Basket Landes
 


Après le retrait de Valenciennes, plusieurs clubs ont bâti des équipes capables de mettre à mal la suprématie du Bourges Basket et ses 13 titres de champion de France.

Le clasico Bourges-Valenciennes cessa en 2008 faute de combattantes nordistes. Un temps Tarbes, solidement enraciné dans le paysage de la LFB, pris le relai défiant Bourges à trois reprises en finale pour en gagner une en 2010. Sur les dernières années, on a observé la montée en puissance de quatre clubs capables de plus ou moins ébranler la suprématie berruyère : Lattes-Montpellier, Villeneuve d’Ascq, Basket Landes et Charleville.

Comme son nom l’indique, le Basket Lattes Montpellier Méditerranée Métropole Association est situé sur la commune de Lattes (16 000 habitants) dans la banlieue de Montpellier. Le club de l’Hérault a franchi un cap décisif avec l’arrivée du coach Valéry Demory et de son fidèle adjoint Guy Prat. Trois fois (2008, 2012 et 2013) le BLMA est parvenu en finale. Trois fois Bourges l’a empêché de graver son nom sur le trophée. Mais les Lattoises sont persévérantes et la quatrième tentative, en 2014, fut la bonne.
Il aura fallu dix saisons au club de Gaëlle Skrela pour enfin décrocher le Graal. La bête noire était vaincue : « L’année dernière, ça été très difficile de terminer premières de la saison, de gagner à Bourges en finale et de perdre ensuite deux fois chez soi », commenta alors la capitaine. « Avec le recul, on peut dire que ça nous a peut-être permis d’acquérir l’expérience nécessaire pour s’imposer là-bas cette année. Même si ce n’était pas en phase finale, ça faisait quelques années que l’on battait Bourges, on savait qu’elles n’étaient pas imbattables. »
Cette consécration, le BLMA l’obtint lors de la troisième manche à Bourges, ce qui fit qu’elles fêtèrent l’évènement… sur l’autoroute.
« On est revenu en minibus, donc on n’était pas toutes ensemble, cinq heures de route, c’est un peu long. On s’est arrêté sur des aires d’autoroute, on a chanté et dansé, et les chauffeurs de camion qui dormaient devaient être contents ! C’est dommage de ne pas pouvoir partager ces moments-là avec les gens du club, mais c’est bien aussi de les vivres à quatorze ou quinze… »
Deux ans plus tard, Lattes-Montpellier récidiva. Toujours face à Bourges. Mais cette fois le match décisif se tient dans sa salle et les joueuses purent communier avec leurs supporters.

Villeneuve d'Ascq a pris le relai

Le face-à-face Bourges - Villeneuve d’Ascq est plus récent mais tout aussi vivace. Fait unique, il s’installa même en 2016 au sommet de l’Eurocoupe. Et les Tango chipèrent aux Villeneuvoises le trophée gagné l’année précédente
« On est encore très loin de la rivalité entre l’USVO et Bourges », affirmait le coach Frédéric Dusart à cette époque. « En féminines, la rivalité est plus sur les dernières années entre Bourges et Montpellier. C’était la première fois que l’on a atteint la finale l’an dernier. Il ne faut pas oublier qu’en décembre 2012, on était dernier du championnat avec deux victoires et si je ne gagnais pas à Charleville, j’étais viré ! Il y a trois ans jour pour jour, on parlait de Ligue 2, pas d’Euroligue, et on prenait des cartons contre Bourges. D’ailleurs à cette époque, ce sont les trois équipes du Nord, Arras, Saint-Amand et nous qui étions derniers. Il ne faut pas aller plus vite que la musique. Si un jour il y a une rivalité Bourges - Villeneuve, c’est qu’on les aura jouées cinq fois en finale. »
Peut-être, mais l’ESBVA a déjà franchi un échelon majeur en étant Champion de France au printemps dernier. Même si c’était contre Lattes Montpellier qui avait écarté Bourges en demi-finale.

