20 ans LFB
 


En vingt ans, quatre Présidents se sont succédés à la tête de la Ligue Féminine.

C’est un Nordiste, Serge Gérard, qui fut pendant vingt ans le Président du Comité Départemental du Nord, à qui fut attribuée la présidence de la Ligue Féminine naissante.
« Un jour Yvan Mainini (NDLR : président de la FFBB de 1992 à 2010) m’a dit qu’il était temps de passer à une étape supplémentaire, que l’on créé une ligue féminine, qui ne fut pas professionnelle au départ même si les filles commençaient à être payées. Il fallait un peu régulariser tout ce système. La Ligue Féminine est née à l’intérieur de la Fédération. On voulait avoir des clubs un peu plus structurés ce qui a fait qu’après, s’est très rapidement branché le contrôle de gestion dont j’ai été aussi le Président car les deux vont ensemble. On ne pouvait pas avoir des clubs qui employaient des filles payées sans qu’il y ait à côté un contrôle de gestion fédéral. Ça n’a pas toujours été facile à guider mais on ne peut pas créer une ligue comme celle-là sans l’accord des clubs. On en a eu qui n’ont pas respectés les règles, ils ont eu des rappels et certains se sont cassés la figure. On a parfois des présidents qui ne regardent pas toujours bien leur avenir, qui gèrent au jour le jour. »
Pour les accompagner dans leurs tâches, les Présidents de la LFB ont bénéficié de l’appui d’anciennes internationales devenues vice-présidentes (Edwige Lawson-Wade, Françoise Amiaud, Nathalie Lesdema) et d’un staff installé à Paris dans l’immeuble fédéral piloté par des directeurs dont trois furent des… directrices (Monique Amiaud, Magali Andrier, Michel Cogne et Irène Ottenhof en poste aujourd’hui).
« Elle avait un rôle important puisque moi je travaillais encore » explique Serge Gérard à propos de Monique Amiaud. « J’étais directeur d’une grosse école, même si mon travail me donnait un peu plus de vacances qu’ailleurs. J’étais aussi toujours Président du comité du Nord. Je ne pouvais pas aller tous les jours à la Fédération, j’y allais minimum une fois par semaine, quelque fois deux. Par la même occasion, je suis devenu responsable de l’Équipe de France féminine. »

Jean-Pierre Siutat dynamyse la LFB

L’actuel Président de la Fédération, Jean-Pierre Siutat, a dynamisé la Ligue Féminine lorsqu’il a pris la succession de Serge Gérard. Jean-Pierre Siutat était déjà un bâtisseur qui avait emmené le club de Tarbes jusqu’en première division, organisé l’Euro masculin 1999 et fut chef de la délégation française aux JO de Sydney.
« Quand je suis arrivé en 2001, c’était un peu le chaos, il y avait onze équipes dans le championnat et il y avait la guerre entre les clubs sur l’interprétation des joueuses EEE (Espace Economique Européen), soit l’Europe de l’Ouest dans laquelle il y avait la libre circulation avec l’arrêt Bosman. Et il y avait les 4E dans lequel on retrouvait l’Europe de l’Est et plus ou moins les Cotonou, ce n’était pas bien défini. Je me souviens d’avoir pris le bébé en 2001 et derrière il a fallu aller au combat pour que les gens acceptent d’aller jusqu’à la fin de la saison dans cette situation. Il a fallu structurer, négocier pour que l’on puisse passer à 12. En 2002, il fallait absolument sortir d’un ghetto. J’avais fait une réflexion à l’époque sur la stratégie du sport féminin. »
Jean-Pierre Siutat avait listé les pistes à explorer. Parmi elles, informatiser la billetterie, donner les scores des matches en live sur internet, créer des actions sociales -ce fut Marraine de Cœur- et encore faire des dérivés du maillot de l’Équipe de France.
« Cela parait aujourd’hui désuet, mais à l’époque cela a permis de se différencier à travers de ce que sont les joueuses et à travers une compétition qui automatiquement est comparée à du basket masculin. Cette autre chose a été de créer l’Open. »

20 ans, la maturité

Le Tourangeau Thierry Balestrière, cadre à la SNCF, eut ensuite comme principale mission d’assainir les finances des clubs dont plusieurs étaient dans le rouge. Il céda sa place après quatre ans de présidence à Philippe Legname pour devenir Secrétaire Général de la FFBB.
Président de la LFB depuis la fin de l’année 2012, Philippe Legname possède un cursus complet dans le basket. Il est membre du Comité Directeur de la FFBB et de la LNB, Directeur Général du Hyères-Toulon Var Basket en Jeep® ELITE et accessoirement père de Laurent, le coach de la JDA Dijon.
Sous son magistère, la Ligue Féminine fête ses 20 ans et a surtout trouvé une stabilité et une maturité. « La structuration économique des clubs a évolué dans le bon sens. La collaboration avec la Commission de Contrôle de Gestion est bonne, elle a permis une sécurisation financière accrue avec notamment la mise en place d’un fond de réserve et une augmentation des budgets moyens. Au niveau social, le travail sur les accords sectoriels avance. Le basket féminin va franchir un nouveau cap. »

