Les Tricolores tiennent leur finale
Olivia Se faufile dans la défense belge - Yves Mora
 

Mondial U17 féminin ? Demi-finales

Dans une demi-finale très attendue par les 2500 spectateurs du Palais des Sports de Toulouse, la France a parfaitement géré son sujet en dominant de bout en bout la Belgique (59-49). Demain à 17h30 à Toulouse, les Françaises joueront la finale du Championnat du Monde face aux États-Unis.

Revanche de la demi-finale de l'Euro 2009, ce France - Belgique sent la poudre dès les premières minutes de la rencontre. Margaux Galliou-Loko et Christelle Diallo annoncent la couleur en s'illustrant en attaque pour donner un premier avantage à leur équipe (9-4). Meesseman est la seule joueuse belge a véritablement se rebeller face à la domination tricolore.

Mais Alice Nayo se montre précieuse près du cercle, en inscrivant six points de suite elle permet aux Françaises de s'envoler et de compter jusqu'à 10 points d'avance suite à un trois-points d'Esther Niamke (20-10, 11'). L'entraîneur belge, Daniel Goethals, trouve les mots pour faire réagir ses filles. Dans le sillage du duo Meesseman - Vanloo, la Belgique revient rapidement dans le coup et prend même l'avantage sur un tir primé de l'arrière belge (21-20). Le retour sur le parquet de Christelle Diallo remet un peu d'ordre dans la maison bleue et sous son impulsion la France refait un mini-break (29-23, 18').

Les tricolores reviennent dans l'arène pied au plancher à l'image de Christelle Diallo, encore elle, et surtout l'intenable Olivia Epoupa, omniprésente dans tous les secteurs du jeu. Dominatrice au rebond, la France est bien installé dans sa partie du terrain crée un nouvel écart, le plus important du match sur un panier très opportuniste d'Esther Niamke (39-27, 24'). Comme face à l'Espagne en match de poule, Goethals tente un petit pari en lançant Ben Abdelkader. L'arrière belge marque bien à trois-points, mais la France semble alors bien contrôler son sujet (44-35, 28').

Dans le dernier quart-temps, la Belgique revient à 6 points sur une belle pénétration de Ben Abdelkader (46-40, 31'). Mais avec une Olivia Epoupa toujours aussi précieuse, la France résiste au retour de leurs adversaires, mais la marge est maigre (49-46, 34'). La fin de match est une fois de plus intenable. Christelle Diallo redonne un peu d'air à ses partenaires (52-46) et dans la foulée, Olivia Epoupa semble sonner le glas de la Belgique en inscrivant deux nouveaux points dans une salle survoltée.... (54-46, 38'). Les Belges n'y sont plus, la France s'impose 59 à 49 et se qualifie pour la finale du Championnat du Monde. Une première pour équipe tricolore depuis la finale du Mondial U21 masculins en 1993 c'était déjà contre les États-Unis.

Déclarations d'après match :
Daniel Goethals (Entraîneur de l'Équipe de Belgique) : Félicitations à la France et bonne chance pour la finale. Nous avons été beaucoup trop dominés par l'émotion pour faire face à ce genre de rencontre. On voit que les jeunes demoiselles n'ont pas l'habitude de jouer dans des salles remplies. On a perdu beaucoup d'énergie à se plaindre, cette énergie là n'a pas été mise dans le jeu. La France est restée très solide et n'a pas perdu d'énergie avec des futilités comme on a pu le faire. Nous avons été dominés au rebond, il aurait donc fallu shooter avec un gros pourcentage, mais nous n'avons pas su le faire non plus.

Lien Delmulle (Joueuse de l'Équipe de Belgique) : Je ne me sens pas bien. Nous avions l'envie de faire un grand match ce soir. Peut être trop. Contrairement aux autres matchs, nous n'avons pas joué en équipe, nous avons essayé individuellement. Je suis un peu dépassée par les émotions pour en dire davantage.

Arnaud Guppillotte (Entraineur de l'Équipe de France) : Ce match était la réédition de la demi finale de l'an dernier au championnat d'Europe. Nous avons joué avec du cetoelig;ur tout en sachant que la Belgique joue très bien au basket. Non seulement je respecte Dan (Daniel Goethals, coach belge) comme individu mais aussi en tant que coach. Il a fait un travail énorme. Nous savions qu'il fallait casser toutes les relations pour empêcher le jeu de passe et le collectif offensif belges se développer. Nous avons réussi à hausser le niveau de jeu. Nous avons également joué sur l'émotion, nous avons joué en France, il y avait cette histoire de revanche. Nous nous sommes appropriés l'ambiance pour faire oublier la fatigue aux joueuses. Nous n'avons pas toujours joué très juste. La Belgique a des joueuses de grand talent qu'on trouvera au plus haut niveau. Certaines y sont même déjà (Vanloo et Meesseman sélectionnées en équipe sénior). Bon courage à la Belgique pour la médaille de bronze demain, il faudra allez la chercher. Je suis très heureux pour les filles car c'est une compétition en France, nous voulons aller jusqu'au bout, une finale ne se joue pas, elle se gagne. Ce ne sera pas simple. Mais impossible n'est pas français.

Olivia Epoupa (Joueuse de l'Équipe de France) : Offensivement on a respecté les consignes. C'était difficile, Measseman nous a posé beaucoup de problèmes. Nous avons été solides. Je ne trouve pas les mots.

Plus d'informations sur le Championnat du Monde sur www.france2010.fiba.com
24/07/2010

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