Deux clubs le nez à la fenêtre

Le projet de rassembler dans un même club les plus beaux talents du département des Landes ne date que de l’an 2000 et les racines étaient alors à Eyres-Moncube, petit village de 350 habitants. La N2, la N1, le passage à Saint-Sever, la montée en Ligue, la coupe d’Europe, le repli sur Mont-de-Marsan, tout cela est arrivé si vite… « Le sportif nous a porté sans arrêt avec une progression rapide et constante au classement, mais pas au-delà des moyens financiers du club », expliqua un jour Pierre Dartiguelongue alors président.
L’autre caractéristique de Basket Landes, c’est ce sens de la fête qui fait communier joueuses et public. Le président parlait alors de « soirées bouillantes » après les victoires. Cela fait partie de l’ADN du basket landais, mais n’interdit pas l’exigence du professionnalisme du XXIe siècle. L’arrivée l’année dernière de Céline Dumerc a donné un coup de projecteur supplémentaire à ce club atypique.

Les Flammes Carolo de Charleville-Mézières, ont aussi leur meneuse emblématique, Amel Bouderra. Avant de devenir deux fois MVP de la Ligue Féminine, en 2016 et 2017, Amel a accompagné la montée en puissance du club des Ardennes sur une décennie. « Je l’ai vu grandir, évoluer. C’est surtout que même en Ligue 2, on a toujours eu un public très fervent. C’est un club qui n’a jamais vraiment changé dans son côté familial. Même s’il s’est professionnalisé, il a gardé ses mêmes bases humaines. »
Les Flammes pourraient elles aussi parvenir rapidement en finale du championnat. Depuis qu’elles ont investi la Caisse d’Epargne Arena, elles ont atteint une dimension supérieure en externe comme en interne. « On avait un peu peur en partant de Bayard qui était vraiment notre chaudron, mais là on fait des matches à 2 500 personnes. »
Et ce n’est pas un petit exploit d’être parvenu à faire de la ville une terre de basket féminin quand on connaît la longue histoire du basket masculin à Charleville-Mézières.

29/01/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
 


#3 - Valériane Ayayi (Bourges)
Cette saison, l'ailière tricolore enchaîne les performances marquantes que ce soit en championnat ou en Euroligue. La journée 13 n'a pas dérogé à la règle puisque Valériane Ayayi a terminé meilleure marqueuse des Tango. Championne de France LFB en 2016 et 2017, elle se verrait bien décrocher un troisième titre, avec trois équipes différentes, en fin de saison.
20pts, 6rbds et 3 passes en 29' - Evaluation : 25
Victoire 71-58 contre Tarbes

#2 - Clarissa Dos Santos (Charleville-Mézières)
Si la Brésilienne laisse volontiers la lumière à d'autres dans son équipe, elle a porté les Flammes à bout de bras face au Hainaut. Que ce soit pour arracher un rebond offensif (7 prises) ou terminer près du cercle, Clarissa Dos Santos s'épanouit dans le combat intérieur. Un travail de l'ombre qui a sorti Charleville-Mézières du piège hennuyer.
21pts et 16rbds en 32' - Evaluation : 26
Victoire 75-74 contre Charleville-Mézières

#1 - Queralt Casas (Basket Landes)
Si Basket Landes n'a pas connu de frayeur sur la Côte d'Azur samedi, c'est en partie grâce à son arrière ibérique. De près, de loin ou en contre-attaque, au rebond ou à la passe, Queralt Casas était au four et au moulin. Elle a noirci toutes les lignes de la feuille de stats avec son style si caractéristique.
19pts, 10rbds, 3 passes et 5 interceptions en 33' - Evaluation : 31
Victoire 64-50 contre Nice

29/01/2018
 


Entraîneur puis Président du club d'Eyres-Moncube, qu'il a emmené de l'échelon départemental au niveau national, Dominique Lafargue fut l'un des membres fondateurs de Basket Landes en 2003. Il en a d'abord été un dirigeant puis son Président de 2009 à 2013 alors que l'équipe landaise faisait ses premiers pas en LFB. Sous sa présidence, Basket Landes s'est structuré et n'a cessé de grandir jusqu'à découvrir l'Europe en 2011.