Mais la LFB a surtout su se renouveler au fil des saisons. « Sur le plan sportif, le changement de formule nous a apporté un renouveau. L’élite s’est resserrée et le championnat a gagné en intensité avec des playoffs élargis et des playdowns . D’un point de  vue événementiel, Championnes de Cœur, les tournois Pré-Open et cette année les Trophées du Basket organisés avec la LNB ont confirmé le dynamisme de la Ligue. Il est impensable de se reposer sur ses lauriers. »

Et la LFB ne peut que se réjouir de la vague actuelle de féminisme au niveau du sport national. « C’est déjà une demande des politiques de développer le sport féminin. A la Fédération, 38% de nos licenciés sont des femmes et on est à ce niveau-là le premier sport collectif en France. Il y a une vraie volonté de développer le basket féminin et d’avoir une ligue féminine très forte. »

17/05/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Les clubs français et les coupes d’Europe, c’est une histoire d’amour où l’on retrouve en fil rouge les Tango de Bourges.

Après le Clermont Université Club, cinq fois finaliste de la Coupe des Clubs Champions (C1) dans les années 70, les clubs français ont connu une traversée du désert avant de s’exposer de nouveau à la lumière à partir des années 90. Challes-les-Eaux entra dans l’histoire en 1993 en participant au Final Four de ce qui deviendra l’Euroligue, mais c’est Bourges qui fut le véritable club pionnier en remportant tout d’abord la Coupe Ronchetti (C2) puis trois fois l’Euroligue (1997,1998 et 2001).
Lorsque le CJM Bourges gagna sa première coupe d’Europe, c’était déjà un club de pointe avec 5MF de budget pour l’équipe pro, 125 entreprises partenaires, 2 400 spectateurs en moyenne, huit joueuses et deux entraîneurs pros et une secrétaire à temps partiel. Le président Pierre Fosset avait réuni quelques étoiles dont le coach russe Vadim Kapranov, sa compatriote Elena Koudashova, la Slovaque Anna Kotocova et les Françaises Yannick Souvré, Odile Santaniello, Amy Cissé, Martine Campi bientôt rejointes par Cathy Melain et Isabelle Fijalkowski.
C’est avec un noyau dur d’internationales françaises, y compris Anna Kotocova qui se verra délivrer plus tard le passeport national, que Bourges passa la vitesse supérieure et devient trois fois la meilleure équipe d’Europe. L’édition de 1998 fut particulièrement mémorable puisque le Final Four se tint au Prado de Bourges. En finale, les Tango repoussèrent le Getafe Madrid 76-64 avec 21 points de Odile Santaniello et autant de la Tchèque Eva Nemcova.
« Oui, on est très fortes psychologiquement mais on ne fait rien de particulier pour ça, » confia Yannick Souvré devenue le symbole du basket féminin français qui gagne. « C’est le mystère Kapranov. Il dit peu de choses mais quand il les dit, ça prend une telle ampleur… De nature une femme n’a pas confiance en elle, j’en sais quelque chose. Mais Vadim m’a toujours fait croire que j’étais meilleure que la fille d’en face. »

Deux clubs français en finale de l’Euroligue

2001 fut une année magique pour le basket féminin français. Les « Filles en Or » furent sacrées championnes d’Europe au Mans et, quelques semaines auparavant, deux clubs français s’étaient retrouvés en finale de l’Euroligue, à Messine, en Sicile. Un exploit unique. Cela devait marquer le passage du témoin entre Bourges et Valenciennes. Seulement, ce sont les Berruyères qui réalisèrent le triplé après une victoire sur le fil sur un layup de Cathy Melain, 73-71. La seule défaite de l’USVO de la saison. Yannick Souvré remporta ainsi un nouveau trophée et une invitation à « Tout le monde en parle » de Thierry Ardisson, preuve que les succès des basketteuses ne passaient pas inaperçus.
Une ère se terminait, une autre s’ouvrait, celle de Valenciennes. C’est à Liévin, en terre nordiste et devant ses supporters inconditionnels, que l’USVO remporta la première de ses deux Euroligue avec une véritable Dream Team : Ann Wauters, Allison Feaster, Isabelle Fijalkowski, Audrey Sauret, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema, qui était aussi selon son coach Laurent Buffard « un groupe de filles formidables ».
Le banc de l’USVO était si riche que l’on y trouvait tout au bout une véritable légende du basket mondial, Teresa Edwards, cinq fois médaillée olympique (dont quatre fois en or) et à 37 ans au soir de sa carrière. « Il y a eu un respect mutuel. Ces filles-là sont douées, elles jouaient bien avant que j’arrive et je n’étais pas là pour leur rendre la tâche difficile ni pour leur enseigner quoique ce soit parce qu’elles avaient déjà bien travaillé », commenta l’étoile américaine avec beaucoup d’humilité.

