Tarbes champion !
La joie des Tarbaises était immense - AD/LFB
 

Ligue Féminine (Playoffs - Finale retour)

Dans un Palais des Sports du Quai de l'Adour plein à craquer, Tarbes a battu Bourges pour s'offrir le titre de Champion de France de Ligue Féminine. Dans une rencontre pas toujours flamboyante, Isabelle Yacoubou-Dehoui et ses coéquipières ont su prendre la mesure d'une équipe berruyère plus que maladroite.

Playoffs - Finale retour

Tarbes (1) - Bourges (2) 54-40 (6-8;12-11;20-6;16-15)

En guise d'échauffement, le bouillant public tarbais a eu droit à la remise du trophée de meilleure joueuse française à Isabelle Yacoubou-Dehoui. La pivot aux cheveux multicolores a reçu une véritable ovation lorsque Thierry Balestrière, Président de la Ligue Féminine, lui a remis son trophée.

Après trois pertes de balle de chaque côté, la Grecque Kaltsidou lançait les hostilités. Tarbes ne trouvait pas la mire, Bourges non plus, si bien qu'au bout de 5 minutes le score n'était que de 2-0 en faveur des visiteuses. Le TGB gaspillait beaucoup de munitions en attaque et les Berruyères en profitaient de l'autre côté du terrain à l'image d'Anaël Lardy. Fatimatou Sacko faisait sa troisième faute avant la fin d'un premier quart-temps conclu sur le faible score de 6 à 8.

De retour sur le parquet, le jeu se fluidifiait et Emmeline Ndongue aux lancers-francs donnait quatre longueurs d'avance aux siennes (10-14). Manic, bien servie par Ndongue, enfonçait le clou dans la peinture (12-19, 17'). Dans la dernière minute, Frida Eldebrink à 3 points réduisait l'écart et les deux équipes pouvaient rejoindre les vestiaires (18-19). Côté balles perdues, c'est Tarbes qui menait (12 dont 5 pour la seule Frida Eldebrink).

Dès la reprise, Florence Lepron subtilisait un ballon et s'en allait conclure en solitaire. Isabelle Yacoubou-Dehoui était au four et au moulin obligeant Pierre Vincent à prendre un temps-mort (22-19, 22'). Même sur une jambe, elle continuait son chantier sous les paniers (27-21, 26'). Lepron artillait de loin, Eldebrink avec un 2+1 creusait l'écart et Flo faisait lever la salle à la sirène (38-25).

Miyem tentait bien de remettre de l'ordre dans la maison Tango (38-29, 32') mais c'était sans compter sur le TGB qui, soutenu par près de 2000 personnes en délire, augmentait son matelas par l'inévitable Yacoubou-Dehoui (47-30, 35'). La cinquième faute de Sacko ne changeait rien et Arrondo participait à la fête avec un panier primé. Kaltsidou récoltait une technique après un geste d'humeur, tout un symbole tant Bourges n'a été que l'ombre de lui même en seconde période. Les Bigourdanes pouvaient exulter, elles étaient ce soir les plus fortes.

Les réactions d'après-match :

Pierre Vincent (entraîneur de Bourges) : Cette défaite est une déception bien sûr. Mais nous avions une équipe reconfigurée, moins performante cette année. Je n'ai rien à reprocher à mes joueuses. Je suis fier de leur saison

Anaël Lardy (Bourges) : C'est une grande déception car c'étaient mes premières finales. On est déçues parce qu'on prend un coup de massue en deuxième mi-temps. On a baissé la tête trop tôt. Il faudra se remobiliser car il reste une finale à jouer et on n'y arrivera pas sans tout donner. Ca sera 40 minutes de combat

Emmeline Ndongue (Bourges) : On ne joue pas une finale pour la perdre alors c'est une grande déception. C'est dur de gagner sans marquer et malgré notre défense. On a un deuxième titre à défendre, on sera surmotivées pour montrer qu'on est pas là par hasard

Isis Arrondo (Tarbes) : C'est un moment magique et ça restera dans nos coeurs. Une entame difficile où l'on ne trouvait pas les solutions en attaque puis elles ont été maladroites. On a travaillé toute l'année. C'était notre ambition, on l'a rêvé et on l'a fait

Anne Breitreiner (Tarbes) : Je suis très heureuse, très contente d'être dans cette équipe. Ca va être la fête tout le week end

Isabelle Yacoubou-Dehoui (Tarbes) : On a grandit, on a appris de nos échecs la saison dernière, ça forme la jeunesse. Bourges est une grande équipe mais on y a toujours cru. (Concernant sa blessure) Ca fait partie du métier mais c'est sûr que si ça avait un autre match, je serai déjà à l'arrêt

Michel Uriarte (Président de Tarbes) : Nous l'avions entrevu la saison dernière et cette année on l'a fait. Avec le soutien d'un public toujours plus nombreux, les collectivités qui nous ont aidé. Il y a 3 ans on était dans les profondeurs du classement et maintenant on est champion. L'avenir appartient au club

François Gomez (entraîneur de Tarbes) : Cette année on avait des joueuses avec un autre vécu. Florence Lepron a mené la barque, Fatimatou Sacko...ces joueuses que j'ai formé et qui m'ont rendu au centuple ce que je leur ai donné. Et je ne parle même pas d'Isabelle Yacoubou. C'est un plaisir de faire aboutir ces joueuses de haut-niveau

06/05/2010

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