A sa famille, ses amis et au club de Basket Landes, la Ligue Féminine de Basket présente ses plus sincères condoléances.

08/01/2018
 


#3 - Aby Gaye (Tarbes)
L'intérieure du TGB a grandement participé à la victoire de son équipe samedi soir. Jouant juste (7/10 aux tirs), Aby Gaye a livré un beau combat face à la congolaise du RVBC Bernadette Ngoyisa et a terminé meilleure marqueuse de l'équipe bigourdane.
14pts, 10rbds et 3 passes en 30' - Evaluation : 22
Victoire 77-64 contre Roche Vendée

#2 - Miranda Ayim (Basket Landes)
Auteure d'un match plein face au BLMA, la Canadienne a tenu la maison landaise toute la rencontre. Adroite (9/12) et agressive (7 fautes provoquées), elle n'a pas résisté à la vague lattoise dans le dernier quart-temps.
24pts et 8rbds en 34' - Evaluation : 26
Défaite 83-91 contre Lattes Montpellier

#1 - Romane Bernies (Lattes Montpellier)
Si Lattes Montpellier s'est imposé dimanche dans le Sud Ouest, Romane Bernies y est pour beaucoup. En première mi-temps, c'est elle qui a porté le BLMA sur ses épaules (15pts). La jeune meneuse a ensuite distribué les caviars pour Hurt, Sottana et Little qui ont fait sauté le verrou landais dans les 10 dernières minutes (34-20).
19pts, 3rbds, 10 passes et 2 interceptions en 36' - Evaluation : 26
Victoire 91-83 contre Basket Landes

08/01/2018
 


Euroligue féminine - Journée 9

Dans le groupe A, Villeneuve d'Ascq aura du pain sur la planche avec la réception de Kursk, toujours invaincu (8-0). Les partenaires d'Héléna Ciak sont irresistibles mais nul doute que les Guerrières sauront être à la hauteur et voudront offrir un cadeau de Noël avant l'heure à leurs supporters. Bourges est en mission après un début de compétition délicat. La réception de Braine au Prado doit permettre aux Tango de se rapprocher un peu plus du Top 4.

Dans le groupe B, Lattes Montpellier sera en déplacement en Turquie. Sur le parquet de Yakin Dogu, la nouvelle équipe de Sandrine Gruda, le BLMA risque de souffrir. Bien que bizuth en Euroligue, la formation stambouliote est leader (7-1) avec un effectif 5 étoiles : Wauters, E. Eldebrink, McBride, Hollingsworth, Lavender, Caglar...

Mercredi 20 décembre
Yakin Dogu (TUR) - Lattes Montpellier / 18h30
Bourges - Braine (BEL) / 20h00
Villeneuve d'Ascq - Kursk (RUS) / 20h00

Les matches à suivre en direct sur www.youtube.com/FIBA

Eurocoupe féminine - Barrages retour

Avec un match retour à effectuer à domicile, et une avance de 7 unités, Basket Landes est en position de force. La méfiance sera tout de même de rigueur car l'équipe suisse de Fribourg n'aura rien à perdre. Une précaution que n'aura normalement pas à prendre Hainaut Basket qui a écrasé Wasserburg à l'aller (+33). En Allemagne, sur les rives de l'Inn, les protégées de Fabrice Fernandes auront à gérer une avance confortable qui doit les mener sans souci vers le tour suivant.