Après Valenciennes, Ann Wauters se met au service de Villeneuve d’Ascq

La C2, que l’on appela Coupe Ronchetti puis Eurocoupe à partir de 2002, a également plusieurs fois souri aux clubs français. Après Bourges en 1995, Tarbes la remporta l’année suivante, puis ce fut au tour de Aix-en-Provence en 2003, lequel tomba en finale trois ans plus tard comme Arras en 2011.
Le passé récent nous a offert de nouvelles belles émotions. C’est face au club belge des Castors de Braine et dans l’atmosphère de kermesse de Charleroi que Villeneuve d’Ascq remporta cette Eurocoupe en 2015.
La présence de Ann Wauters au centre de son dispositif fut déterminante. La légende belge apporta sa taille, sa technique, son expérience et sa sérénité. Le fait d’être huée par ses compatriotes tout au long du match retour ne la troubla pas le moins du monde. Alors que les Villeneuvoises avaient perdu 64-68 dans leur fief, elles balayèrent les Belges au retour, 73-53. Les Guerrières avaient sorti leurs griffes le jour J.
« Il y avait trois facteurs : émotion, engagement, stratégie », commenta Frédéric Dussart, coach de l’ESBVA-LM et prof d’EPS à mi-temps. « Pour la stratégie, j’ai proposé des choses qui ont été validées ou modifiées par les filles, un managérat participatif, comme Claude Onesta au hand. Pour l’engagement, on a ressorti des phrases du match aller où les Belges disaient qu’elles avaient gagné sur le fighting spirit, ce qui fait mal d’entendre ça. Pour l’émotion, on a dit qu’à 12 contre 6 000, il fallait garder le visage fermé, zéro émotion. »
Villeneuve d’Ascq ne put réaliser le doublé. L’année suivante, les Nordistes furent vaincues en finale par Bourges, les deux clubs étant écartés de la phase finale de l’Euroligue. Quinze ans après Messine, deux clubs français s’étaient retrouvés de nouveau ensemble sur une cime européenne.

18/04/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Chantal Julien est une pionnière. Faisant fi du sexisme, elle a tout fait plus vite et mieux que tout le monde. Un exemple pour les jeunes filles tentées par l’arbitrage.

Aujourd’hui, il y a treize arbitres femmes dont le statut leur permet d’arbitrer en Ligue Féminine. Tout en haut de la hiérarchie, on trouve Audrey Secci, qui arbitre aussi en Jeep ELITE, Marion Ortis qui alterne Jeep ELITE et Pro B et Aurélie Vidot, qui vient d’arriver en Pro B. Pour la première fois en 2016, et profitant d’un contingent en augmentation, l’ensemble des rencontres de l’Open LFB a été arbitré par des femmes.

Il fut une époque, pas si lointaine, où arbitrer en première division féminine était exclusivement l’apanage des hommes. Si Astrid Schneider et Sylvie Lacaille l’avait précédée de quelques années, la véritable pionnière fut Chantal Julien, qui a franchi une à une les barrières du sexisme par sa seule compétence. Grenobloise d’origine, Chantal Julien a fait partie de l’épopée de Challes, un club de la banlieue de Chambéry, qui fut un peu après son départ le premier club féminin français à parvenir au Final Four de la Coupe des Champions, l’actuelle Euroligue. Chantal Julien avait alors déjà rejoint Dijon puis Tarbes mais une autre carrière combien fructueuse s’offrait à elle.

La saison qui a suivi sa retraite de joueuse, la Grenobloise était déjà arbitre de première division féminine. Son cursus de joueuse de haut niveau lui a permis de s’adapter très vite à sa nouvelle fonction. En 1997, elle obtenait le feu vert pour arbitrer en Pro A et au niveau FIBA. Elle était l’une des seules femmes en Europe à arbitrer des hommes. Quand on lui demande comment elle a été alors accueillie par ses collègues masculins, elle répond : « Par certains très bien, par d’autres moins bien car il y avait forcément un peu de jalousie, de machisme. Je suis arrivée vite donc forcément je suis passée devant tout le monde. Il y avait des gens qui me disaient « tu es arrivée vite, d’accord, mais tu vas voir ce qui t’attend. » Il faut prouver beaucoup plus que quelqu’un qui arrive normalement avec un cursus traditionnel. »

Et par le milieu ? « Les coaches, comme Greg Beugnot, Jacques Monclar, me connaissaient en tant que joueuse et ils savaient que je connaissais le basket. Ils m’ont testée au départ pour voir si j’étais capable comme tous les rookies qui arrivent dans ce milieu-là et en plus j’étais une femme. Je pense que j’ai la personnalité pour répondre et surtout répondre techniquement et quand ils voyaient que j’arrivais à analyser techniquement les situations, ils m’ont très vite fait confiance. Les joueurs, eux, me connaissaient moins. Certains ne voyaient même pas que j’étais une femme alors que d’autres profitaient que je sois une femme pour faire des réflexions, des insultes. Il a fallu que je me fasse respecter plus que mes collègues masculins. »

