engagement social
 


Ce qui caractérise aussi la Ligue Féminine de Basket, c’est qu’elle mène des actions sociales qui concernent l’ensemble de ses joueuses et de ses clubs.

En 2005 était lancée l’opération Marraines de Coeur qui avait plusieurs vocations : favoriser l’accès à la pratique sportive d’un public féminin qui en est éloigné, encourager la prise de responsabilités des femmes (dirigeantes, éducatrices), promouvoir l’intégration de jeunes filles par le sport, développer le rôle des clubs comme acteurs locaux de projets sociaux et promouvoir les valeurs attachées à un sport « intègre ». « Et puis faire sortir ainsi les joueuses d’une vie très rythmée, dormir, manger, s’entraîner, qui fait que l’on se ferme à une vie très générale », complète Irène Ottenhof, la directrice de la Ligue Féminine.
En France, l’initiative était novatrice dans le sens où c’est la LFB qui l’a pilotée avec l’adhésion de tous les clubs qui ont signé une chartre d’accompagnement et la contribution les premières années de la Fondation de France.
Plus de trois cent actions ont été menées et quinze mille personnes ont été ainsi touchées. Si chaque année, à l’Open, la Ligue soutient une association, du type ELA, chaque club a l’initiative de son programme au niveau local et gère les actions avec une grande autonomie. Il est également remarquable que des joueuses aient leur propre démarche. La plus connue est l’association Le Ballon du Bonheur présidée par Joyce Cousseins-Smith, qui a pour but d’aider les enfants défavorisés dans les pays en voie de développement à travers le sport et l’éducation. D’autres joueuses comme Amel Bouderra, Audrey Sauret, Johanne Gomis et encore Sabrina Reghaissia se sont ainsi engagées et ont porté la bonne parole au Sénégal, à Madagascar et en Equateur.

Championnes de Coeur en suspens

L’autre action qui a été menée au niveau de la Ligue Féminine, c’est Championnes de Coeur.
« Je me suis rendu compte que sur tout le territoire il y avait beaucoup d’actions qui étaient menées et que pour franchir la marche supplémentaire il fallait être en capacité de mobiliser tous les clubs de la LFB, de la même manière, à une date précise, au travers des joueuses et aussi d’un soutien financier », explique Irène Ottenhof, à l’origine du projet. « Les clubs disputent une compétition et à mon avis ça manquait d’un regroupement, d’une coopération, et c’est pourquoi je parle de "coopétition". Deuxième point, je restais convaincue que le basket féminin a la possibilité de mettre en valeur certaines caractéristiques telles que le fait d’être une femme et sportive professionnelle, et potentiellement une mère de famille. Le troisième point, c’était de se dire, on a des temps forts dans la saison de LFB, on a un coup de projecteur sportif avec l’Open, on est dans l’enjeu sportif. A la fin de la saison, on a les playoffs et donc un coup de projecteur très fort sur les équipes qui se disputent le titre. Ça méritait un rendez-vous supplémentaire à l’intérieur de la saison et qui pouvait être autre que sportif. »
L’idée, c’était aussi de remettre à l’honneur des joueuses qui avaient fait la renommée de la Ligue. Là aussi l’ensemble des clubs a adhéré avec enthousiasme à cette action. Une première édition s’est tenue en 2014 à Toulouse et une seconde l’année suivante à Angers. On a revu ainsi à l’oeuvre Isabelle Fijalkowski, Cathy Melain et encore Odile Santaniello.
Alors pourquoi Championnes de Coeur n’a pas connu de troisième édition ?
« Ça été très compliqué de renoncer », répond Irène Ottenhof. « La FIBA a changé son système de compétition avec les fenêtres de qualification au Championnat d’Europe. On a décidé de geler la compétition de Ligue Féminine pendant ces fenêtres. Ça aurait été incompréhensible de jouer des matchs et d’en reporter d’autres avec des internationales. Je n’ai pas voulu forcer aussi car la deuxième édition qui a été extrêmement réussie sur la soirée de gala l’a moins été au niveau du match. Les filles ont joué avec le frein à main. Même si on avait tout mis en place sur le plan règlementaire, elles avaient peur de se blesser. Le deuxième point c’est que l’on arrivait à des conflits de calendrier terrible. Exemple : l’absence de Bourges pour la deuxième édition car il y avait une belle en même temps en Euroligue à Kursk. On sait que ça marche, pourquoi pas une autre fois mais là il y avait des priorités sportives très fortes. »

08/03/2018 - Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard

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