Mercredi 20 décembre
Gdynia (POL) - Umea (SWE)
Aller : Umea 71-67
Basket Landes - Elfic Fribourg (SUI) / 20h00
Aller : Basket Landes 71-64

Jeudi 21 décembre
Olympiacos (GRE) - Sepsi (ROU)
Aller : Sepsi 59-55
Bydgoszcz (POL) - Miskolc (HUN)
Aller : Bydgoszcz 86-68
Szekszard (HUN) - UNI Györ (HUN)
Aller : Szekszard 76-67
Mersin (TUR) - MBA Moscou (RUS)
Aller : Mersin 81-66
Namur (BEL) - Krasnoyarsk (RUS)
Aller : Krasnoyarsk  69-58
Wasserburg (GER) - Hainaut Basket / 19h30
Aller : Hainaut Basket 80-47

19/12/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Euroligue féminine - Journée 8

Engagé dans une opération remontada, Bourges accueille Prague au Prado. Après leur victoire la semaine dernière contre Sopron, les Tango doivent profiter de cette série de trois matches à domicile (réception de Braine le 20 décembre) pour faire le plein avant la trêve. Villeneuve d'Ascq se rend à Polkowice où évoluent Antonija Misura (ex-Toulouse) et Elina Babkina (ex-Challes). La formation polonaise est juste derrière l'ESBVA-LM au classement et une victoire donnerait un peu d'air aux Guerrières et un coup de pouce à Bourges.

Mal en point dans le groupe B mais toujours dans le coup pour la 6è place, Lattes Montpellier (1v-6d) reçoit Salamanque. A l'aller, les filles de Rachid Meziane avaient connu une panne terrible (défaite 64-34) et elles comptent bien montrer un autre visage à domicile.

Mercredi 13 décembre
Polkowice (POL) - Villeneuve d'Ascq / 19h00
Bourges - Prague (CZE) / 20h00
Lattes Montpellier - Salamanque / 20h00

Les matches à suivre en direct sur www.youtube.com/FIBA

Eurocoupe féminine - Barrages

24 équipes se sont qualifiées à l'issue de la phase de saison régulière. Ces équipes ont été classées en fonction de leurs résultats et les 8 premières ont obtenu leur qualification directe pour les 1/16è de finale : 1. Venise (ITA); 2. Raguse (ITA); 3. Charleville-Mézières; 4. Hatay (TUR); 5. Sleza Wroclaw (POL); 6. Riga (LAT); 7. Girone (ESP); 8. Kosice (SVK)

Les 16 autres équipes s'affrontent en match de barrage aller/retour. Hainaut Basket est opposé à l'équipe allemande de Wasserburg sans l'avantage du terrain. Le TSV 1880 compte dans ses rangs Margaux Galliou-Loko et l'ex-Angevine Rebecca Tobin. Basket Landes aura le bonheur de recevoir Fribourg au match retour. D'ici là, la bande à Dumerc doit jouer en Suisse et éviter l'écueil de la saison dernière, deux défaites en poule contre la formation helvète.

Mercredi 13 décembre
UNI Györ (HUN) - Szekszard (HUN)
Hainaut Basket - Wasserburg (GER) / 20h00

Jeudi 14 décembre
Elfic Fribourg (SUI) - Basket Landes / 19h30
Umea (SWE) - Gdynia (POL)
Miskolc (HUN) - Bydgoszcz (POL)
Sepsi (ROU) - Olympiacos (GRE)
MBA Moscou (RUS) - Mersin (TUR)
Krasnoyarsk (RUS) - Namur (BEL)

Matches retour les 20/21 décembre

13/12/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Ligue Féminine - Journée 7

Roche Vendée - Lattes Montpellier 64-68
Le coup est passé très près pour les Vendéennes. A 20" du terme, elles avaient la balle de match en main (64-66) mais une remise en jeu ratée de Manon Sinico a mis fin au suspense. Tout au long de la partie, le RVBC a fait jeu égal avec les Gazelles d'Ornella Bankolé (15pts). Une bonne entame du BLMA (14-21, 10') puis une réaction des partenaires de Ngoyisa (14pts) ont donné une première mi-temps équilibrée (34-33). Le promu a tenu en deuxième partie avant de lâcher prise dans les ultimes minutes.