Responsable des arbitres du haut niveau

Comme elle le dit elle-même, il faut être blindée pour ne pas craquer sous la pression des joueurs, des coaches et du public. Et Chantal Julien a toujours surmonté les épreuves. Elle a connu l’excellence. Première femme à arbitrer une finale de championnat du monde féminin –en 2002 en Chine avec une Espagnole-, elle a fait deux Jeux Olympiques, à Athènes et Pékin où elle arbitra le quart de finale masculin entre les Etats-Unis et l’Allemagne. En 2012, Chantal Julien a rangé son sifflet pour superviser les 90 arbitres du haut niveau français. Une tâche fondamentale où son savoir-faire est également reconnu. Et en 2017, elle fut là encore la première femme à devenir superviseur lors d’un EuroBasket masculin : « Je me suis dit qu’il allait falloir que je prouve encore, mais ça s’est très bien passé. Mine de rien, j’ai de la concurrence de la part des instructeurs masculins, pourquoi elle fait partie des douze (instructeurs) et pas moi ?! »

10/04/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Si on devait décerner un trophée au joueur ou à la joueuse de notre pays ayant gagné le plus de titres et de médailles, Edwige Lawson-Wade serait à coup sûr l’une des principales candidates.

Meneuse de petite taille (1,67m), la Bretonne avait les gestes, le feeling d’une point guard américaine. Une dextérité et un sang-froid –qui se vérifiait notamment aux lancers-francs- hors normes. Elle a su s’adapter à différentes générations de joueuses puisqu’aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000 comme à l’Euro en France l’année suivante où les Bleues furent sacrées championnes d’Europe -ce qui leur valut le surnom de Filles en Or-, elle était la benjamine du groupe, alors que lorsqu’elle remporta l’argent aux Jeux de Londres avec les Braqueuses, elle était devenue l’aînée.

Durant sa carrière, Edwige Lawson-Wade est montée au fur et à mesure en puissance en faisant de bons choix de club. C’est ainsi qu’elle gagna deux fois l’Euroligue avec Valenciennes et une autre fois avec le CSKA Samara. La Française a côtoyé toutes les stars du basket mondial, de Ann Wauters à Becky Hammon, qui est devenue une amie, en passant par Sheryl Swoopes, Maria Stepanova et encore Amaya Valdermoro.
« Je comprenais bien que dans ce type d’équipes, il fallait que chaque joueuse soit satisfaite, » analyse-t-elle à propos de sa période en Russie. « Chacune devait toucher un peu le ballon. Mon job numéro un pendant cinq ans, c’était de bien le distribuer. Il fallait que je fasse fonctionner les systèmes. J’ai beaucoup appris sur le plan technique, j’ai progressé sur le plan meneuse-gestionnaire. »

Avec Isabelle Fijalkowski et Sandrine Gruda, Edwige Lawson-Wade partage le fait d’avoir connu la réussite en Europe et en WNBA. Elle y a joué 141 matches répartis en cinq saisons et son bâton de maréchal fut une finale avec les San Antonio Silver Stars en 2008. Aux jeunes européennes qui veulent tenter leur chance aux Etats-Unis, la Rennaise recommande la plus grande patience : « Ce sont de bons entraîneurs, » dit-elle des coaches US même si leur culture du basket international est parfois inexistante. « Il faut aussi avoir une part de chance. Je me suis retrouvée à San Antonio lorsqu’il y a eu trois semaines de break pour les Jeux Olympiques, et j’ai pu jouer uniquement à mon poste de meneuse lors des matches entre nous ou contre des garçons. Le coach a pu voir ce que je pouvais apporter à l’équipe. »

Une touche à tout

Après une dernière médaille d’argent à l’Euro 2013 en France, Edwige Lawson-Wade a embrayé sur une carrière de touche à tout. Elle a été étudiante au CDES de Limoges afin d’obtenir un Master de manager général de clubs sportifs, consultante de matches NBA et d’Euroligue sur BeIN SPORTS, blogueuse sur Yahoo, dans le staff de dirigeants de Lattes Montpellier, membre du Comité Directeur de la FFBB et Vice-Présidente de la Ligue Féminine ! On la vit ainsi présenter avec le journaliste Patrice Dumont, aujourd’hui Directeur Général du club de Bourges, l’émission « Dans le Cercle » réservée au basket féminin. Edwige s’essaya même un court moment comme agent de joueuses mais une autre facette de sa vie, c’est d’être mariée à James Wade, un Américain qui après sa carrière de joueur est devenu assistant-coach en WNBA (San Antonio puis Minnesota) et à Ekaterinbourg. Ils ont eu ensemble un fils et Edwige a mis un temps entre parenthèses ses ambitions professionnelles.

