Elodie Godin
 


Playoffs - Finale match 4

Samedi 26 mai à 16h30 sur SFR Sport 2
Tarbes - Bourges

Il reste à peine deux secondes au chrono et Elodie Godin, seule à mi-distance ligne de fond, hérite du ballon de la gagne après un dernier système berruyer. L'intérieure Tango, plus à l'aise sur des tirs face au cercle, le rate et le volcan tarbais peut entrer en éruption.

Au cours d'un match 3 intense, le TGB, mené pendant pendant 30 minutes, n'a jamais rien lâché sur les épaules d'une Aby Gaye retrouvée (14pts). Avec de l'énergie et du talent aussi, à l'image des jeunes Tima Pouye et Naomi Mbandu présentes dans la prolongation du haut de leurs 19 ans, Tarbes est resté vivant.

Côté berruyer, on peut regretter le dernier tir mais le match ne s'est pas joué sur cette ultime tentative. Dominatrices au rebond, notamment offensif (11 prises), les Tango n'ont pas fait bon usage de ces munitions supplémentaires. Elles ont surtout subi l'agressivité tarbaise (15 balles perdues) et gâché des lancers-frances (10/17).

Au moment d'entrer dans la fournaise, le Bourges Basket aura toujours une balle de match pour soulever le trophée. Tarbes sera encore dos au mur car mené 2-1. Et au bout des 40 minutes (ou plus), un exploit : le record Tango et ses 14 titres ou l'incroyable retour du TGB.

Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

25/05/2018 - A Tarbes, Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Playoffs - Finale match 2

Bourges bat Tarbes 80-56
A l'opposé de ce qu'il avait proposé dimanche, le TGB démarre fort notamment en défense. Valériane Ayayi, deux primés de suite, calme les ardeurs bigourdanes (6-2, 3') mais pas une Adja Konteh en grande confiance. Deux joueuses qui régalent dans ce premier quart-temps avec 11pts pour la Berruyère et 13 pour la Tarbaise après 10 minutes (17-19).

Alors que l'on avait assisté à une entrée en matière rythmée, la suite semble plus compliquée pour les deux équipes. Tirs ratés, balles perdues...le jeu se hache (20-19, 14') à cause d'une défense tarbaise qui perturbe Bourges. Marine Johannes débloque la situation avec 7 points de rang et sur un tir à 3pts au buzzer signé Ayayi, Bourges prend ses distances (37-29 à la pause).

Sur sa lancée du 2ème QT, Marine Johannes trouve la mire derrière l'arc, enrhume Michelle Plouffe pour un double-pas puis caviardise Elodie Godin (44-29, 22'). Les Tarbaises accumulent les mauvais choix en préférant les actions individuelles alors que Bourges déroule son jeu à merveille à l'image de Laia Palau. Dominé 27-8 dans ce quart-temps, le TGB vient d'exploser en plein vol (64-37, 30').

Assurées d'un deuxième succès dans ces finales LFB 2018, les Berruyères, comme lors du match 1, gèrent parfaitement leur avance. Tarbes s'en remet à la jeunesse de Naomi Mbandu, Tima Pouye et Shauna Beaubrun pour réduire l'écart (68-52, 34'). Les Tango terminent la rencontre sans forcer et veulent désormais finir le travail dès jeudi sur les bords de l'Adour. A domicile, les Tarbaises montreront à coup sûr un autre visage pour éviter le sweep.

Bourges mène 2-0

Match 3 - Jeudi 24 mai (20h45 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 4 (si nécessaire) - Samedi 26 mai (16h30 - SFR Sport 2) : Tarbes - Bourges
Match 5 (si nécessaire) - Lundi 28 mai 2018 (horaire à déterminer - SFR Sport 2/3) : Bourges - Tarbes

21/05/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


La Ligue Féminine a aussi servi de tremplin à quelques-unes des meilleures joueuses françaises qui ont intégré ensuite des clubs européens au standing sportif élevé et plus rémunérateurs.