Nantes Rezé - Charleville-Mézières 65-87
Lidija Turcinovic aime retrouver ses anciennes équipes. Après les 26pts marqués contre Lattes Montpellier il y a un mois, la Déferlante a sorti le grand jeu contre les Flammes (29pts). Malheureusement insuffisant pour faire tomber le leader ardennais qui, après un départ poussif (22-13, 10'), a pris la mesure de son hôte. Le duo Bouderra (19pts, 9 passes) - Dos Santos (17pts) a porté Charleville-Mézières qui continue d'engranger confiance et victoires.

Hainaut Basket - Bourges 32-94
Nouvelle démonstration des Berruyères avec des internationales bien en jambes à l'image de Marine Johannes (20pts), Alexia Chartereau (16pts) ou encore Valéraine Ayayi (12pts, 7 passes). Un premier quart-temps de mise en route (14-27) puis un deuxième en mode rouleau-compresseur gagné 21-3 ont permis au co-leader du championnat de se mettre au chaud pour le reste du match. Les Nordistes ont bu le calice jusqu'à la lie et ont fini à 62 longueurs des Tango.

Tarbes - Basket Landes 60-63
Une fois encore, le derby du Sud Ouest a tenu ses promesses avec une ambiance de feu et 40 minutes d'un intense combat. Chaque équipe a eu son moment et la décision s'est faite dans les dernières secondes. Michelle Plouffe (10pts, 10rbds) n'a pas tremblé sur la ligne à 1' du terme (60-61), Céline Dumerc (15pts, 7 passes) aurait pu clore les débats mais un 2/4 aux lancers a maintenu le Quai en haleine (60-63 et 15" au chrono). En s'élevant pour l'ultime tir, Angie Bjorklund (19pts) a mordu la ligne et la faute de Skoric n'a donc donné que deux lancers à l'Américaine du TGB qui les a ratés.

Nice - Lyon 67-86
Et de deux pour l'ASVEL. Après Roche Vendée, c'est Nice qui a fait les frais du réveil lyonnais. Bien entrées dans le match (12-26, 10'), Haley Peters (21pts) et ses partenaires n'ont jamais lâché les commandes. Nice est passé un moment sous la barre des 10 points grâce à Géraldine Robert (17pts) mais Lyon a vite remis les gaz. Sandrine Gruda (14pts, 13rbds) et Marième Badiane (18pts) se sont montrées à leur avantage sur la Côte d'Azur.

Mondeville - Villeneuve d'Ascq 58-78
Comme Bourges dans le Nord, Villeneuve d'Ascq n'a pas tremblé à Mondeville. En tête à mi-parcours (19-42), l'ESBVA a géré son avance après le repos. Fred Dusart a pu compter sur Jo Gomis (17pts) et Mame-Marie Sy (10pts, 11rbds). Coté normand, on soulignera la performance de la jeune Ewl Guennoc. Du haut de ses 16 ans et pour son deuxième match en LFB, la Bretonne a étonné avec 10pts et 3 passes (14 d'évaluation) en 30 minutes de jeu.

19/11/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Le promu Roche Vendée, toujours sans victoire, accueillera Lattes Montpellier. Les filles de Manu Body ont profité de la trêve internationale pour parfaire leurs automatismes et espèrent enfin décoller cette saison.

Co-leaders du championnat, Charleville-Mézières et Bourges seront en déplacement, respectivement à Nantes Rezé et Hainaut Basket. Deux voyages compliqués à gérer puisque les Déferlantes et les Green Girls ont déjà fait déjouer des grosses cylindrés cette saison.