Aujourd’hui, Edwige Lawson partage son temps entre les activités de son mari, aux Etats-Unis et en Russie et Montpellier où le couple dispose d’un pied à terre et où elle est devenue Directrice Sportive du BLMA. Un retour aux sources pour celle qui a compilé 8 saisons et 227 matches en LFB avec deux trophées de meilleure Espoir (mais avant la création de la Ligue en 1997 et 1998) et un autre de MVP Française (2012).
« C’est une ligue très intéressante où n’importe qui peut battre n’importe qui. Ça caractérise la France », juge-t-elle du haut de son immense expérience. « Je trouve que le travail de la Ligue Féminine qui essaye de monter en visibilité, qui est un peu créatrice, c’est très bien. C’est une ligue respectée en Europe. En plus, on est un pays où on sort de très bonnes joueuses et où l’équipe nationale brille. On peut être fier de ce que l’on fait en France. »

19/03/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Au sommaire : les 20 ans de la Ligue Féminine avec les témoignages de celles et ceux qui ont contribué à écrire l'histoire du championnat, le retour sur les matches de qualification de février dernier de l'Equipe de France masculine ainsi que de l'Equipe de France féminine, le Basket 3X3 avec le programme Fast Track, le cahier technique, ...

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12/03/2018 - Kévin Bosi (FFBB)
 


Ce qui caractérise aussi la Ligue Féminine de Basket, c’est qu’elle mène des actions sociales qui concernent l’ensemble de ses joueuses et de ses clubs.

En 2005 était lancée l’opération Marraines de Coeur qui avait plusieurs vocations : favoriser l’accès à la pratique sportive d’un public féminin qui en est éloigné, encourager la prise de responsabilités des femmes (dirigeantes, éducatrices), promouvoir l’intégration de jeunes filles par le sport, développer le rôle des clubs comme acteurs locaux de projets sociaux et promouvoir les valeurs attachées à un sport « intègre ». « Et puis faire sortir ainsi les joueuses d’une vie très rythmée, dormir, manger, s’entraîner, qui fait que l’on se ferme à une vie très générale », complète Irène Ottenhof, la directrice de la Ligue Féminine.
En France, l’initiative était novatrice dans le sens où c’est la LFB qui l’a pilotée avec l’adhésion de tous les clubs qui ont signé une chartre d’accompagnement et la contribution les premières années de la Fondation de France.
Plus de trois cent actions ont été menées et quinze mille personnes ont été ainsi touchées. Si chaque année, à l’Open, la Ligue soutient une association, du type ELA, chaque club a l’initiative de son programme au niveau local et gère les actions avec une grande autonomie. Il est également remarquable que des joueuses aient leur propre démarche. La plus connue est l’association Le Ballon du Bonheur présidée par Joyce Cousseins-Smith, qui a pour but d’aider les enfants défavorisés dans les pays en voie de développement à travers le sport et l’éducation. D’autres joueuses comme Amel Bouderra, Audrey Sauret, Johanne Gomis et encore Sabrina Reghaissia se sont ainsi engagées et ont porté la bonne parole au Sénégal, à Madagascar et en Equateur.

Championnes de Coeur en suspens

L’autre action qui a été menée au niveau de la Ligue Féminine, c’est Championnes de Coeur.
« Je me suis rendu compte que sur tout le territoire il y avait beaucoup d’actions qui étaient menées et que pour franchir la marche supplémentaire il fallait être en capacité de mobiliser tous les clubs de la LFB, de la même manière, à une date précise, au travers des joueuses et aussi d’un soutien financier », explique Irène Ottenhof, à l’origine du projet. « Les clubs disputent une compétition et à mon avis ça manquait d’un regroupement, d’une coopération, et c’est pourquoi je parle de "coopétition". Deuxième point, je restais convaincue que le basket féminin a la possibilité de mettre en valeur certaines caractéristiques telles que le fait d’être une femme et sportive professionnelle, et potentiellement une mère de famille. Le troisième point, c’était de se dire, on a des temps forts dans la saison de LFB, on a un coup de projecteur sportif avec l’Open, on est dans l’enjeu sportif. A la fin de la saison, on a les playoffs et donc un coup de projecteur très fort sur les équipes qui se disputent le titre. Ça méritait un rendez-vous supplémentaire à l’intérieur de la saison et qui pouvait être autre que sportif. »
L’idée, c’était aussi de remettre à l’honneur des joueuses qui avaient fait la renommée de la Ligue. Là aussi l’ensemble des clubs a adhéré avec enthousiasme à cette action. Une première édition s’est tenue en 2014 à Toulouse et une seconde l’année suivante à Angers. On a revu ainsi à l’oeuvre Isabelle Fijalkowski, Cathy Melain et encore Odile Santaniello.
Alors pourquoi Championnes de Coeur n’a pas connu de troisième édition ?
« Ça été très compliqué de renoncer », répond Irène Ottenhof. « La FIBA a changé son système de compétition avec les fenêtres de qualification au Championnat d’Europe. On a décidé de geler la compétition de Ligue Féminine pendant ces fenêtres. Ça aurait été incompréhensible de jouer des matchs et d’en reporter d’autres avec des internationales. Je n’ai pas voulu forcer aussi car la deuxième édition qui a été extrêmement réussie sur la soirée de gala l’a moins été au niveau du match. Les filles ont joué avec le frein à main. Même si on avait tout mis en place sur le plan règlementaire, elles avaient peur de se blesser. Le deuxième point c’est que l’on arrivait à des conflits de calendrier terrible. Exemple : l’absence de Bourges pour la deuxième édition car il y avait une belle en même temps en Euroligue à Kursk. On sait que ça marche, pourquoi pas une autre fois mais là il y avait des priorités sportives très fortes. »

