite (8/11 à 2pts), le TGB pointe à -9 après 10 minutes (26-17).

L'écart continue de grimper à coups de 3 points avec Valériane Ayayi, Laia Palau par deux fois et l'intenable Johannes. Sonnées par un 11-0 (40-19), les partenaires d'Adja Konteh stoppent un temps l'hémorragie avant de voir Bourges accélérer à nouveau grâce à sa réussite longue distance (70% à 3pts à la pause). Un tir primé de Tima Pouye au buzzer permet aux Tarbaises d'entretenir la flamme (57-29).

Fortes de cette avance, les Berruyères se mettent en mode contrôle. Aby Gaye, muselée sous le cercle, n'y arrive pas et Diandra Tchatchouang en profite pour faire passer la barre des 30 points à son équipe (67-36, 25'). Seule note positive pour le club bigourdan, il remporte ce 3ème quart-temps (14-12) mais reste toujours bien loin des locales (69-43).

La dernier quart temps ne devrait être qu'une formalité pour Bourges car les filles de François Gomez semblent déjà tournées vers le match 2. Au combat dans la peinture, Christelle Diallo se charge de réduire l'écart (75-51, 35'). Aby Gaye remet le nez à la fenêtre, les Tango ont clairement levé le pied ce qui a le don d'agacer Olivier Lafargue. Bourges l'emporte finalement 86-66 et cherchera à doubler la mise dès lundi à l'occasion du match 2.

Bourges mène 1-0

Match 2 - Lundi 21 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Bourges - Tarbes
Match 3 - Jeudi 24 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 4 (si nécessaire) - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

Playoffs - Matches de classement 5-6 retour

Basket Landes - Villeneuve d’Ascq 61-82 / Revoir le match
Bien entrées dans le match, les Nordistes se sont rapidement mises à l'abri (14-31, 10'). A la pause, les jeux étaient faits (25-52) et il ne restait plus qu'à gérer pour l'ESBVA-LM. La deuxième mi-temps a permis aux locales de réduire un peu l'addition grâce à Queralt Casas (21pts, 7rbds, 6 passes) qui a réussi ses adieux au public landais. Côté villeneuvois, le 5 majeur a été performant à l'image de Jo Leedham (17pts, 8rbds, 7 passes). Ce succès permet aux Guerrières de terminer à la 5ème place des playoffs.
Villeneuve d'Ascq 2-0

19/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Euroligue féminine - 1/4 finales aller

Yakin Dogu (TUR) - Bourges 83-67
Pendant 20 minutes (38-37), les Tango ont tenu tête à l'ogre Yakin Dogue en s'appuyant sur Valériane Ayayi (20pts) et Alexia Chartereau (15pts). Passé le repos, la formation stambouliote a décidé d'accélérer la cadence. Derrière Kayla McBride (23pts), c'est tout un collectif qui s'est mis en marche avec Sandrine Gruda (14pts, 12rbds), Courtney Vandersloot (17pts) ou encore Jantel Lavender (14pts, 7rbds). Et dire qu'Ann Wauters n'a pas joué... Celà montre bien que cette équipe turque est taillée pour le titre et qu'il faudra que les Berruyères réalisent deux exploits monumentaux pour accéder au Final 4.

Ekaterinbourg (RUS) - Prague (CZE) 97-70
Kursk (RUS) - Schio (ITA) 73-61
Sopron (HUN) - Fenerbahce (TUR) 55-60

Matches retour le 7 mars, belle(s) éventuelle(s) le 14.

Eurocoupe féminine - 1/4 finales aller

Galatasaray (TUR) - Girone (ESP) 62-65

Jeudi 1er mars
Orenburg (RUS) - Salamanque (ESP) / 15h00
Mersin (TUR) - Venise (ITA) / 16h30
Villeneuve d'Ascq - Hatay (TUR) / 20h00

Les matches à suivre en direct sur www.youtube.com/FIBA
Matches retour le 7-8 mars

01/03/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)

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