Lyon, qui a retrouvé le chemin de la victoire avec l'arrivée de Sandrine Gruda, comptera sur l'internationale tricolore, très en vue lors de deux premiers matches de qualification des Bleues (21pts contre la Finlande, 23 contre la Roumanie), pour continuer son opération remontée au classement. Les Lionnes seront à Nice, qui reste sur une grosse désillusion lors de la J6 (défaite 63-100 à Bourges).

Enfin, Villeneuve d'Ascq clôtutera la journée 7 en se rendant à Mondeville. Les Normandes glissent dangereusement vers le bas et seraient bien inspirées de stopper leur série de 4 défaites. Mais sans Lisa Berkani, blessée, la tâche s'annonce difficile. Les Guerrières, qui jouent les premiers rôles, ne comptent pas trébucher dans la banlieue caennaise.

Ligue Féminine - Journée 7

Dimanche 19 novembre - 15h30 (sauf mention)
Roche Vendée - Lattes Montpellier (14h00)
Nantes Rezé - Charleville-Mézières (15h00)
Hainaut Basket - Bourges
Tarbes - Basket Landes
Nice - Lyon
Mondeville - Villeneuve d'Ascq (16h00)

17/11/2017 - Arnaud Dunikowski (LFB)
 


Depuis ses exploits personnels et la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres avec l’Équipe de France, Céline Dumerc est la figure emblématique de la Ligue Féminine et l’une des sportives françaises les plus médiatisées.

Que représentait la Ligue quand vous étiez à l’INSEP ?
Ça représentait le haut niveau, le côté professionnel d’une passion que j’avais depuis que j’étais toute petite. Jouer en Ligue, c’était le Graal du basket. A partir du moment où tu avais l’opportunité de jouer en Ligue, tu faisais partie des grandes.

A partir de quand avez-vous imaginé gagner votre vie en jouant au basket ?
J’ai réalisé ça assez tard. A mon époque, quand j’ai commencé le basket, il y avait quand même un petit peu moins de médiatisation, très peu de matches à la télé. Même s’il y avait déjà une équipe féminine en première division à Tarbes, je n’avais pas conscience que l’on puisse faire de sa passion un métier. Ce n’est pas quelque chose qui m’a animée. C’est à l’issue de l’INSEP, quand il a fallu commencer à discuter pour trouver un club où là, concrètement, tu allais négocier ton premier salaire, que j’ai pris conscience que j’allais être rémunérée pour vivre de ma passion, que j’allais en faire mon métier.

Qu’est-ce qui a le plus changé en 20 ans ? Les structures dans les clubs, la qualité des entrainements, le niveau des joueuses ?
Ce ne sont plus les mêmes personnes ! (rires) Il y a vingt ans, j’étais toute jeune et maintenant je suis la plus vieille. Ce qui a le plus changé c’est le professionnalisme dans tous les secteurs et dans tous les clubs. De meilleures structures, plus de suivi, un public présent. Une amélioration à tous les niveaux. Je n’ai que trois clubs à mon actif dans le championnat de France mais quand on en discute avec les filles, le sentiment c’est que les clubs se sont vraiment développés dans le bon côté des choses.

« Au niveau international, on a des résultats et ça passe aussi par les saisons que l’on a en club »

Aujourd’hui, beaucoup de joueuses françaises ont eu au moins une médaille en jeune, c’est la preuve que le niveau s’est considérablement élevé ?
Tout à fait. Je pense sincèrement que le niveau s’est élevé, je dirais s’est homogénéisé. Je n’aime pas trop comparer le basket d’il y a trente ans et même d’il y a dix ans. Mais en tous les cas, il y a de plus en plus de bonnes joueuses. Peut-être y a t-il moins d’éléments qui sortent du lot, comme par exemple aux Etats-Unis où il y a des joueuses de niveau mondial, nous c’est davantage dans le milieu de ce niveau mondial, mais c’est homogène. Au niveau international, on a des résultats et ça passe aussi par les saisons que l’on a en club.