08/03/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


La Ligue Féminine a aussi servi de tremplin à quelques-unes des meilleures joueuses françaises qui ont intégré ensuite des clubs européens au standing sportif élevé et plus rémunérateurs.

Recrutée à dix-huit ans par Valenciennes, Sandrine Gruda y demeura deux saisons, le temps de cumuler deux titres de MVP française et de MVP Espoir. Ensuite, la jeune femme aux dents longues n’hésita pas à rejoindre Ekaterinbourg située sur le pan asiatique de l’Oural où elle retrouva son entraîneur à l’USVO, Laurent Buffard. Rien à voir avec la luxuriante Martinique de son enfance. Elle confia y vivre dans sa bulle hermétique même si Ekat’ n’est pas aussi paumée qu’on pourrait le croire.
« J’ai mon appartement à dix minutes du centre-ville. Ekaterinbourg est une très grande ville, en travaux, en plein développement, qui sera à l’avenir l’une des villes les plus belles de Russie. La vie est très chère là-bas. Il y a beaucoup de magasins comme Louis Vuitton, Chanel, Gucci. Je sais que l’on n’imagine pas ça ! » 
C’est à Ekaterinbourg que Sandrine parvint au statut d’étoile mondiale, remportant deux Euroligue et pas moins de six titres de championne de Russie. Elle eut un temps comme équipière Caroline Aubert pour quelques semaines et Céline Dumerc pour deux saisons. Plus récemment, c’est l’Eldorado turc qui l’a séduite, Fenerbahçe pour commencer puis Yakin Dogu Üniversitesi après un court retour au pays à l’ASVEL.

L’autre Française qui a connu la gloire en Russie, c’est Edwige Lawson-Wade avec notamment un trophée d’Euroligue avec le CSKA Samara. Nous y reviendrons dans un autre épisode. Mais en fait la pionnière à UMMC Ekaterinbourg, ce fut Audrey Sauret dont le nom fut intimement lié à l’aventure valenciennoise. L’actuel manager général de Charleville-Mézières en Pro B a ensuite passé six saisons en Italie, à Tarente, Schio et Parme.

L’Italie, destination privilégiée

Membre comme Audrey Sauret des fameuses « Filles en Or » Championnes d’Europe en 2001, Sandra Dijon a choisi l’Espagne (Puig d’en Valls) et, plus exotique, la Lettonie (Cesis) comme destinations européennes.
« J’ai un appartement totalement meublé, tout confort, avec deux chambres puisqu’il était initialement prévu que mon mari et mon fils viennent en Lettonie avec moi. Ils ne sont pas venus », nous confiait-elle alors, évoquant son fils Melvyn Govendy qui allait grandir jusqu’à 2,14m ! « Mon mari a un boulot qui lui plaît en France et ce n’est pas facile pour un homme d’être le mari d’une joueuse professionnelle. Il a envie de s’assumer tout seul. Il n’y avait pas d’école française pour mon fils sinon à Riga qui est à une heure de route. Moi, j’ai un lit fait sur mesure. »

Egalement sacrée Championne d’Europe au Mans en 2001, Sandra Le Dréan s’installa à Prague pour de bon puisqu’elle y rencontra l’homme de sa vie, médecin du club et chirurgien. Mais c’est bien à Valenciennes et avec ses copines de l’USVO qu’elle fêta son jubilé en 2010.

L’Italie est une destination privilégiée des internationales françaises. Elodie Godin y gagna avec Tarento et Schio quatre titres nationaux, deux coupes et une SuperCoupe. Sa science du rebond, sa hargne, son shoot au post y furent très appréciées.