Recrutée à dix-huit ans par Valenciennes, Sandrine Gruda y demeura deux saisons, le temps de cumuler deux titres de MVP française et de MVP Espoir. Ensuite, la jeune femme aux dents longues n’hésita pas à rejoindre Ekaterinbourg située sur le pan asiatique de l’Oural où elle retrouva son entraîneur à l’USVO, Laurent Buffard. Rien à voir avec la luxuriante Martinique de son enfance. Elle confia y vivre dans sa bulle hermétique même si Ekat’ n’est pas aussi paumée qu’on pourrait le croire.
« J’ai mon appartement à dix minutes du centre-ville. Ekaterinbourg est une très grande ville, en travaux, en plein développement, qui sera à l’avenir l’une des villes les plus belles de Russie. La vie est très chère là-bas. Il y a beaucoup de magasins comme Louis Vuitton, Chanel, Gucci. Je sais que l’on n’imagine pas ça ! » 
C’est à Ekaterinbourg que Sandrine parvint au statut d’étoile mondiale, remportant deux Euroligue et pas moins de six titres de championne de Russie. Elle eut un temps comme équipière Caroline Aubert pour quelques semaines et Céline Dumerc pour deux saisons. Plus récemment, c’est l’Eldorado turc qui l’a séduite, Fenerbahçe pour commencer puis Yakin Dogu Üniversitesi après un court retour au pays à l’ASVEL.

L’autre Française qui a connu la gloire en Russie, c’est Edwige Lawson-Wade avec notamment un trophée d’Euroligue avec le CSKA Samara. Nous y reviendrons dans un autre épisode. Mais en fait la pionnière à UMMC Ekaterinbourg, ce fut Audrey Sauret dont le nom fut intimement lié à l’aventure valenciennoise. L’actuel manager général de Charleville-Mézières en Pro B a ensuite passé six saisons en Italie, à Tarente, Schio et Parme.

L’Italie, destination privilégiée

Membre comme Audrey Sauret des fameuses « Filles en Or » Championnes d’Europe en 2001, Sandra Dijon a choisi l’Espagne (Puig d’en Valls) et, plus exotique, la Lettonie (Cesis) comme destinations européennes.
« J’ai un appartement totalement meublé, tout confort, avec deux chambres puisqu’il était initialement prévu que mon mari et mon fils viennent en Lettonie avec moi. Ils ne sont pas venus », nous confiait-elle alors, évoquant son fils Melvyn Govendy qui allait grandir jusqu’à 2,14m ! « Mon mari a un boulot qui lui plaît en France et ce n’est pas facile pour un homme d’être le mari d’une joueuse professionnelle. Il a envie de s’assumer tout seul. Il n’y avait pas d’école française pour mon fils sinon à Riga qui est à une heure de route. Moi, j’ai un lit fait sur mesure. »

Egalement sacrée Championne d’Europe au Mans en 2001, Sandra Le Dréan s’installa à Prague pour de bon puisqu’elle y rencontra l’homme de sa vie, médecin du club et chirurgien. Mais c’est bien à Valenciennes et avec ses copines de l’USVO qu’elle fêta son jubilé en 2010.

L’Italie est une destination privilégiée des internationales françaises. Elodie Godin y gagna avec Tarento et Schio quatre titres nationaux, deux coupes et une SuperCoupe. Sa science du rebond, sa hargne, son shoot au post y furent très appréciées.

L’Italie et Schio, c’est l’actuel club d'Isabelle Yacoubou après y avoir déjà séjourné lors de la saison 2010-11 mais entre-temps Baby Shaq a roulé sa bosse : en Espagne (à Valence avec qui elle gagna l’Euroligue en 2012), en Russie (Spartak Moscou), en Turquie (Fenerbahçe) et même… en Chine, au Heilongjiang Chenneng. L’Aventure avec un A. « Ce que je retiens, c’est qu’au niveau humain, cela a été la plus belle expérience que j’ai vécue avec une équipe. C’est un peu bizarre au début. Quand tu arrives, tout le monde est assez fermé. Mais au bout de deux semaines avec moi, les filles se sont ouvertes et cela a été un échange incroyable. Même si j’étais l’étrangère, que j’avais ma suite et que je pouvais faire ce que je voulais, j’ai essayé comme toujours de m’intégrer, de manger comme elles et avec elles. »