Le regard des gens sur vous, femmes faisant du basket, a t-il changé durant cette période ?
Je pense, dans le sens que l’on est véritablement reconnues comme sportives de haut niveau. Très peu de gens demandent si on est professionnelles, si on a un métier à côté. Ils se rendent compte que même si on est des femmes et que ce sport-là est un petit peu moins médiatisé, les résultats, notamment de l’Équipe de France depuis quelques années, nous ont mis un peu sur les écrans. Les gens connaissent mieux le basket féminin et on est un peu plus reconnues.

Avez-vous discuté du professionnalisme avec d’autres sportives ?
Oui, on en discute quand on a l’occasion de se croiser. Je me rends compte que l’on est très privilégié au niveau du basket. Notre fédération fait beaucoup d’efforts pour que l’on soit au même niveau que les garçons, que l’on ait les mêmes conditions de travail en Équipe de France. On se rend compte qu’au niveau des clubs on est assez en avance, privilégiées, car il y a beaucoup de sportives qui ne sont pas professionnelles alors que quand on discute de leurs journées, elles ont des entraînements quotidiens en plus du boulot qu’elles ont à côté. Nous, on a un sacré confort, on a juste à prendre nos baskets, c’est du luxe.

Jouer au basket, en Équipe de France, en Euroligue, en championnat, s’entraîner, se déplacer, laisse-t-il du temps pour faire autre chose ?
C’est vrai qu’être en Équipe de France, d’être engagée avec son club, plus de faire une Coupe d’Europe, ça ne laisse pas beaucoup de temps. Certaines arrivent à concilier ça avec des études notamment par correspondance, mais il faut vraiment être très motivée. C’est vrai que je ne suis pas trop comme ça. J’ai l’impression que si je me lance dans un autre projet, je ferais les choses à moitié. Même si parfois on ne s’entraîne qu’une fois, la récupération fait aussi partie de notre activité et c’est sûr que les journées sont très chargées. C’est difficile d’avoir un métier ou de faire des études parallèlement si on veut se donner toutes les chances pour essayer de performer au plus haut niveau.

« J’ai eu très peu de blessures et je pense que c’est aussi dû à mon hygiène de vie »

Faut-il prendre soin de son corps en permanence ?
Carrément ! Le corps, c’est notre outil de travail. Au début, on fait quelques bêtises de jeunesse, on veut un peu trop profiter de la vie comme des jeunes qui vont à l’université qui font la fête le jeudi soir. Ça laisse des séquelles. Je l’ai vécu. C’est compliqué de demander à de jeunes athlètes d’être vigilantes. Il faut savoir faire des erreurs pour après rectifier le tir et savoir à quel point l’hygiène de vie est importante pour perdurer à haut niveau. Quand on est en forme, c’est plus facile de faire de bons matches que quand on a fait des excès alimentaires ou autres car la performance est impactée. J’ai fait des erreurs et j’en ai tiré des enseignements. J’ai eu très peu de blessures et je pense que c’est aussi dû à mon hygiène de vie.

Quelle situation préférez-vous, celle avant les Jeux de Londres ou après ?
Sans hésitation, après les Jeux. Ça été un chamboulement personnel avec les retombées médiatiques, il y a eu un véritable engouement pour le basket et j’en ai été un peu la tête d’affiche. Mais après, quand on se déplace dans les salles avec son club et qu’elles sont pleines, que les gens viennent voir « Les Braqueuses », c’est un plus. Quand les gamins et les gamines viennent à la fin des matches demander des autographes avec des étoiles plein les yeux, c’est génial. Certes on ne fait pas du basket pour être reconnu, pour être dans les médias, mais quand on a de la reconnaissance, surtout des plus jeunes, c’est un sacré clin d’œil. C’est plaisant et absolument pas pesant.