L’Italie et Schio, c’est l’actuel club d'Isabelle Yacoubou après y avoir déjà séjourné lors de la saison 2010-11 mais entre-temps Baby Shaq a roulé sa bosse : en Espagne (à Valence avec qui elle gagna l’Euroligue en 2012), en Russie (Spartak Moscou), en Turquie (Fenerbahçe) et même… en Chine, au Heilongjiang Chenneng. L’Aventure avec un A. « Ce que je retiens, c’est qu’au niveau humain, cela a été la plus belle expérience que j’ai vécue avec une équipe. C’est un peu bizarre au début. Quand tu arrives, tout le monde est assez fermé. Mais au bout de deux semaines avec moi, les filles se sont ouvertes et cela a été un échange incroyable. Même si j’étais l’étrangère, que j’avais ma suite et que je pouvais faire ce que je voulais, j’ai essayé comme toujours de m’intégrer, de manger comme elles et avec elles. »

Koursk pour Endy Miyem et Héléna Ciak

A Schio, Isabelle Yacoubou fait équipe avec Endy Miyem sous les ordres de Pierre Vincent qui les emmena au titre de Championnes d’Europe avec les Bleues en 2009. Endy avait choisi auparavant de transiter par Koursk, un autre club russe fortuné. Quand on lui demandait les raisons de son choix de s’expatrier, la Berruyère répondait : « Déjà avoir un peu mieux financièrement car c’est compliqué pour Bourges de pouvoir s’aligner sur certains clubs européens. Surtout comme joueuse française, ça reviendrait assez cher au club. Malgré les moyens que l’on a à Bourges, qui sont inférieurs à certaines équipes européennes, ça ne nous a pas empêché de faire de bons résultats ces dernières années. On va dire qu’il y a des endroits où, du fait de tout l’argent qu’ils mettent, ils ont peut-être davantage d’obligations d’aller plus loin encore. »

A Koursk, Endy Miyem a passé le relais à une autre Française, Héléna Ciak. Et le pivot de l’Équipe de France ne peut que se féliciter de son choix puisqu’un titre de champion d’Europe est venue couronner une saison 2016-17 de la renaissance.
« Quand j’ai su que c’était le coach Lucas Mondelo qui était là-bas, je me suis dit que c’était un projet vraiment intéressant. C’est un style de jeu qui est un peu plus libéré. Je ne me suis pas posée de question, j’ai déroulé. Au fur et à mesure des matches, j’ai pris plaisir et je me suis rendu compte que je jouais mieux comme ça. Je ne dirai pas que c’était pour moi une « délivrance » car ça serait un trop gros mot mais j’ai repris du plaisir à jouer. J’ai pris ça comme une expérience, j’ai tout lâché, j’ai profité. C’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde. »

23/02/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


Soirée des Trophées du Basket : 16 mai 2018
C’est un moment historique que va vivre le basket profesionnel français puisque la Soirée des Trophées du Basket réunira, à la salle Gaveau (Paris 8ème), les plus grandes stars des championnats LFB et LNB. Cliquez ici pour plus d'informations.

Soirée de gala des 20 ans : 29 mai 2018
La Ligue Féminine a souhaité réunir toutes les personnalités qui ont fait son histoire à l’occasion d’une soirée exceptionnelle le mardi 29 mai 2018. Cet événement permettra de mettre à l’honneur les Championnes de France LFB 2018 mais aussi tous les personnages emblématiques qui, année après année, ont permis à la LFB de grandir pour devenir l’une des ligues les plus structurées du continent. A cette occasion, vous découvrirez les deux « 5 majeurs » des 20 ans.

Open LFB : 13 et 14 octobre 2018
L’Open LFB est un événement incontournable dans le paysage du basket français. Il lance, depuis 2005, la saison de Ligue Féminine de Basket. La 14ème édition de l’Open LFB se tiendra le samedi 13 et dimanche 14 octobre à Paris. Le Stade Pierre de Coubertin, écrin historique de l’Open, devrait de nouveau accueillir l’élite du basket féminin français.

En conséquence, les Pré-Open LFB seront organisés la semaine qui précède, à savoir le samedi 6 et dimanche 7 octobre. Les tournois Pré-Open ont lieu simultanément sur le territoire, sous l’égide de la LFB, et regroupent toutes les équipes de Ligue Féminine à une semaine de l’ouverture officielle de la saison. Ils servent de répétition générale aux joueuses à quelques jours de l’Open LFB.
Les trois organisateurs restent les mêmes à savoir la Ligue Régionale d’Aquitaine (Boé) ainsi que les Comités Départementaux d’Indre-et-Loire (Tours) et de l’Aube (Saint-Julien-les-Villas).

20/02/2018
 


Dévoilé la semaine dernière, le résultat du vote du public avait placé Céline Dumerc et Ann Wauters en tête des suffrages. La meneuse tricolore et l'intérieure belge étaient donc assurées de faire partie du 5 majeur des joueuses françaises et étrangères des 20 ans de la Ligue Féminine.

Ce lundi, le jury d'experts* s'est réuni afin de compléter les deux équipes de rêve des 20 dernières saisons. C'est le capitaine de l'Équipe de France et joueur des Levallois Metropolitans, Boris Diaw, qui a veillé au bon déroulement de ce vote. Les échanges ont été ouverts et chaque membre du jury a pu éclairer l'assemblée de son avis d'expert.

