Qualifications Euro féminin 2019
 


En l’absence d’Endy Miyem et Diandra Tchatchouang, c’est Olivia Epoupa, Sarah Michel, Valériane Ayayi, Héléna Ciak et Sandrine Gruda qui entament cette rencontre à Villeneuve d’Ascq, face à un adversaire réputé plus faible. 

Les Bleues mettent du rythme en attaque et s’appliquent en défense. Héléna Ciak ouvre le score après 2 minutes de jeu. Le tempo est élevé, les roumaines sont maladroites et la France développe un jeu plutôt agréable à regarder, comme cette relation en fin de contre-attaque entre Michel, Ayayi conclue par Gruda (6-0). Après 6 minutes de jeu Valérie Garnier change son 5 et fait entrer Bouderra, Johannes, Minte, Chartereau et Gaye. Le score reste serré entre les deux équipes qui terminent le quart-temps avec 4 points d’écart en faveur des Bleues : 15-11

En seconde période les françaises ne baissent pas de rythme et les joueuses de Dragan Petricevic souffrent. En défense la France reste dans ses standards et forcent les roumaines à des pertes de balle sur des contres ou des violations des 24 secondes. Petit à petit en alternant bien le jeu à l’intérieur et à l’extérieur la France creuse l’écart pour prendre 16 points d’avance à la mi-temps. (42-26)


Dans le 3e quart-temps, la France creuse définitivement l’écart. Sandrine Gruda (au total 23 pts – 9 rebonds – 23 d’évaluation en 25 minutes - MVP « Pierre Lannier ») fait briller son expérience et montre une grande solidité dans la raquette, bien épaulée par Héléna Ciak. Les Roumaines perdent le contrôle et les Bleues montrent de l’adresse de loin. Quelques actions d’éclats font vibrer les 1 875 spectateurs du Palacium et la France compte 27 pts d’avance : 64-37 à dix minutes du terme.

Le dernier quart n’est qu’une formalité permettant aux supporters de l’Equipe de France de chanter et d’encourager les françaises, qui terminent cette fenêtre de novembre par deux victoires dans la course à l’Euro 2018. La France l’emporte : 87-45 (15-11, 27-15, 22-11, 23-8)


La France jouera ses deux prochaines rencontres le 10 février 2018 en Slovénie et le 14 février contre la Finlande en France.

15/11/2017 - F. Canet / FFBB
 


Peux-tu nous raconter comment tu es arrivée sur le banc de la sélection des Pays-Bas ?
Lors de la saison dernière, le coach est venu voir Naomi Halman à Montpellier pour un match. Il m'a proposé ce rôle d'assistante car il a remarqué que je communiquais beaucoup avec les joueuses, il a trouvé en moi un leader sur le terrain. Il s'est dit que ça pouvait être parfait dans la communication entre ses joueuses et lui. Au début je ne savais pas trop si je voulais faire ça ou pas et je me suis dit que ça ne coûtait rien d'essayer. Étant retraitée en Équipe de France, j'ai plus de temps l'été. Il fallait essayer et préparer ma reconversion. J'ai eu des responsabilités cet été, ça s'est super bien passé. Après c'est vrai qu'être joueuse et assistante sont deux choses bien différentes.

Comment se passe ton adaptation/intégration ?
Tout se fait en anglais pour l'instant, il va falloir que je me mette au néerlandais. Tout le monde parle couramment anglais donc c'est plutôt simple par rapport à la langue. Après quelques joueuses me connaissaient pour avoir avec ou contre elles donc ça a été facile.

Quel est ton rôle dans le staff ?
A chaque fin d'entraînement je m'occupe du secteur intérieur, j'y suis plus à l'aise de part mon expérience à ce niveau. En général, je suis plus sur la communication entre les joueuses et le coach, donner des conseils notamment en défense, rectifier quelques poses d'écran, des choses techniques. Mais la priorité est sur le secteur intérieur.

Peux-tu nous parler de l'équipe nationale néerlandaise ?
L'équipe est très très jeune, la moyenne d'âge doit être 22-23 ans. La plupart des filles jouent en Allemagne, deux jouent en Pologne et une à Galatasaray (Chatilla Van Grinsven, passée par Arras et Bourges notamment). On a donc qu'une joueuse qui évolue en Euroligue, certaines travaillent et s'entraînent le soir. C'est un autre monde notamment avec la France où on est toutes professionnelles. Le niveau n'est donc pas le même mais les filles en veulent, aiment le maillot de l'équipe nationale.

Les Pays-Bas sont dans le groupe F avec l'Ukraine, l'Espagne et la Bulgarie. Quel est l'objectif ?
Il faut être honnête, si on veut espérer quelque chose il faudra gagner contre l'Ukraine samedi chez nous. Si on perd celui-là on est presque condamné. On est concentré sur ce match car après c'est l'Espagne... Je ne dis pas qu'on ne fait pas le travail mais on sait que c'est un niveau complètement au-dessus et que ce serait un vrai exploit de gagner là-bas. Ce n'est pas notre priorité, d'abord gagner samedi contre l'Ukraine pour avoir une chance de se qualifier.

Est-ce que le métier d'entraîneur est devenu un objectif maintenant ?
Ce n'était pas ma priorité de rester dans le basket mais avec le projet qu'il y a ici pour moi je me dis pourquoi pas. Je suis assistante coach pour l'instant mais après pourquoi pas m'occuper de leur Centre Fédéral sur Amsterdam. Ca serait quelque chose qui pourrait m'intéresser, il y a beaucoup de jeunes talents et du travail à faire ici.

Les Pays-Bas affronteront l'Ukraine samedi 11 novembre à Amsterdam (20h) puis iront défier l'Espagne mercredi 15 novembre à Valladolid (20h00).

09/11/2017 - Propos recueillis par Arnaud Dunikowski (LFB)

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