Cliquez ici pour accéder à la fiche de Céline Dumerc (16 saisons LFB - 423 matches joués au 5 oct. 2017)

05/10/2017 - Pascal Legendre
 


Cathy Melain aurait certainement rêvé d'un meilleur début pour son entrée dans la cour des grands, la coach de Basket Landes s'est inclinée cet après-midi lors de son premier match officiel à la tête d’une équipe professionnelle. Face au Hainaut, l’ancienne capitaine des Bleues a pourtant pu compter en début de match sur l’efficacité de l’axe Dumerc-Ayim pour créer rapidement un premier écart (22-10). L’adresse longue distance de Jenny Fouasseau (9 points dont 3/3 à trois-points) a permis au Hainaut de rester dans le match.

Ce sont alors les étrangères landaises qui ont pris les choses en main. C’est d’abord la Serbe, Maja Skoric (9 points et 7 rebonds) qui a fait étalage de son adresse, puis l’américaine Cierra Bravard qui n'est pas passée inaperçue (12 points et 5 rebonds). L’intérieure à la chevelure violette se montre dominante dans la raquette et adroite derrière l’arc, portant l’avance des Landaises à +11 (27-16, 12’). Plus agressif en défense et porté par l’internationale lituanienne, Egle Sulciute (17 points, 7/14 aux tirs, 8 rebonds) et l’opportuniste slovaque Katarina Tetemondova (12 points, 9 rebonds) en attaque, le Hainaut inflige un terrible 18 à 7 à Céline Dumerc (2 points, 6 passes, 4 rebonds) et ses copines. Les Nordistes virent même en tête au tableau d’affichage juste avant la pause (34-33, 20’) grâce à un nouveau panier primé de Tetemondova (12 points, 9 rebonds et 2 passes).

La pause ne semble pas avoir été bénéfique aux joueuses du sud-ouest complètement engluée dans la défense agressive des joueuses de Fabrice Fernandes. L’américaine Ashley Bruner (8 points, 3 rebonds, 2 passes) profite de plusieurs ballons volés pour faire le break (44-35, 26’). L’Espagnole Queralt Casas (10 points, 8 rebonds, 4 passes) sonne la révolte pour les Landaises mais sa compatriote Laura Garcia (10 points, 3 rebonds) lui répond pour le Hainaut qui a toujours 8 points d’avance avant le dernier quart-temps (49-41).

L’intérieur compacte du Hainaut, Ashley Bruner, se joue alors tour à tour de Milapie et Ayim pour confirmer la mainmise des Nordistes sur le match (54-43, 32’). En manque de réussite, les joueuses de Cathy Melain ne parviennent pas à inverser le cours du match. Les green girls ne baissent pas le rythme, Jenny Fouasseau et Laura Garcia de loin mettent fin au suspense (65-47, 37'). 

Le Hainaut bat Basket Landes : 67-53

Déclarations d'après-match
Jenny Fouasseau (Le Hainaut) : "On a très mal démarré le match, on s'est laissé endormir. Après on a réussi à courir et on a montré ce dont on était capable. En préparation, on a été capables de créer des surprises et on a poursuivi sur notre dynamique ici à l'Open en en créant une nouvelle contre Basket Landes."

Fabrice Fernandes (Le Hainaut) : "On savait que ça allait être compliqué avec ce début de calendrier. Prendre ce match de Basket Landes c'est très bien, surtout que l'on va enchaîner contre Charleville et Villeneuve."

Céline Dumerc (Basket Landes) : "On a été très maladroites aujourd'hui et on a laissé cette équipe du Hainaut développer son jeu. On a douté, on n'a pas joué juste. Après, ça reste un premier match. La saison n'est pas finie, elle ne fait que commencer."

Cathy Melain (Basket Landes) : "On n'avait pas eu de moment difficile en préparation, je redoutais que ça arrive à l'Open, et c'est ce qu'il s'est passé. Charge à nous de rétablir le navire pour les prochains matches car ça s'enchaîne rapidement."

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30/09/2017 - Sylvain Bourdois Chupin

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