Le jury a, pour chaque poste de jeu restant, déterminé une short list de 3 joueuses. Cette liste a, par la suite, été soumise au vote afin d'élire la joueuse qui intègrera l'un des 5 majeurs.

La composition finale des deux "5 majeurs" sera dévoilée à l'issue des playoffs LFB 2018.

*Le jury d'experts : Boris Diaw (Président du jury), Jean-Pierre Siutat (FFBB), Philippe Legname (LFB), Irène Ottenhof (représentante du DTN), Liliane Trévisan (L'Équipe), David Cozette (SFR Sport), Laurent Buffard (entraîneur), Isabelle Fijalkowski (Club des Internationaux) et Sandrine Arrestier (La Voix du Nord - PQR).

12/02/2018 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Quatre présidents ont particulièrement marqué l’histoire de la LFB, à cause de la durée de leur mandat et de leur efficacité.

Pierre Fosset est l’immuable président du Bourges Basket depuis 1993. Son palmarès épouse ainsi celui du plus titré des clubs français de sports collectifs avec notamment cinq coupes d’Europe dont trois Euroligue.
Pierre Fosset a commencé à jouer à l’US Berry, qui deviendra le Cercle Jean Macé puis le Bourges Basket. Il a entraîné un temps l’équipe de régionale, ce qui explique qu’il connait les différentes facettes de son job. Ancien journaliste au quotidien Le Berry, aux sports puis à la locale, il est passé de bénévole à Président salarié.
A la question de savoir s’il n’est pas frustré que sa notoriété ne soit pas comparable à celles de ses homologues du foot, du rugby ou même du basket masculin, il répondait il y a quelque temps :
« Ça ne me gêne pas ! Ce qui m’intéresse c’est que l’on parle de mon équipe, c’est de voir Bourges gagner. Pierre Fosset c’est peut-être le président le plus titré mais si demain Bourges perd, ce sera le premier descendu. Il y a longtemps que je me suis fait une raison. En revanche, il faut que Bourges reste au plus haut niveau. »
Pierre Fosset est peut-être discret mais il a son caractère et son influence dans le basket féminin est forcément importante étant donné son CV. Il a été notamment à l’initiative des premiers états généraux du sport féminin en équipe et d’un livre blanc qui en a découlé avec 60 propositions.
Le président a aussi comme cible d’organiser un troisième Final Four de l’Euroligue dans le Prado dont il a fait en plusieurs étapes l’une des plus belles salles de France. Et bien que son club soit loin d’avoir le budget des nantis de l’Europe, il a tout de même le rêve de gagner le trophée une quatrième fois.

Des présidences de longues durées

Guy Boillon est aussi l’une des figures marquantes du basket féminin, qui a personnalisé son club, Pays d’Aix Basket 13, et l'a emmené du niveau régional jusqu’à une victoire en Eurocoupe en 2003. Il a été à l’origine de la construction de la salle de La Pioline et de la venue de joueuses comme Odile Santaniello, Cathy Melain, Edwige Lawson, Nathalie Lesdema, Nicole Antibe, Sandra Le Dréan et encore Emmeline Ndongue et Kristi Harrower.
On comprend que c’est la mort dans l’âme qu’il a vu son club disparaitre faute de financement à l'été 2015 pour laisser la place à l'association « Aix Provence Basket ».

Daniel Dufour aussi a pris la présidence alors que l’USO Mondeville était en Régionale et son club a franchi tous les échelons pour arriver dans l’élite avant même la création de la Ligue, en 1996. L’USOM fit notamment sa réputation grâce à la qualité de son centre de formation.
« Je suis fatigué et je passerai définitivement la main à la fin de la saison. Ça fait 40 ans que je suis dans l'associatif et dans le bénévolat, je pense qu'il est temps, même si ce n'est sans doute pas le meilleur moment... », dit-il en annonçant son retrait de la présidence en janvier 2014. Ses joueuses lui feront ensuite le plaisir de se maintenir en Ligue. Et elles y sont toujours.

Michel Uriarte aussi s’est battu pour que le Tarbes Gespe Bigorre soit toujours en pointe. Il a effectué sa présidence en deux fois, de 1993 à 1997 et de 2007 à 2015, et le club remporta la Coupe Ronchetti (C2) durant la première période (1996) et le championnat de France durant la seconde (2010).
En 2014, alors qu’il croyait avoir quitté la présidence pour de bon, il accepta de la reprendre après quelques semaines d’intérim. Il en profita pour créer un nouveau logo, un nouveau maillot, un nouvel organigramme, rameuter de nouveaux bénévoles et développer le staff médical. Le TGB a ensuite connu quelques déboires mais il a remonté la pente depuis et semble s’inscrire de nouveau dans la durée en Ligue Féminine.

09/02/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard

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