Koursk pour Endy Miyem et Héléna Ciak

A Schio, Isabelle Yacoubou fait équipe avec Endy Miyem sous les ordres de Pierre Vincent qui les emmena au titre de Championnes d’Europe avec les Bleues en 2009. Endy avait choisi auparavant de transiter par Koursk, un autre club russe fortuné. Quand on lui demandait les raisons de son choix de s’expatrier, la Berruyère répondait : « Déjà avoir un peu mieux financièrement car c’est compliqué pour Bourges de pouvoir s’aligner sur certains clubs européens. Surtout comme joueuse française, ça reviendrait assez cher au club. Malgré les moyens que l’on a à Bourges, qui sont inférieurs à certaines équipes européennes, ça ne nous a pas empêché de faire de bons résultats ces dernières années. On va dire qu’il y a des endroits où, du fait de tout l’argent qu’ils mettent, ils ont peut-être davantage d’obligations d’aller plus loin encore. »

A Koursk, Endy Miyem a passé le relais à une autre Française, Héléna Ciak. Et le pivot de l’Équipe de France ne peut que se féliciter de son choix puisqu’un titre de champion d’Europe est venue couronner une saison 2016-17 de la renaissance.
« Quand j’ai su que c’était le coach Lucas Mondelo qui était là-bas, je me suis dit que c’était un projet vraiment intéressant. C’est un style de jeu qui est un peu plus libéré. Je ne me suis pas posée de question, j’ai déroulé. Au fur et à mesure des matches, j’ai pris plaisir et je me suis rendu compte que je jouais mieux comme ça. Je ne dirai pas que c’était pour moi une « délivrance » car ça serait un trop gros mot mais j’ai repris du plaisir à jouer. J’ai pris ça comme une expérience, j’ai tout lâché, j’ai profité. C’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde. »

23/02/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Peux-tu nous raconter comment tu es arrivée sur le banc de la sélection des Pays-Bas ?
Lors de la saison dernière, le coach est venu voir Naomi Halman à Montpellier pour un match. Il m'a proposé ce rôle d'assistante car il a remarqué que je communiquais beaucoup avec les joueuses, il a trouvé en moi un leader sur le terrain. Il s'est dit que ça pouvait être parfait dans la communication entre ses joueuses et lui. Au début je ne savais pas trop si je voulais faire ça ou pas et je me suis dit que ça ne coûtait rien d'essayer. Étant retraitée en Équipe de France, j'ai plus de temps l'été. Il fallait essayer et préparer ma reconversion. J'ai eu des responsabilités cet été, ça s'est super bien passé. Après c'est vrai qu'être joueuse et assistante sont deux choses bien différentes.

Comment se passe ton adaptation/intégration ?
Tout se fait en anglais pour l'instant, il va falloir que je me mette au néerlandais. Tout le monde parle couramment anglais donc c'est plutôt simple par rapport à la langue. Après quelques joueuses me connaissaient pour avoir avec ou contre elles donc ça a été facile.

Quel est ton rôle dans le staff ?
A chaque fin d'entraînement je m'occupe du secteur intérieur, j'y suis plus à l'aise de part mon expérience à ce niveau. En général, je suis plus sur la communication entre les joueuses et le coach, donner des conseils notamment en défense, rectifier quelques poses d'écran, des choses techniques. Mais la priorité est sur le secteur intérieur.

Peux-tu nous parler de l'équipe nationale néerlandaise ?
L'équipe est très très jeune, la moyenne d'âge doit être 22-23 ans. La plupart des filles jouent en Allemagne, deux jouent en Pologne et une à Galatasaray (Chatilla Van Grinsven, passée par Arras et Bourges notamment). On a donc qu'une joueuse qui évolue en Euroligue, certaines travaillent et s'entraînent le soir. C'est un autre monde notamment avec la France où on est toutes professionnelles. Le niveau n'est donc pas le même mais les filles en veulent, aiment le maillot de l'équipe nationale.

