Calais
 


Entre une équipe en queue de classement en LFB et une autre qui joue les premiers rôles en LF2,  les débats promettaient d'être équilibrés. Ils l'ont été jusqu'à la dernière seconde puisque c'est sur un panier d'Antiesha Brown à 11 secondes de la fin que Nice s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe. Angers comptait pourtant encore 10 longueurs d'avance à cinq minutes du buzzer mais Brown (14 pts) et Géraldine Robert (20 points, 9 rebonds, 5 interceptions) lançaient un 16-5 décisif. Pas de suspense en revanche à Saint-Amand. Charleville comptait déjà 14 longueurs d'avance et a tranquillement géré son pécule, dans le sillage d'Amel Bouderra (18 points, 5 rebonds, 7 passes).

Jeudi, en match avancé des huitièmes de finale de la Coupe de France féminine, Tarbes a fait respecté la logique en s'imposant largement 86 à 56 sur le parquet de Calais, pensionnaire de LF2. Le TGB a pu compter sur une Aby Gaye hors-norme (33 points, 15 rebonds, 42 d'évaluation).poiur se hisser en quarts de finale de la compétition.Suite des huitièmes de finale demain et samedi.

En s'appuyant sur un secteur intérieur ultra dominant, Tarbes n'a laissé aucune chance à son adversaire du soir Calais. Face à une Aby Gaye en mode record (44 d'évaluation, 33 points à 16/18 aux tirs et 15 rebonds) et une Michelle Plouffe efficace (10 points, 7 rebonds et 4 passes), Calais n'a jaamais réussi à trouver la solution malgré les 13 points de Manue Gorjeu.

Le programme des 8e de finale de la Coupe de France 2018, Trophée Joe Jaunay

Jeudi 7 décembre 2017 (20h00)
Côte d'Opal Basket Calais (LF2) - Tarbes Gespe Bigorre (LFB) : 56-86

Vendredi 8 décembre 2017 (20h00)
Angers Union Féminine Basket 49 (LF2) - Cavigal Nice Basket 06 (LFB) : 69-70
Saint Amand Hainaut Basket (LFB) - Flammes Carolo Basket Ardennes (LFB) : 64-82

Samedi 9 décembre 2017 (20h00)
Toulouse Métropole Basket (LF2) - Roche Vendée BC (LFB)
USO Mondeville Basket (LFB) - SASP Lyon Basket Féminin (LFB)

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07/12/2017 - Sylvain Bourdois Chupin
 


Dans l’histoire de la Ligue Féminine, le Nord-Pas-de-Calais est incontestablement la région numéro 1 de par la quantité et la qualité de ses clubs.

C’est chez lui, à Liévin, à la fin avril 2002 qu’eut lieu l’apothéose du basket nordiste avec le triomphe de Valenciennes alias l’USVO au Final Four de l’Euroligue. 4 500 spectateurs enfiévrés poussèrent les filles de Laurent Buffard à croquer les Slovaques de Ruzomberok en demi-finale (+48) et à batailler pour repousser les Polonaises de Gdynia (+6) en finale.
L’USVO était alors une sorte de Dream Team avec cinq internationales française de haut rang (Isabelle Fijalkowski, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema et Audrey Sauret), la Belge Ann Wauters, 22 ans, la Hongroise Timea Beres et les Américaines Allison Feaster et comme neuvième joueuse Teresa Edwards, quatre fois championne olympique et venue décrocher un dernier trophée la quarantaine approchant.
« Par rapport à l’équipe qu’on avait sur le papier, on se devait d’obtenir des résultats. Toute l’année, tout le monde a été plus ou moins critiqué, chacune à son tour, on s’est remis en question », faisait remarquer Audrey Sauret.
Oubliée la suprématie de Bourges constatée un an auparavant lorsque les équipières de Yannick Souvré avaient soufflé sur le fil la victoire en Euroligue à celles d’Audrey Sauret. En sept ans, l’USVO allait gagner 6 titres de Champion de France, remporter deux Euroligue (2002 et 2004) et participer à deux autres finales (2001 et 2003).
Le vieux rêve du président de l’US Orchies, Robert Leroux, l’un des deux frères à la tête de l’entreprise de chicorée éponyme et de Marc Silvert, sa cheville ouvrière était réalisé alors qu’il n’était plus au club. Car c’est bien d’Orchies que tout est parti, du plus bas niveau jusqu’à un titre national en 1994 et en enrôlant des figures européennes comme la Lettone Ouliana Semenova, la Polonaise Malgorzata Dydek et la Belge Ann Wauters que Marc Silvert alla chercher en Flandres, à Osiris Aalst, alors qu’elle avait à peine dix-huit ans.