Les Pays-Bas sont dans le groupe F avec l'Ukraine, l'Espagne et la Bulgarie. Quel est l'objectif ?
Il faut être honnête, si on veut espérer quelque chose il faudra gagner contre l'Ukraine samedi chez nous. Si on perd celui-là on est presque condamné. On est concentré sur ce match car après c'est l'Espagne... Je ne dis pas qu'on ne fait pas le travail mais on sait que c'est un niveau complètement au-dessus et que ce serait un vrai exploit de gagner là-bas. Ce n'est pas notre priorité, d'abord gagner samedi contre l'Ukraine pour avoir une chance de se qualifier.

Est-ce que le métier d'entraîneur est devenu un objectif maintenant ?
Ce n'était pas ma priorité de rester dans le basket mais avec le projet qu'il y a ici pour moi je me dis pourquoi pas. Je suis assistante coach pour l'instant mais après pourquoi pas m'occuper de leur Centre Fédéral sur Amsterdam. Ca serait quelque chose qui pourrait m'intéresser, il y a beaucoup de jeunes talents et du travail à faire ici.

Les Pays-Bas affronteront l'Ukraine samedi 11 novembre à Amsterdam (20h) puis iront défier l'Espagne mercredi 15 novembre à Valladolid (20h00).

09/11/2017 - Propos recueillis par Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Euroligue féminine - Journée 2

Kursk (RUS) - Villeneuve d'Ascq 83-68
Sur le parquet du champion d'Europe russe, l'ESBVA-LM a complètement raté son départ. Menées 23-9 après 10 minutes de jeu, les partenaires de Jo Gomis (13pts, 5rbds) ont eu le mérite de ne rien lâcher face au duo Vadeeva (16pts, 10rbds) - Petrovic (12pts, 10rbds). La Tricolore de Kursk Héléna Ciak (6pts, 4rbds) a connu une soirée difficile en attaque (1/7). Les Nordistes tenteront de se reprendre la semaine prochaine contre Braine.

Lattes Montpellier - Yakin Dogu (TUR) 56-80
Nouvelle soirée difficile pour les Gazelles qui n'ont rien pu faire face à l'équipe turque de Yakin Dogu. Romy Bär (12pts) et Courtney Hurt (11pts, 8rbds) ont compensé les défaillances aux tirs de Sottana (2/12) et Bernies (2/7). Côté stambouliote, McBride (18pts, 8rbds), Lavender (17pts, 7rbds) et Vandersloot (11pts, 10 passes) se sont illustrées. Placé dans un groupe très relevé, le BLMA ira à Fenerbahce mercredi prochain.

Braine (BEL) - Bourges 66-78
La seule éclaircie française en Euroligue est venue de Belgique où Bourges s'est imposé. Les Tango ont fait la différence après le repos en prenant plus de 10 longueurs d'avance (46-58, 30'). Katherine Plouffe (18pts), Diandra Tchatchouang (13pts) ou encore Elodie Godin (11pts à 100% et 7rbds) ont porté la formation berruyère. Les filles d'Olivier Lafargue devront confirmer à domicile dans une semaine contre Olivia Epoupa et Galatasaray.

Eurocoupe féminine - Journée 2

Charleville-Mézières - Keltern (GER) 79-63
Menées à la mi-temps (37-38) par la formation allemande, les Flammes Carolo ont su inverser la tendance. Clarissa Dos Santos a réalisé un match plein (14pts, 13rbds) tout comme Amel Bouderra (11pts, 9 passes). Et avec une Renee Montgomery toujours en rodage (10pts à 4/11) mais déjà précieuse, les Ardennaises peuvent viser loin. Prochain rendez-vous le mercredi 25/10 sur le parquet du PEAC Pecs, lanterne rouge du groupe F.

Jeudi 19 octobre
Györ (HUN) - Nantes Rezé / 18h00
Girone (ESP) - Basket Landes / 19h15
Namur (BEL) - Hainaut Basket / 20h30

19/10/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)

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