Saint-Amand, l’héritier de Valenciennes
Nous étions en 2007-08 quand le Nord-Pas-de-Calais battait un record remarquable avec pas moins de cinq clubs (Arras, Calais, Saint-Amand-les-Eaux, Valenciennes et Villeneuve d’Ascq) en Ligue Féminine. Une preuve de la vitalité du basket local sachant que Roubaix (2003-04) et Armentières (2009-10) sont apparus furtivement parmi l’élite.
La fin de l’épopée, la fusion-absorption avec Saint-Amand, personne ne l’a vu venir. La responsabilité de ce chamboulement est venue directement des hautes sphères politiques locales. Une sorte de Yalta eut lieu en coulisses. A Valenciennes, le foot. A Saint-Amand le basket.
« Ce fut brutal. Mais il n’y avait pas de bons moments pour annoncer ça. Six mois ou un an plus tôt, cela n’aurait pas été idéal pour la sérénité. Sur le fond, je pense que les gens comprennent que c’était la bonne décision », disait le président de la nouvelle entité René Carpentier.
Dix ans plus tard, Saint-Amand Hainaut Basket, sans avoir le prestige de l’USVO, est toujours fidèle au poste de la Ligue Féminine.

Villeneuve d’Ascq dix ans après l’USVO
Ce sont deux autres clubs qui ont porté au sommet européen les couleurs des Hauts-de-France. Tout d’abord Arras Pays d’Artois Basket Féminin, finaliste de l’Eurocoupe en 2011. A l’aller de cette finale, en Israël, les Arrageoises croyaient avoir fait le plus dur en réussissant le nul (61-61) face à Elitzur Ramla mais elles se firent malmener au retour (61-53). Sans doute trop d’attente, trop de pression.
« On était chez nous, un public en folie, toutes les conditions étaient réunies, et on n’y arrive pas. On perd peut-être la finale là-bas lorsqu’on a douze points d’avance. Elles viennent ici, elles y croient. C’est finalement une finale qui s’est jouée en un match », constata Johanne Gomis.
Laquelle Johanne Gomis pris sa revanche dans la même compétition avec Villeneuve d’Ascq et face aux Castors de Braine, en 2015. A l’inverse, les Nordistes étaient mal parties après le match aller à domicile (64-68) mais renversèrent la table au retour (73-53) dans une salle de Charleroi remplie de plus de 6 000 fans acquis très majoritairement à la cause des Belges.
« Ce titre vient récompenser un travail qui ne date pas d’hier », commenta le président Carmelo Scarna. « Je suis arrivé il y a neuf saisons, en 2012, Fred Dusart a pris les rênes, un manager s’est installé (Valentin Cavelier, qui était à Roanne lors du titre de 2007). On a réussi à monter une équipe qui gagnait une ou deux places chaque année. »
Et l’épopée de l’ESBVA-LM n’était pas terminée. Dans la foulée, les Villeneuvoises disputaient leur première finale de Ligue Féminine face à Bourges. Perdue. Puis une autre finale de l’Eurocoupe. Encore perdue et toujours contre Bourges. C’est la saison dernière et cette fois face à Lattes Montpellier en finale des playoffs que Villeneuve d’Ascq obtenait son premier titre de Champion de France, dix ans exactement après le dernier sacre de l’USVO et du basket nordiste.

14/11/2017 - Texte : Pascal Legendre

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